Communiqué
Le 18 juillet 2003
La grève est inévitable
OTTAWA – Selon la direction des Opérations
des enquêtes statistiques (OES), les intervieweuses et intervieweurs
des bureaux régionaux (membres de l’Alliance de la Fonction publique
du Canada) ne valent que 67 cents. Avec une telle attitude, les
OES incitent à la grève.
« Depuis le début des négociations, les OES n’ont eu qu’une
seule position : une maigre augmentation de 67 cents l’heure
sur deux ans! », déclare John Gordon, le vice-président exécutif
national de l’AFPC.
« Or, le travail des intervieweuses et intervieweurs est comparable
à celui des membres des groupes CR-4 et CR-5 à Statistique Canada,
ajoute-t-il. L’écart salarial entre ces postes et le poste d’intervieweuse
ou d’intervieweur des bureaux régionaux varie entre 6,78 $ et 8,43
$ de l’heure. »
« L’offre patronale ne les rapproche
ni de leurs homologues à la fonction publique fédérale, ni des CR-1
– les employé-e-s de bureau les plus faiblement rémunérés au gouvernement
fédéral – qui touchent 2,05 $ de plus l’heure que les intervieweuses
et intervieweurs. Cet écart s’accentuera par suite des négociations
de l’AFPC avec le Conseil du Trésor prévues en septembre. »
Comme l’explique John Gordon, « le
bureau de conciliation a mis fin aux audiences dès le premier jour.
En écoutant les arguments de l’AFPC et des OES, le président s’est
vite rendu compte que l’employeur ne démordrait pas de sa position
intransigeante sur les salaires. Les OES ont clairement indiqué
que leur première offre était définitive, d’où l’impossibilité d’en
arriver à une entente entre les parties. »
Le bureau de conciliation doit maintenant
soumettre son rapport au président de la Commission des relations
de travail dans la fonction publique. Les intervieweuses et intervieweurs
des bureaux régionaux seront donc en position de grève légale sept
jours après qu’on aura informé le syndicat du dépôt du rapport.
« Nos membres ont suivi des cours
de préparation à la grève, explique John Gordon. Les comités régionaux
de coordination de la grève se préparent depuis des mois à cette
éventualité et s’attendent à ce que les prochaines semaines soient
fertiles en activités. »
« Par son intransigeance, l’employeur
nuira à ses employé-e-s et compromettra l’excellente réputation
de fiabilité et de qualité dont jouit Statistique Canada. »
Les intervieweuses et intervieweurs des
bureaux régionaux communiquent par téléphone avec des Canadiennes
et des Canadiens afin de recueillir de l’information sur les entreprises,
les exploitations agricoles et les ménages. Les données ainsi recueillies
servent à diverses enquêtes menées par Statistique Canada et à la
production d’indicateurs économiques nationaux, dont le taux de
chômage et l’indice des prix à la consommation.
La convention collective entre l’AFPC et les OES, qui s’appliquent
à 900 intervieweuses et intervieweurs des bureaux régionaux est
échue depuis le 30 novembre 2001.
- 30 -
Renseignements : Ed Cashman, vice-président exécutif régional
Région de la capitale nationale, AFPC (613)
560-4380
36-180703
|