Communiqué
Le 12 juillet 2004
L'AFPC invite Parcs Canada
à conclure rapidement les négociations en cours afin
de ne pas perturber les célébrations du 400e anniversaire
de l'Acadie
HALIFAX – Les membres de
l'Alliance de la Fonction publique du Canada qui travaillent à
l'Agence Parcs Canada ont manifesté aujourd'hui à
l'entrée du lieu historique national de Grand-Pré
et devant le bureau de circonscription du député fédéral,
Scott Brison. Leur objectif : souligner l'imminence d'une grève
qui pourrait perturber les festivités du 400e anniversaire
de l'Acadie, qui auront lieu cet été dans les provinces
de l'Atlantique et ailleurs au pays.
L'AFPC a lancé un
avertissement à l'employeur et au grand public. Si les négociations
ne reprennent pas bientôt, les travailleuses et travailleurs
de Parcs Canada déclencheront une grève durant le
Congrès mondial acadien, prévu du 31 juillet au 15
août. Le point culminant de cet événement historique
sera la messe concélébrée par plusieurs évêques
des provinces de l'Atlantique, le 15 août prochain.
« Les fêtes
du 400e anniversaire de l'Acadie devraient attirer plus de 100 000
visiteurs des quatre coins du monde dans nos parcs nationaux et
sites historiques, » a déclaré Nycole Turmel,
la présidente nationale de l'AFPC, devant les bureaux de
Scott Brison. « Personne ne veut perturber les festivités,
ni le syndicat, ni ses membres. Voilà pourquoi nous exhortons
le gouvernement et Parcs Canada à profiter des audiences
du bureau de conciliation pour faire des propositions raisonnables. »
Le bureau de circonscription
du député Brison, où se sont rassemblés
les membres du syndicat, est situé dans une région
de l'Atlantique qui sera durement touchée par une grève.
On retrouve, en effet, près de 500 travailleuses et travailleurs
de Parcs Canada en Nouvelle-Écosse, principalement au lieu
historique national de Grand-Pré – lieu du Congrès
mondial acadien – et au parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton.
L'AFPC négocie avec
Parcs Canada depuis octobre 2003. Les audiences du bureau de conciliation,
qui débutent aujourd'hui, sont un ultime effort pour parvenir
à une entente.
Selon la présidente
Turmel, « si la conciliation ne débouche pas sur
une entente, le syndicat n'aura d'autre choix que d'aller en grève.
L'employeur a pris tous les moyens pour retarder le processus de
négociation en refusant de donner suite à nos principales
revendications. À l'heure actuelle, il n'a toujours pas présenté
de contre-propositions, même à nos revendications salariales. »
Aux termes de la Loi, le
bureau de conciliation doit soumettre ses recommandations dans un
délai de 14 jours. Ensuite, le syndicat et l'employeur ont
sept jours pour en arriver à une entente de principe. En
cas d'échec, le syndicat a le droit de déclarer la
grève.
« Nos membres
ne veulent pas faire la grève. Nous voulons éviter
de perturber les festivités entourant l'anniversaire des
Acadiens et Acadiennes, a affirmé Mme Turmel, mais l'employeur
nous force la main. Que ce soit bien clair : ce n'est pas le
syndicat qui refuse l'offre de l'employeur. C'est l'employeur qui
n'a fait aucune offre tangible ou raisonnable. »
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Renseignements :
Jeannie Baldwin, VPER de
l'AFPC (Atlantique), (902) 445-0927 ou (902) 275-7945
Janice Grant, représentante
régionale de l'AFPC, (902) 443-3541 ou (902) 476-2006
40-120704
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