Communiqué
Le 10 août
2004
Diminution
de l'écart salarial : le public appuie
l'AFPC
OTTAWA – Les résultats
d'un sondage révèlent que près des trois-quarts
des personnes interrogées estiment que l'écart salarial
de vingt pour cent entre les cols bleus du gouvernement fédéral
et leurs homologues des secteurs privé et public devrait
être éliminé.
Parmi les personnes ayant
participé au sondage commandé par l'Alliance de la
Fonction publique du Canada et mené par Environics, 73 %
ont répondu que l'écart devait être éliminé;
19 % d'entre elles ont dit que cela devrait être fait
immédiatement, 24 % d'ici un à deux ans et 30 %
d'ici deux à quatre ans. Seulement 20 % ont jugé
que l'écart ne devrait pas être éliminé.
« Cela démontre
clairement que le public appuie fermement notre revendication qui
cherche à combler un écart salarial. Cet écart
a été prouvé par une étude entreprise
conjointement par le Conseil du Trésor et notre syndicat
a déclaré Nycole Turmel, présidente nationale
de l'AFPC. Espérons que le gouvernement est à l'écoute
et en tient compte à la table de négociation. »
L'étude conjointe
menée par la firme Morneau-Sobeco a comparé les salaires
des employé-e-s des services de l'exploitation de la Table
2 du Conseil du Trésor avec ceux de leurs homologues des
secteurs privé et public. L'écart salarial est une
pierre d'achoppement dans les pourparlers entre l'AFPC et deux unités
de taille le Conseil du Trésor et l'Agence Parcs Canada.
La grève est imminente
pour les travailleuses et les travailleurs de Parcs Canada. L'AFPC
retourne à la table de négociation demain et jeudi
pour tenter de réduire l'écart et essayer de conclure
une entente. Environ 45 % des membres de l'AFPC qui travaillent
pour Parcs Canada appartiennent à la même classification
que les membres de la Table 2 du Conseil du Trésor. Par conséquent,
l'écart salarial de vingt pour cent les touche également.
« Nous reconnaissons
que la diminution de l'écart salarial sera très coûteuse.
Nous sommes disposés à faire preuve de souplesse et
à examiner des options pour étaler la diminution sur
plusieurs années a souligné Jeannie Baldwin, la vice-présidente
exécutive régionale de l'AFPC – Atlantique, responsable
des négociations avec Parcs Canada. La dernière offre
de l'employeur atteignait un piètre trois pour cent. »
De plus, l'employeur a menti
au public en publiant de fausses informations sur le coût
total des revendications salariales du syndicat. Les chiffres présentés
au bureau de consultation font état d'un coût de 14
millions la première année, 23 millions la deuxième
année et 23 millions la troisième année. Le
chiffre total est donc bien en deçà des 100 millions
mis de l'avant par l'employeur.
Jeannie Baldwin signale aussi
que l'employeur refuse de corriger l'écart salarial interne
provoqué par des taux de rémunération régionaux.
« Essentiellement, les mécaniciens et mécaniciennes
à Banff touchent dix pour cent de plus que ceux et celles
de la ville de Québec. »
Dans le cadre du sondage
de la firme Environics, 2 020 Canadiennes et Canadiens âgés
de 18 ans ou plus ont été interrogés entre
le 9 et le 28 juillet 2004.
Dans le sondage on
avait posé la question suivante : « Le gouvernement
fédéral est en négociation pour la convention
collective d'un de ses syndicats. Selon un sondage sur les salaires
mené conjointement par le gouvernement et ce syndicat, les
employés du fédéral qui travaillent comme pompiers,
comme membres d'équipage sur les bateaux, comme électriciens
et comme menuisiers reçoivent 20 % de moins que leurs collègues
qui exercent des fonctions comparables pour d'autres employeurs.
Est-ce que cet écart salarial devrait être éliminé? »
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Renseignements :
Joselito Calugay, agent de communications de l'AFPC,
(613) 560-4235 ou (613) 293-9324
45-100804
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