Communiqué
Le 19 février 2003
Au MAECI, l’équité en matière d’emploi fait cruellement défaut
Ottawa — Une section locale de l’AFPC demande au premier ministre d’intervenir au nom des femmes qui travaillent
au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI).
Le syndicat a publié une lettre adressée au Premier ministre, publiée dans le Hill Times, afin d’attirer l’attention sur la
situation des travailleuses de ce Ministère.
« Si vous désirez passer à l’histoire comme un des champions des droits des femmes au Canada » écrit la section
locale 70125 de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, « nous vous demandons instamment d’examiner la
situation et de voir à ce que toutes les travailleuses et tous les travailleurs soient traités avec respect et dignité dans
leur milieu de travail. »
Selon le syndicat, bien que la majorité des 1 600 employé-e-s du MAECI soient des femmes, celles-ci sont
considérablement sous représentées parmi les cadres supérieurs.
À titre d’exemple, le MAECI ne compte qu’une femme parmi six ministres et secrétaires parlementaires, aucune
femme parmi les sous-ministres et seulement deux femmes parmi les sous-ministres adjoints.
La lettre se poursuit en ces termes : « vous conviendrez que si la contribution des femmes n’est pas reconnue au
niveau supérieur du Ministère, elle ne le sera guère plus aux autres niveaux. »
La section locale estime qu’une véritable modernisation de la fonction publique fédérale commence par l’élimination
de cette barrière invisible qui bloque l’accès des femmes à des postes de haute direction. Selon le syndicat, le
gouvernement Chrétien devrait profiter du projet de réforme de la fonction publique afin d’améliorer l’équité en
emploi.
Il incombe au premier ministre de revoir toutes les affectations ministérielles et de niveau supérieur dans les
ministères. Toutes les affectations mentionnées dans la lettre, à une exception près, ont eu lieu après l’élection du
premier ministre en 1993.
En vertu de la Loi sur l’équité en matière d’emploi, le premier ministre du Canada doit voir à l’élimination de toutes
les entraves à l’avancement des femmes en milieu de travail, y compris la culture organisationnelle. La section locale
soutient également que le premier ministre est responsable de la culture ministérielle qui empêche les femmes d’être
reconnues à leur juste valeur.
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Renseignements :
Muriel Anderson, présidente section locale 70125, AFPC
(613) 297-7325
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