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Communiqué
le 8 avril 2004
Les travailleurs de l’inspection des aliments
votent en faveur de la grève
OTTAWA – Les membres de l’Alliance de la Fonction publique
du Canada (AFPC) à l’Agence canadienne d’inspection
des aliments (ACIA) ont voté à 89% en faveur de la
grève si les négociations actuelles n’aboutissent
pas à un accord. L’AFPC représente 4 000 travailleuses
et travailleurs à l’ACIA.
Le vote s’est déroulé partout au pays du 8 mars
au 8 avril. Pour Nycole Turmel, présidente nationale de l’AFPC,
le résultat témoigne clairement du niveau de frustration
des employé-e-s de l’ACIA.
« Il est grandement temps que la direction de l’ACIA
fasse un véritable effort pour conclure une entente, souligne
Turmel. Nos membres sont très frustrés par la lenteur
des négociations, les tactiques de l’employeur et son
offre de 1% par année sur trois ans. Nous espérons
que la direction est maintenant disposée à entendre
le message des membres. »
Les négociations ont débuté il y a un an et,
à ce jour, aucun véritable progrès n’a
été réalisé au sujet des principaux
enjeux. Les salaires et conditions de travail à l’ACIA
accusent toujours un retard considérable sur ceux des employé-e-s
du Conseil du Trésor et d’autres employeurs fédéraux.
Le président du Syndicat de l’Agriculture de l’AFPC,
Yves Ducharme, est d’avis que la direction de l’ACIA
devra déployer de grands efforts si elle veut régler
les questions en suspens.
« Les employé-e-s de l’ACIA luttent avec acharnement
pour protéger la population canadienne contre des crises
comme celles de la grippe aviaire et la maladie de la vache folle
qui accablent le système alimentaire canadien, souligne Ducharme,
mais nos membres continuent de travailler avec cœur et professionnalisme
malgré la surcharge énorme de travail. Nous insistons
pour que leur valeur soit reconnue à la table de négociations.
»
Plusieurs questions demeurent non réglées, notamment
aux chapitres des congés annuels, du congé pour les
soins et l’éducation d’enfants, du congé
parental, des congés personnel et de bénévolat,
et de la réaffectation ou du congé lié à
la maternité.
Selon Yves Ducharme, il est particulièrement irritant de
voir que l’ACIA refuse d’accepter certaines revendications
syndicales portant sur des avantages qui, en vertu de la loi fédérale,
sont des droits.
« Notre équipe de négociation retournera à
la table avec un très solide mandat de grève à
l’appui de nos revendications. Si l’employeur n’est
pas prêt à négocier véritablement, nous
envisagerons sérieusement de demander l’établissement
d’un bureau de conciliation. »
Les pourparlers avec l’Agence doivent reprendre le 19 avril
avec l’aide d’un conciliateur.
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Renseignements : Pierre Lebel, Communications AFPC (613) 560-5482
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