Communiqué
Le 26 août 2003
Après 20 ans de lutte contre Postes Canada , le syndicat s’approche
de l’équité salariale
OTTAWA – Les membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada
(AFPC) qui ont déposé une plainte relative à l’équité salariale
contre la Société canadienne des postes voient enfin la lumière
au bout du tunnel.
En effet, le Tribunal des droits de la personne tiendra son audience
finale le mercredi 27 août 2003… vingt ans après que la Commission
canadienne des droits de la personne (CCDP) ait été saisie de la
plainte. Il s’agit de la plus longue affaire de ce genre dans l’histoire
du Canada .
« C’est une véritable épreuve d’endurance », affirme
Luc Guèvremont, le président du Syndicat des employés des postes
et communications, un Élément de l’AFPC. « Mais nous irons
jusqu’au bout. Nos membres méritent un traitement juste et équitable ».
La plainte, qui touche les employé-e-s de bureau, date de septembre
1983. Après l’enquête de la CCDP, qui a duré six ans, le Tribunal
a été saisi de la plainte. Dix ans plus tard, le Tribunal avait
recueilli les preuves nécessaires : une cinquantaine de témoignages,
900 pièces à l’appui et plus de 40 000 pages de transcriptions.
Une fois l’audience terminée, il faudra sans doute attendre encore
une autre année avant que le Tribunal ne rende sa décision. Les
membres et anciens membres de l’AFPC sont déterminés à poursuivre
la lutte et ils organisent un événement, à l’échelle du syndicat,
afin de commémorer le 20e anniversaire de la plainte, en septembre.
Le 28 août, le Tribunal entendra les arguments du syndicat et
de Postes Canada sur les répercussions de la décision qu’a rendue
la Cour suprême contre Bell Canada en juin 2003. Cette dernière
avait allégué que le Tribunal des droits de la personne, qui instruisait
sa plainte depuis les débuts, manquait d’impartialité.
«L’affaire Bell est un exemple parmi d’autres des obstacles juridiques
que les employeurs, y compris Postes Canada , utilisent pour retarder
le processus, explique Luc Guèvremont. Au bout du compte, ils devront
quand même payer.»
C’est en 1998 que l’AFPC a remporté sa plus grande victoire au
titre de l’équité salariale. En effet, après une lutte de 15 ans
contre le Conseil du Trésor, un tribunal des droits de la personne
a décrété que plus de 200 000 employé-e-s de la fonction publique
fédérale avaient droit à la parité salariale. Le gouvernement a
donc versé plus de 3 milliards de dollars à ces personnes sous forme
de rajustements rétroactifs (intérêts compris).
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Renseignements : Luc Guèvremont, président
du SEPC, (613) 560-4342
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