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Communiqué
Le 4 juillet 2003
L’AFPC se prépare à négocier
OTTAWA – En prévision de sa prochaine ronde de négociations
avec le Conseil du Trésor, l’Alliance de la Fonction
publique du Canada (AFPC) tiendra sa conférence nationale
sur la négociation, du 6 au 10 juillet prochains, à
l’hôtel Crowne Plaza, à Ottawa. Essentielle au
succès des négociations, cette conférence établira
le climat de la première série de pourparlers qui
seront entamés en septembre avec le Conseil du Trésor.
La présidente nationale de l’AFPC, Nycole Turmel,
tient à souligner l’importance de la conférence
: « Un des objectifs de la conférence est d’élaborer
une stratégie qui permettra à nos membres visés
par la présente ronde de négociations de bien comprendre
les enjeux et de s’engager à les défendre. La
réalisation ultime de nos objectifs dépend de la détermination
des membres de leur capacité à manifester leur appui
envers la position adoptée à la table, tous les jours,
dans leur lieu de travail. Elle repose aussi sur leur volonté
de retirer leurs services s’il le faut, de déclencher
la grève pour obliger l’employeur à prendre
nos revendications au sérieux. »
Plus de 60 délégué-e-s participant à
la conférence seront appelés à examiner l’ensemble
des revendications présentées par les membres de l’AFPC
dans tous les coins du pays, à établir l’ordre
des priorités, à choisir les membres des équipes
de négociation et à élaborer une stratégie.
Les revendications portent sur de nombreuses questions, dont la
création d’un Fonds de justice sociale, l’amélioration
des dispositions de congé pour obligations familiales et
les salaires.
L’AFPC craint que le Conseil du Trésor se présente
à la table en déclarant qu’il doit à
la fois tenir compte du contexte d’incertitude économique
accrue, assumer sa responsabilité financière et gérer
prudemment l’argent des contribuables.
La réponse de l’AFPC ne laissera aucune place à
l’interprétation. « La rémunération
à la fonction publique fédérale ne peut être
tributaire de chocs économiques de courte durée comme
l’épidémie de SRAS et la maladie de la vache
folle. En fait, il faut calculer les salaires en fonction des tâches
qu’accomplissent les employé-e-s, de la productivité
et du coût de la vie. À la lumière de ces facteurs,
les travailleuses et les travailleurs du secteur public fédéral
ont beaucoup de rattrapage à faire », a déclaré
Robyn Benson, vice-présidente exécutive régionale
(VPER) de l’AFPC, chargée de la négociation
collective.
La diminution prévue du surplus en 2003 et 2004 ne devrait
pas non plus peser dans la balance. Selon Gerry Halabecki, VPER
également chargé de la négociation collective,
« D’emblée, la partie patronale déclarera
que nous frôlons la catastrophe, mais nous ne sommes pas dupes.
Nous savons qu’une partie du surplus de 50 milliards de dollars,
accumulé au cours des cinq dernières années,
a été récoltée aux dépens des
membres de l’AFPC. La diminution du surplus n’est certes
pas une bonne nouvelle sur le plan des négociations, mais
elle ne justifie en rien une faible hausse salariale. »
La négociation au nom des quelque 90 000 membres employés
du Conseil du Trésor sera entamée en août. Ces
membres font partie de quatre catégories d’emploi :
Services des programmes et de l’administration, Services de
l’exploitation, Services techniques et Enseignement et bibliothéconomie.
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Renseignements: Liz Holden,
Coordonnatrice, Communications et action politique
bureau : (613) 560-4280
32-040703
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