« Parfois, des excuses ne suffisent pas »


Défendons les droits des Autochtones

« Parfois, des excuses  ne suffisent pas »

Le lancement de la campagne de cartes postales « Des excuses ne suffisent pas » a eu lieu à Winnipeg durant la toute première Conférence des peuples autochtones. Cette campagne vise à sensibiliser la population canadienne à certains des graves problèmes qui affligent les collectivités autochtones. Aujourd'hui, nous lançons cette campagne sur Internet et dites au gouvernement fédéral que vous tenez à ce qu'il intervienne rapidement dans ce dossier.

Voici les enjeux au cœur de la campagne :

Pauvreté des Autochtones :
Malgré l'appui du gouvernement précédent à l'Accord de Kelowna et une motion adoptée à cet égard durant le premier mandat de Stephen Harper, les conservateurs refusent de respecter les engagements du gouvernement, privant ainsi les communautés des Premières nations d'une somme de 5,1 milliards de dollars devant être consacrée au logement, à l'éducation et au développement économique.

Eau potable :
Actuellement, 108 communautés autochtones ont l'ordre de faire bouillir leur eau avant de la boire, dont certaines depuis plus de 10 ans. Il serait inconcevable de laisser une telle situation perdurer dans un grand centre, mais c'est pourtant la réalité quotidienne de milliers d'Autochtones. Une étude très importante, préparée conjointement par l'Institut Polaris, l'Assemblée des Premières Nations et le Congrès du travail du Canada, jette un regard critique sur cette injustice systémique et propose des pistes de solutions.

Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones :
Le 13 septembre 2007, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration sur les droits des peuples autochtones avec une majorité écrasante de 144 voix contre 4. Le Canada, les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande avaient voté contre cette importante déclaration. Il y a plus de 370 millions d'Autochtones dans le monde pour qui la reconnaissance internationale et la protection de leurs droits revêtent une importance capitale. Depuis, l'Australie est revenue sur sa décision et a signé la Déclaration. Nous estimons que le gouvernement fédéral doit en faire autant.

Élimination de la discrimination exercée à l'endroit des femmes autochtones et de leur famille :
En juin 2007, Sharon McIvor de la Première nation de Lower Nicola a remporté une victoire historique devant la Cour suprême de la C.-B. Après un pénible combat ayant duré 17 ans, le tribunal a donné raison à Mme McIvor : les petits-enfants des femmes autochtones devraient avoir le même statut que les descendants des hommes autochtones. Le gouvernement fédéral pense autrement et a décidé de contester cette décision devant la Cour suprême du Canada. Redoublant d'insultes, il a aboli le Programme de contestation judiciaire, un organisme sans but lucratif mis sur pied en vue de soutenir financièrement des causes importantes dans la défense des droits linguistiques et des droits à l'égalité qui sont garantis par la Constitution du Canada. Nous estimons que le gouvernement doit retirer cet appel.

Des excuses ne suffisent pas

Consœurs et confrères,

La récession qui frappe le Canada a aggravé bien des problèmes urgents auxquels font face les peuples autochtones. Prenez le temps d'en apprendre davantage sur ces questions cruciales et de découvrir comment vous pouvez aider à faire changer les choses.

Nous avons également des cartes postales pour votre lieu de travail ou pour votre communauté. Pour commander les vôtres, veuillez communiquer avec l’agent du programme des Droits de la personne/Droits des autochtones Michael Desautels @ desautm@psac-afpc.com ou par téléphone au 613-560-4303.

Envoyez un courriel à votre député(e) à propos de ce dossier.


Date de modification : 2010/01/29

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