Communiqué
Le 17 mai 2004
Les employé-e-s de Parcs Canada prêts
à la grève
OTTAWA – Les membres de l'Alliance de la Fonction
publique du Canada (AFPC) employés à l'Agence Parcs
Canada se sont prononcés massivement en faveur de mesures
de grève. Ils sont disposés à débrayer
si une convention collective équitable n'est pas conclue
très bientôt.
Quatre-vingts neuf pour cent se sont déclarés prêts
à la grève lorsque l'équipe de négociation
de l'AFPC leur a fait part des tactiques dilatoires adoptées
par l'employeur à la table de négociation.
« Le mandat de grève est très
clair. Il est même plus solide que celui que nous avaient
donné ces membres en 2002, a déclaré Nycole
Turmel, présidente nationale de l'AFPC. Il témoigne
de l'inquiétude des travailleuses et travailleurs concernant
leurs salaires et leurs conditions de travail. Ils en ont ras le
bol d'un employeur qui ralentit sans cesse les travaux à
la table. »
Par la voie des médias, l'Agence des parcs
tente de rassurer le public en lui laissant croire qu'une entente
sera conclue et qu'aucune grève ne viendra perturber les
services cet été.
« Cela veut sans doute dire que l'employeur
est prêt à acquiescer à nos revendications,
a signalé la vice-présidente de l'AFPC pour la région
de l'Atlantique, Jeannie Baldwin. Sinon, je ne vois vraiment
pas comment l'Agence peut se faire si rassurante. Nous en sommes
au même point qu'au début des pourparlers, en octobre.
Le résultat du vote de grève ne fait que redoubler
la possibilité d'une perturbation des services offerts dans
les parcs cet été. »
En mars, le syndicat a déposé une revendication salariale
qui visait deux cibles distinctes : offrir aux travailleuses
et travailleurs des gains économiques équitables et
combler l'écart salarial entre bon nombre d'employé-e-s
de Parcs Canada et leurs homologues des secteurs public et privé.
« Jusqu'ici l'employeur n'a pas réagi à
notre revendication et n'a déposé aucune contre-proposition, »
a signalé Heather Brooker, présidente de l'Élément
Nationale de l'AFPC. « Nous ne sommes pas optimistes
quant à la position de l'employeur sur les salaires. »
Mike Wing, président de l'Union canadienne des employé-e-s
des Transports, un autre Élément de l'AFPC ajoute
que « le Conseil du Trésor a toujours donné
le ton aux négociations avec les agences : sa dernière
offre s'élevait à 1,75 %, 1,25 % et 1,25 %.
Encore moins rassurant, la direction de Parcs Canada vient d'annoncer
un plafonnement des salaires. »
Le syndicat a obtenu une copie d'une note de service que l'Agence
faisait parvenir aux employé-e-s le 22 avril dernier. On
y annonce que les salaires seront plafonnés aux taux de 2003-2004
et que les unités de gestion, les centres de service et les
directions devront réduire leurs frais salariaux de 2 %.
« Compte tenu de ses directives et de son refus de discuter
salaire à la table de négociation, l'employeur semble
nous inciter non pas à régler, mais plutôt à
débrayer », ajoute Wing.
Les deux parties à la négociation s'emploient actuellement
à mettre sur pied un bureau de conciliation. Le syndicat
aura le droit de déclarer la grève sept jours après
que le bureau de conciliation aura déposé son rapport,
possiblement au début de juillet.
L'AFPC représente environ 4,000 membres à l'Agence
Parcs Canada.
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Renseignements : Joselito Calugay,
Communications, (613) 560-4235
30-170504
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