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Communiqué

Le 29 juin 2004

Le nouveau gouvernement se doit d'améliorer les services publics et d’éviter une grève


OTTAWA – Si le gouvernement libéral entend faire mieux, comme le promettait le premier ministre Paul Martin, il devra agir rapidement pour éviter une grave perturbation des services publics fédéraux. L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) demande au nouveau gouvernement d’intervenir rapidement pour empêcher la grève générale des travailleurs et travailleuses du secteur public fédéral, grève qui se dessine pour la fin de l’été.

« Le nouveau gouvernement doit définir un mandat raisonnable et doit relancer les négociations sans trop tarder, a déclaré Nycole Turmel, présidente nationale de l’AFPC. Autrement, les mesures de grève ne manqueront pas de perturber les services publics fédéraux. »

Nycole Turmel a écrit au premier ministre Martin. Dans sa lettre, elle l’invite à repenser le mandat actuel du gouvernement et à prendre une part active au processus de négociation en rencontrant la direction du syndicat pour discuter des moyens d’éviter la grève. Elle a aussi écrit au chef de l’opposition et aux dirigeants du NPD et du Bloc québécois, qui joueront un rôle de premier plan dans la survie d’un gouvernement libéral minoritaire.

« L’AFPC ne se préoccupe pas exclusivement de négociation, signale Turmel. Pendant la période électorale, nous avons entendu parler d’examen et de compression des programmes, de privatisation et de partenariats publics-privés. Tous les partis en ont profité pour mettre de l’avant leurs projets de dépenses dans certains secteurs. Les membres de l’AFPC – et la population canadienne – ont donc le droit de savoir comment ces projets seront financés et quels autres programmes, services et dépenses seront amputés. »

Nycole Turmel souligne que les membres de l’AFPC, des travailleurs et travailleuses de première ligne, possèdent une expérience inestimable laquelle pourrait servir à déterminer quels projets et services confiés en sous-traitance sont plus dispendieux et administrés de façon moins transparente.

« Depuis le scandale des commandites, les Libéraux ont clamé haut et fort qu’ils allaient mettre de l’ordre dans leurs affaires et faire preuve d’honnêteté et d’intégrité, a poursuivi Turmel. S’il cherche à rétablir sa crédibilité, le gouvernement pourrait commencer par adopter une loi efficace qui protégerait les dénonciatrices et dénonciateurs et intégrer cette protection aux conventions collectives. »

Turmel a appelé le premier ministre à fixer comme priorité la défense des droits de la personne. « Le nouveau gouvernement peut prendre les mesures qui s’imposent et ainsi protéger les droits d’une minorité qui, trop souvent, fait l’objet de discrimination. Il peut le faire en faisant du droit des personnes de même sexe de se marier un enjeu principal de l’agenda politique, » a-t-elle suggéré.

L’AFPC compte 130 000 membres au Conseil du Trésor, à Parcs Canada, à l’Agence du revenu du Canada et à l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Ces membres sont prêts à se présenter devant les bureaux de conciliation et en sont à la dernière étape avant le déclenchement possible d’une grève. Les séances de conciliation débutent en juillet.


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Renseignements : Pierre Lebel, Communications, AFPC, (613) 560-5482

38-290604

 

 

   
Mise à jour : 29/06/04