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Communiqué

le 16 décembre 2003

Les mesures de contrôle des dépenses du gouvernement entraîneront le déclin du secteur public

OTTAWA – Selon l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), le plus important syndicat d'employé-e-s du secteur public fédéral, la population canadienne peut s'attendre à une réduction massive des services offerts par le gouvernement si le contrôle des dépenses annoncé aujourd'hui par le ministre Reg Alcock se concrétise.  

« En fin de compte, le gouvernement sacrifie la fonction publique fédérale aux intérêts des grandes entreprises », a déclaré Nycole Turmel, présidente nationale de l'AFPC.

Dans un communiqué, le président du Conseil du Trésor a annoncé que le gouvernement allait procéder à un examen en profondeur de toutes les dépenses gouvernementales. Aux dires du gouvernement, l'examen servira à déterminer quels programmes devraient ou pourraient être cédés au secteur privé ou bénévole et lesquels pourraient être rendus plus efficaces s'ils sont confiés à des partenariats entre les secteurs public et privé.  

« Si les entreprises privées ont le dernier mot sur la qualité des services, les Canadiennes et les Canadiens peuvent s'attendre à une détérioration des services et à une forme de déresponsabilisation du gouvernement. Rappelez-vous Walkerton, la privatisation d'Hydro Ontario et l'inspection des viandes. Nous savons que les projets de privatisation ne mènent à rien. Pire encore, ils accordent la priorité aux profits, quitte à mettre en danger la santé du public. De toute façon, la population n'en veut pas de ces projets. »  

La présidente nationale ajoute que le gel immédiat des reclassifications et de la taille de la fonction publique annoncé aujourd'hui viendra accentuer les problèmes déjà sérieux liés à la charge de travail et au moral des employé-e-s de la fonction publique.  

« Bien sûr, on n'a consulté ni les employé-e-s ni leurs syndicats. Si c'est ainsi que le gouvernement Martin traite ses employé-e-s, sans consultation aucune, que la population se tienne sur ses gardes, ajoute la présidente Turmel.

« Les enquêtes et les études menées auprès des employé-e-s fédéraux, dont l'étude Duxbury, ont révélé que la baisse de moral de ces employé-e-s est largement attribuable à leur charge de travail, souligne la présidente Turmel. Et maintenant, le gouvernement en remet en gelant l'embauche et en refusant de rémunérer les efforts de ses employé-e-s à leur juste valeur.

Le gouvernement admet qu'il existe un problème de recrutement et de maintien en emploi au sein de la fonction publique, à plus forte raison si on considère la masse de travailleuses et de travailleurs qui prendront leur retraite d'ici quinze ans. Le gouvernement fait preuve d'incohérence : il reconnaît ce problème et s'entête à geler l'embauche. »

-30-

Renseignements :

           Joselito Calugay, agent de communication AFPC, (613) 560-4235

 

65-161203
                                     

 

 


Mise à jour : 16/12/03