Communiqué
le 24 mars 2004
L’AFPC se dit en faveur de l’examen du
dossier de la sous-traitance
OTTAWA – L’examen détaillé des dépenses
que vient d’annoncer le gouvernement fédéral
inspire des sentiments mitigés à l’Alliance
de la Fonction publique du Canada (AFPC).
« Nous sommes ravis que le gouvernement se décide
enfin à soumettre son système d’approvisionnement
et de marchés, dont l’impartition de services professionnels,
à un examen minutieux », affirme la présidente
nationale de l’AFPC, Nycole Turmel.
« Depuis 1985, l’AFPC critique les pratiques du gouvernement
au chapitre de la sous-traitance. Aujourd’hui, le président
du Conseil du Trésor, Reg Alcock, a avoué que le budget
des services professionnels avait augmenté de 53 % au cours
des cinq dernières années. Or, nul ne sait où
sont allés ces 6,5 milliards de dollars. Le gouvernement
admet finalement que les services du secteur privé sont nettement
plus chers que des services comparables offerts par les travailleurs
et travailleuses du secteur public. Ce que membres savent depuis
fort longtemps. »
Selon Turmel, l’examen de ces pratiques doit se faire. Et
il doit se faire par une équipe interne, ce qui garantira
au gouvernement la transparence souhaitée. « Cela suppose,
toutefois, qu’il faille recommencer à embaucher à
la fonction publique. Ce qui est impossible vu le gel en vigueur
présentement. »
Certes, le budget comporte certains éléments positifs,
mais il y en a bien d’autres qui inquiètent l’AFPC.
Le gouvernement propose d’effectuer une analyse comparative
fouillée sur la rémunération dans la fonction
publique fédérale comportant, notamment, des comparaisons
avec le secteur privé et d’autres organismes du secteur
public. Parallèlement, l’équipe de négociation
du gouvernement fait fi des conclusions de l’étude
préparée l’an dernier par la firme Morneau-Sobeco,
à la demande de l’AFPC et du Conseil du Trésor.
Cette étude comparait la rémunération des membres
de l’AFPC de la catégorie Services d’exploitation
au sein de la fonction publique fédérale.
« Selon cette étude, nos membres touchent, en moyenne,
20 % de moins que leurs homologues des secteurs privé et
public, explique Nycole Turmel. Nous négocions depuis six
mois, pourtant le gouvernement ne fait rien pour corriger cet écart.
Nous ne voulons pas une autre étude. Nous voulons régler
ce problème. »
Le gouvernement envoie des messages contradictoires, ajoute-t-elle.
« Le gouvernement a annulé la réforme de la
classification, parce que cela aurait coûté trop cher.
Or, pour réaliser l’égalité, il faut
remplacer le régime de classification actuel par une norme
générale de classification et non revoir l’échelle
de rémunération au complet. »
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Renseignements : Louise Laporte, Communications, AFPC (613) 560-4287
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