Communiqué
Le
19 mai 2004
Les
agentes et agents des douanes sont en colère
OTTAWA –
La grogne des agentes et agents des douanes face au refus du gouvernement
fédéral d'aborder les questions de classification
demeurées en suspens commence à se répandre
au travail.
Les agentes et agents des
douanes sont membres de la Customs Excise Union Douanes Accise (CEUDA),
un Élément de l'Alliance de la Fonction publique du
Canada (AFPC). « Ces employé-e-s attendent
depuis plus de quatre ans que le gouvernement reconnaisse les modifications
apportées à leurs fonctions. Exaspérés,
ils en ont assez des promesses en l'air du gouvernement et ils l'ont
bien fait comprendre à leur employeur, » a déclaré
Ron Moran, président national de la CEUDA.
En 2000, le travail de ces
employé-e-s s'est transformé lorsque l'État
a adopté une loi conférant aux agentes et agents désignés
les pouvoirs et responsabilités d'agents de la paix en vertu
du Code criminel. Ces travailleuses et travailleurs peuvent donc
procéder à des arrestations sans mandat et mettre
à exécution de nombreuses dispositions du Code criminel,
dont celles sur la conduite avec facultés affaiblies.
« Ni leur classification
ni leur rémunération ne tient compte de ces responsabilités
et pouvoirs additionnels, a enchaîné le président
Moran. Nos membres se sont clairement prononcés en faveur
d'une grève. Si l'employeur continue d'ignorer la question,
la population peut s'attendre à ce que nos membres passent
à l'action. »
Au moment où les fonctions
ont été modifiées, les agentes et agents des
douanes étaient employés à l'Agence des douanes
et du revenu du Canada (ADRC). Cette agence en était à
la dernière étape de l'examen de la classification
des postes lorsque les agentes et agents et autres employé-e-s
du secteur douanier ont été mutés à
la nouvelle Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), le
12 décembre dernier.
«L'ADRC s'apprêtait
à instituer un nouveau système de classification.
Le syndicat s'attendait à amorcer avec l'employeur, dès
janvier 2004, la négociation de nouvelles échelles
de rémunération. Mais, le transfert à l'ASFC
a mis des caillous dans l'engrenage, a ajouté le président
Moran,
« Nos membres
estiment que la situation a assez duré. Leur frustration
pourrait se faire sentir au travail et se répercuter sur
les services offerts. Comment peuvent-ils se motiver à consacrer
de longues heures à des tâches difficiles et souvent
dangereuses quand leur employeur refuse de valoriser leur travail? »
C'est la nouvelle Agence
de gestion des ressources humaines de la fonction publique qui a
pris en main le dossier de la classification, mais les travaux viennent
tout juste d'être entamés et nous n'en verrons pas
la fin avant l'automne 2004. Par ailleurs, le gouvernement semble
avoir une idée arrêtée des niveaux de classification
avant même que les fonctions aient été évaluées
convenablement.
« L'ASFC éprouve
déjà des problèmes de recrutement et de maintien
en poste. Le gouvernement embauche et forme des agentes et agents
des douanes qui finissent par quitter leur emploi pour se joindre
à des corps policiers ou à d'autres organismes de
maintien de la paix. Ces employeurs leur offrent une rémunération
plus avantageuse pour le même genre de travail et le même
degré de responsabilité. La situation actuelle ne
réglera pas ce problème », explique Moran.
Nycole Turmel, présidente nationale
de l'AFPC, a communiqué avec la ministre de la Sécurité
publique et de la Protection civile, Anne McLellan, le président
du Conseil du Trésor, Reg Alcock et le président du
Conseil privé, Denis Coderre pour leur demander d'accélérer
le processus avant qu'une élection soit déclenchée.
« Que les candidates et les candidats se le tiennent
pour dit : si cette question n'est pas réglée,
nos membres la soulèveront chaque fois qu'ils en auront l'occasion,
lors des débats publics ou sur le pas de leur porte, »
prévient Moran.
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Renseignements
:
Ron Moran,
président national, CEUDA
(613) 723-8008, poste. 301
32-190504
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