Communiqué
Le 24 août
2004
Les
relations de travail avec le gouvernement fédéral
se dégradent
OTTAWA – Les relations de
travail entre l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC)
et le gouvernement fédéral continuent à se
détériorer. À preuve : un autre bureau
de conciliation amorce ses audiences aujourd'hui.
Les pourparlers entre l'AFPC
et le Conseil du Trésor concernant les travailleuses et travailleurs
des services de l'exploitation au sein du gouvernement fédéral
ont commencé il y a presque un an. Peu après le début
des négociations, une firme d'experts-conseils indépendante
a divulgué les résultats de son enquête sur
les taux de rémunération de postes comparables dans
les secteurs privé et public. L'étude Morneau-Sobeco,
réalisée pour le compte de l'AFPC et du Conseil du
Trésor, a révélé l'existence d'un écart
salarial moyen de 20 %.
« Tout ce que
le Conseil du Trésor a offert à ces membres, c'est
1,75 %, 1,25 % et 1,25 % sur une période de trois ans, fait
observer Jérôme Turcq, vice-président exécutif
régional de l'AFPC-Québec. Si cette offre ne couvre
même pas les hausses du coût de la vie, que dire de
son effet sur l'écart salarial révélé
par l'étude. »
Les services de l'exploitation
sont la troisième importante unité de négociation
du secteur public, que représente l'AFPC, dont le processus
de négociation atteint un point décisif. Les travailleuses
et travailleurs de Parcs Canada en sont déjà à
leur 12 e journée de grève. Dans le cas des membres
de l'AFPC travaillant à l'Agence du revenu du Canada, le
bureau de conciliation devrait déposer son rapport le 27
août, si bien qu'il pourrait y avoir grève au début
de septembre.
« Pendant que
les membres de l'AFPC manifesteront aujourd'hui devant l'immeuble
où se tiendront les audiences du bureau de conciliation,
ainsi qu'à d'autres endroits partout au pays, les libéraux
se réuniront en caucus à Ottawa, fait savoir Nycole
Turmel, présidente nationale de l'AFPC. Nous demandons au
premier ministre et à tous les député-e-s libéraux
de faire des négociations une question prioritaire durant
leurs délibérations de cette semaine, afin que les
parties retournent à la table de négociation le plus
tôt possible pour régler les doléances de nos
membres. »
Selon Mme Turmel, les débrayages
dans les lieux de travail de Parcs Canada n'ont pas empêché
les membres du syndicat d'essayer de réduire au maximum les
désagréments que causent ces mesures à la population
canadienne et aux touristes. « Toutefois, dans la mesure
même où le gouvernement oblige un nombre croissant
de nos membres à venir grossir les lignes de piquetage, les
services à la population seront sans doute touchés. »
« Le gouvernement
Martin peut continuer à traiter nos membres – leurs travailleuses
et travailleurs – comme s'ils n'étaient pas indispensables
ou retourner à la table afin d'y présenter des offres
porteuses d'ententes. »
Les audiences du bureau de
conciliation se tiendront le 24 août et du 27 au 30 août
inclusivement. La convention collective liant l'AFPC au Conseil
du Trésor et visant plus de 10 000 travailleuses et
travailleurs des services de l'exploitation est venue à expiration
le 4 août 2003. Les revendications d'au moins 95 000
autres membres de l'AFPC appartenant à deux autres groupes
relevant du Conseil du Trésor et travaillant à l'Agence
canadienne d'inspection des aliments pourraient emprunter la voie
des bureaux de conciliation au début de septembre.
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Renseignements :
Denis Boivin, section des Communications
de l'AFPC,
(613)
560-4280 ou (613) 293-9324 (cellulaire)
50-240804
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