Lettre ouverte à Denis Coderre
Le 12 décembre 2003
L'Honorable Denis Coderre
président du Conseil privé de la Reine pour le Canada,
interlocuteur fédéral auprès des Métis
et des Indiens
non inscrits, ministre responsable de la Francophonie
et ministre responsable du Bureau sur le règlement des
questions des pensionnats autochtones
Chambre des communes
Ottawa, Ontario K1A 0A6
Monsieur le ministre,
Je tiens d'abord à vous féliciter d'avoir été
nommé président du Conseil privé de la Reine
pour le Canada, interlocuteur fédéral auprès
des Métis et des Indiens non inscrits, ministre responsable
de la Francophonie et ministre responsable du Bureau sur le règlement
des questions des pensionnats autochtones. Je crois comprendre que,
en tant que président du Conseil privé de la Reine,
vous avez pris la responsabilité de l'Agence de gestion des
ressources humaines de la fonction publique.
L'AFPC et ses membres qui travaillent directement pour le gouvernement
du Canada ont été surpris d'apprendre que le gouvernement
a réparti ses attributions en matière de gestion entre
trois ministères et organismes relevant de trois ministres
distincts. Bien que nous n'ayons pas encore compris les raisons
justifiant une telle décision, nous devons néanmoins
essayé de résoudre les nombreux problèmes liés
à la mise en œuvre du projet de loi C-25 ainsi qu'à
d'autres « initiatives » de modernisation
du secteur public.
Même si l'AFPC s'est farouchement opposée à
l'adoption du projet de loi C-25 et continue de penser que, à
bien des égards, ce n'est pas ainsi que l'on crée
des relations syndicales-patronales harmonieuses, nous avons néanmoins
décidé de participer au processus de mise en oeuvre
du texte législatif.
À cet égard, nous avons rencontré à
maintes reprises Monique Boudrias et son personnel, et nous sommes
sur le point de nous entendre sur les modalités de la participation
des dirigeantes et dirigeants de l'AFPC et de son personnel au sein
du comité consultatif syndical-patronal, des sous-comités
et groupes de travail des sous-ministres et de ce qui était
le Secrétariat à la mise en oeuvre de la modernisation
de la gestion des ressources humaines.
J'ai été personnellement très contente d'apprendre
que Monique Boudrias continuera à jouer un rôle central
dans ce processus à titre de vice-présidente administrative
de l'Agence de gestion des ressources humaines de la fonction publique
du Canada. Deux raisons m'amènent à me réjouir.
Premièrement, cette femme a défini de façon
ouverte et transparente la position du gouvernement et est disposée
à entreprendre des consultations constructives avec le syndicat
que je dirige. Deuxièmement, la prorogation des attributions
de M me Boudrias dans ce secteur représente la seule décision
administrative cohérente du gouvernement. Nous continuerons
à travailler avec elle et le personnel de son bureau de façon
continue.
Le personnel de mon bureau évalue actuellement les répercussions
d'autres changements apportés au Bureau du Conseil privé.
Il aura sans doute très prochainement des commentaires à
formuler au sujet de certaines de vos attributions et du rôle
du Bureau dans le système de sécurité que vient
de définir le gouvernement. Compte tenu de vos responsabilités
en ce qui a trait à la modernisation de la fonction publique
et à la sécurité, il serait important que je
puisse vous rencontrer bientôt en compagnie d'autres représentantes
et représentants de l'AFPC.
Veuillez agréer, Monsieur le ministre, mes salutations distinguées.
La présidente nationale,
Nycole Turmel
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