1er mai 2006
Une occasion de servir fort appréciée
« Merci de m'avoir donné la chance de servir les membres de l'AFPC comme dirigeante nationale depuis 15 ans et à titre de présidente depuis six ans. » C'est ainsi que Nycole Turmel a débuté son dernier discours à un congrès de l'AFPC.
Elle en a profité pour souligner la contribution des dirigeantes et dirigeants actuels et passés de l'AFPC et des Éléments, et en particulier celle de l'ancien président Daryl Bean.
« Durant mon mandat, nous avons affronté bien des employeurs, a-t-elle souligné. Nous avons affronté le gouvernement fédéral durant deux grandes grèves du secteur public et avons obtenu les deux fois des hausses salariales importantes et des améliorations tangibles des conditions de travail. » Elle a tenu à souligner le travail infatigable et l'enthousiasme des centaines de membres des équipes de négociation.
Mme Turmel estime que le syndicat doit trouver d'autres manières que la confrontation pour traiter avec l'employeur. Elle a donné comme exemples les études conjointes sur la rémunération de la Table 2, sur l'emploi pour une période déterminée et sur le temps mobilisé. À son avis, les problèmes complexes et ceux qui dépassent les limites des Éléments nécessitent de nouvelles méthodes, comme la table ronde des membres chargés de l'exécution de la loi et la table ronde du groupe AS.
Mme Turmel a encouragé les membres à élire des gens qui lutteront pour les droits des travailleuses et des travailleurs, les droits de la personne et les services publics. Elle a rappelé que l'action politique est efficace. Elle a souligné que le SEI a ainsi forcé l'Agence du revenu du Canada à abandonner son projet peu judicieux de ne plus accepter d'argent comptant et que récemment, le fédéral annonçait sa décision de rouvrir le bureau météorologique de Gander.
« En matière de droits de la personne, équité et justice sociale, l'AFPC est à la tête du peloton canadien, et son rôle s'accroît au sein du mouvement syndical international. Notre fiche de route est impressionnante. Nous avons eu gain de cause dans l'une des plus importantes décisions dans l'histoire du Canada, le règlement de notre plainte en matière d'équité salariale contre le Conseil du Trésor. Nous avons aussi remporté d'autres victoires qui visaient moins de membres, mais tout aussi marquantes. »
Mme Turmel a déclaré que l'histoire se chargera de juger ses réalisations. « Pour diriger, il faut prendre des décisions difficiles et pouvoir en rendre compte. C'est ce que j'ai essayé de faire, et les membres n'en méritent pas moins. »
En terminant, elle a remercié du fond du cœur le personnel de l'AFPC qui offre ses services aux membres jour après jour. Enfin, elle a offert ses derniers remerciements à chacune et chacun des membres. « C'est vous qui avez bâti ensemble l'AFPC. Vos gestes, votre loyauté et votre motivation ont fait de notre syndicat une force sur laquelle compter.
« Nous continuerons à mettre en valeur notre diversité pour en faire notre force. Notre histoire nous servira de leçon. Nous accueillerons de jeunes et nouveaux membres. Leurs idées, leur fraîcheur et leur vitalité seront notre motivation. Notre mouvement et notre syndicat ne s'en porteront que mieux. »
Le Congrès est en branle
Le 14e Congrès triennal de l'AFPC s'est ouvert lundi par une cérémonie autochtone et une allocution de l'aîné Tim Brown. Il a demandé aux délégué-e-s de comprendre la relation qu'ont les Autochtones avec la terre et leur désir de la préserver pour les générations futures. Finalement, la présidente de l'AFPC, Nycole Turmel, a ouvert officiellement les débats en prononçant le traditionnel : « Je déclare officiellement ouvert notre 14 e Congrès triennal de l'AFPC. »
Toronto : une ville d'immigrants et d'immigrantes
En souhaitant la bienvenue aux congressistes, le président du Conseil du travail de Toronto et de la région de York, John Cartwright, a invité ces derniers à se rendre au monument érigé au centre-ville en l'honneur des travailleurs chinois du chemin de fer.
« Par ce monument, nous voulons commémorer les sacrifices consentis à cette tâche monumentale. Toronto est une ville d'immigrantes et d'immigrants, et chacun qui y est arrivé a vite compris la nécessité d'avoir des syndicats. »
John Cartwright a invité les déléguées et délégués à appuyer la création « d'une ville fière de son syndicalisme. »
Un service public prioritaire
Le plus important objectif du maire de Toronto, David Miller, est de faire de sa ville le leader mondial en matière d'équité et d'intégration. C'est pourquoi il investit dans le service public et les projets qui viennent en aide aux personnes qui sont dans le besoin.
« Je suis fier de mon engagement envers la fonction publique, a-t-il dit. Le travail est mieux fait à cause de sa force, de sa passion et de son dévouement. »
Depuis son élection à titre de maire en 2003, la ville, réputée pour ses scandales, s'est métamorphosée en une ville dont la qualité du service public et la gestion des enjeux environnementaux ont raflé de nombreuses récompenses.
David Miller a remercié les congressistes de leur travail dans le secteur public fédéral. Il a de plus souligné que le récent partenariat conclu entre les services publics municipaux et fédéral permettra de bâtir des villes fortes et, par le fait même, un Canada fort.
Les débats du Congrès
Budget de l'AFPC de 2007 – 2009 – les déléguées et délégués ont adopté une motion aux termes de laquelle l'examen du budget proposé se fera en trois parties : revenu, dépenses et fonds de grève.
Le budget a été renvoyé au Comité des finances avec instructions de retirer les hausses de cotisations prévues, d'utiliser un nombre de membres plus élevé et de hausser le montant du traitement moyen pour le calcul des revenus provenant des cotisations. On demande aussi de réduire les montants figurant sur un certain nombre de postes du budget.
Amendement à la règle de procédure 15 c). Les délégué-e-s pourront demander de changer l'ordre des résolutions une fois que chaque comité aura présenté ses trois premières prioritaires.
Rapport du comité des lettres de créance
Délégué-e-s : 439
Invité-e-s : 37
Observateurs et observatrices : 258
Total: 734 Marquer les succès, continuer à lutter
Après avoir célébré pendant 120 ans la Journée internationale des travailleurs et travailleuses, ces derniers luttent toujours pour protéger leurs droits durement acquis de se syndiquer, de négocier collectivement et de faire la grève.
Les membres de l'AFPC connaissent bien cette lutte. Récemment, il a fallu que des militants de l'AFPC occupent des bureaux à Yellowknife pour convaincre un entrepreneur de ne pas envoyer de briseurs de grève à la mine Ekati de la société BHP Billiton. Les délégués et déléguées vont marcher mercredi afin d'appuyer les grévistes de BHP Billiton.
Dans la déclaration du 1 er mai qui a été lue au congrès, l'AFPC s'est engagée à continuer à participer à la campagne du mouvement syndical pour faire adopter une loi fédérale anti-briseurs de grève ainsi que des dispositions régissant l'arbitrage d'une première convention collective. Version imprimable, PDF 93,9ko
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