Communiqué
Le 15 septembre 2003
L’AFPC se réjouit du rapport de l’agent d’intégrité de la fonction
publique
OTTAWA – Selon l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC),
l’agent fédéral d’intégrité de la fonction publique a frappé droit
dans le mille en recommandant la mise en place d’urgence d’un organisme
plus solide pour traiter la dénonciation d’actes fautifs.
« L’agent d’intégrité, Edward Keyserlingk, dit clairement
qu’une loi plutôt qu’une politique s’impose », a déclaré la
présidente nationale de l’AFPC, Nycole Turmel. « Nous sommes
entièrement de cet avis. Il recommande que la loi ait comme unique
objectif de fournir un cadre juridique favorisant la divulgation
des actes fautifs et comprenant des mesures de protection à l’intention
des dénonciateurs et dénonciatrices, au lieu d’être intégrée aux
lois existantes.
« Le rapport de M. Keyserlingk fait sien d’autres sujets de
préoccupation importants que l’AFPC appuie sans réserve. Nous sommes
entièrement d’accord avec la proposition voulant que les travailleuses
et les travailleurs au service d’employeurs distincts, des sociétés
d’État et d’autres agences doivent bénéficier des mêmes mesures
de protection que celles qui s’appliquent aux employé-e-s travaillant
directement pour le gouvernement fédéral.
« Nous appuyons sans réserve sa recommandation prévoyant que
l’organisme chargé de traiter les cas de dénonciation devrait faire
rapport au Parlement tout en demeurant indépendant du ministre responsable.
« Nous nous réjouissons également de ses suggestions de ne
plus placer le Bureau d’intégrité ou son successeur sous l’égide
du Conseil du Trésor et de l’associer au contexte des ressources
humaines, de l’emploi et de la gestion, et de ne plus obliger les
travailleuses et les travailleurs à s’en remettre aux mécanismes
ministériels. »
Selon Turmel, le syndicat est d’accord avec la notion selon laquelle
la politique sur la dénonciation a eu la chance de faire ses preuves,
mais qu’elle ne produit manifestement pas des résultats escomptés.
M. Keyserlingk signale que la politique suscite du scepticisme et
qu’elle ne rallie pas la confiance des travailleuses et des travailleurs
qu’elle est censée protéger.
« Il est de plus en plus évident qu’une loi distincte prévoyant
de solides dispositions régissant son application et protégeant
les dénonciatrices et dénonciateurs est ce dont on a besoin. Le
temps des études est terminé et il est plus que temps que le Parlement
envisage l’adoption d’une loi », a conclu Nycole Turmel.
- 30 -
Renseignements : Pierre Lebel, Communications (613)
560-5482
|