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Répression à l’endroit d’une leader syndicale colombienne et conférencière invitée au Congrès national de l’AFPC

Maria Clara Baquero Sarmiento, présidente de l’Association syndicale des fonctionnaires du ministère de la Défense, des forces armées et de la Police nationale (ASODEFENSA), en Colombie, a inspiré les délégué-e- s à notre congrès national, en avril dernier, à Montréal. Son courage et son engagement envers les droits de la personne ont marqué son exposé sur les conditions dangereuses que connaissent les militantes et militants syndicaux en Colombie.

Maria Clara a été elle même victime de répression syndicale lorsqu’elle a été blessée par balle et laissée pour morte dans un fossé, prétendument sous les tirs d’un groupe paramilitaire. Son fils a également reçu des menaces de mort, mais le gouvernement n’a pas jugé bon de lui offrir une protection quelconque. Plus récemment, le 7 mai dernier, la fille de Mme Sarmiento, qui était seule à la maison, a vu voler en éclats la fenêtre de sa chambre lorsque des coups de feu ont retenti à l’extérieur. Heureusement, personne n’a été blessé.

Ces attaques semblent avoir pour motif de priver Mme Sarmiento de la liberté d’expression et d’association. Le gouvernement de la Colombie l’a entourée de gardes du corps, mais ses enfants, eux, ne sont pas protégés et aucune arrestation n’a eu lieu au regard de ces attaques.

Dans l’intérêt de la solidarité syndicale internationale et du respect des droits de la personne, nous exhortons tous nos membres à écrire au président et à divers représentants et représentantes du gouvernement de la Colombie. Vous pouvez reproduire la lettre ci dessous ou rédiger votre propre lettre et l’envoyer aux adresses suivantes :

Álvaro Uribe Vélez
Presidente de la Republica
Calle 7, No 6-54
Bogotá, D.C.
Télécopieur : +57 1 3375890
Courriel : auribe@presidencia.gov.co

Luis Camilo Osorio Isaza
Fiscal General de la Nación (Procureur général)
Diagonal 22 B No 52-01, Edificio C, Piso 4
Bogotá, D.C.
Télécopieur : +57 1 5702000, Ext. 2017
Courriel : contacto@fiscalia.gov.co

Martha Lucia Ramírez de Rincón
Ministra de Defensa Nacional
Carrera 52, Avenida El Dorado CAN
Bogotá, D.C.
Télécopieur +57 1 2660193
Courriel : siden@mindefensa.gov.co


[LETTRE-TYPE]

Monsieur [ou Madame],

Sachant que vous valorisez les droits syndicaux et de la personne, je vous demande d’intervenir dans la cause de Maria Clara Baquero Sarmiento, présidente de l’Association syndicale des fonctionnaires du ministère de la Défense, des forces armées et de la Police nationale (ASODEFENSA) et de sa famille.

Le 7 mai 2003, la fille de Mme Sarmiento était seule à la maison lorsque des coups de feu ont retenti à l’extérieur, faisant voler en éclats la fenêtre de sa chambre. Heureusement, personne n’a été blessé. À ce moment là, Mme Sarmiento vous a fait parvenir une lettre vous demandant d’intervenir au regard de cette attaque récente. Nous avons des raisons de croire que vous êtes déjà au courant de deux autres incidents survenus en 1998 et 1999 : Mme Sarmiento a été la cible d’une fusillade quasi mortelle et son fils a reçu des menaces. Par ailleurs, le gouvernement n’a pas jugé bon d’offrir une protection quelconque à ce dernier.

Ces trois attaques semblent n’avoir qu’un seul motif : priver Mme Sarmiento de la liberté d’expression et d’association. Cette situation entre en conflit direct avec votre constitution et avec la Convention n° C87 de l’Organisation internationale du travail sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, ratifiée par la Colombie en 1976.

Je souhaite vous faire part de ma vive inquiétude face aux conditions que connaissent actuellement les organisations syndicales et leurs membres dans votre pays, de même qu’au sujet du sort personnel de Mme Sarmiento. La Confédération internationale des syndicats libres rapporte, pour l’année 2002 seulement, un nombre effarant d’assassinats, de menaces de mort, de disparitions et d’actes de torture se rapportant aux militantes et militants syndicaux en Colombie.

Voilà pourquoi j’en appelle à vous. Je vous demande respectueusement de faire tout en votre pouvoir afin de protéger les enfants de Mme Sarmiento, de faire enquête sur ces attaques envers elle et sa famille et de vous pencher sur la situation générale que connaissent les syndicats en Colombie.

Veuillez agréer, Monsieur [Madame], l’assurance de ma très haute considération.

Mise à jour : 07/07/03