Communiqué
Le 10 septembre 2004
La grève est inévitable pour les 11 000 travailleurs des services fédéraux de l’exploitation
OTTAWA – L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) est atterrée par le rapport du bureau de conciliation rendu public aujourd’hui visant 11 000 de ses membres, des travailleuses et travailleurs des Services de l’exploitation au Conseil du Trésor. Selon l’AFPC, seule une grève de ces employé-e-s fédéraux pourra obliger l’employeur à prendre leurs revendications au sérieux.
Pour Nycole Turmel, présidente nationale de l’AFPC, « le bureau de conciliation a lamentablement échoué. Il n’a aucunement tracé la voie à un règlement pour les membres. À notre avis, le rapport est absolument inutile puisqu’il n’aborde aucun des enjeux principaux : l’écart salarial et les taux de rémunération régionaux. »
Le bureau de conciliation n’a présenté aucune recommandation visant à combler un écart salarial de 20% entre ces travailleurs et travailleuses et ceux effectuant des tâches similaires dans les secteurs public et privé. L’écart salarial avait été identifié à la suite d’une étude menée conjointement par le syndicat et le gouvernement.
« Le bureau a souligné que notre proposition visant à resserrer l’écart salarial est plus raisonnable que celle de l’employeur, mais n’a déposé aucune recommandation pour le corriger », explique Jérôme Turcq, vice-président exécutif pour le Québec de l’AFPC et dirigeant responsable de ces négociations.
Le bureau est aussi demeuré silencieux sur l’importante question des taux de rémunération régionaux. Les employé-e-s des Services de l’exploitation, dont le modèle de rémunération comporte trois zones régionales, demandent que les mêmes taux s’appliquent à l’échelle du pays. Ce modèle de rémunération en fonction de la région de travail est presque disparu de la fonction publique. Cette situation inéquitable a été soulevée par le bureau de conciliation de l’Agence du revenu du Canada (ARC), où persistent encore des taux régionaux. Le bureau de l’ARC écrivait: « Le principe du salaire égal pour un travail d'égale valeur milite en faveur de l'abolition des écarts salariaux entre les employés appartenant à la même classification et travaillant pour le même employeur. »
Non seulement le bureau de conciliation a-t-il évité de présenter des recommandations visant à combler cet écart salarial incontesté de 20% et les taux de rémunération régionaux, mais il a, de surcroît, suggéré des augmentations économiques inférieures à l’inflation pour les travailleuses et travailleurs des Services de l’exploitation. « Cette situation est tout à fait inacceptable, » a conclu Turmel.
Les employé-e-s des Services de l’exploitation pourront légalement débrayer le 18 septembre. Les 11 000 travailleuses et travailleurs de ce groupe comptent des électriciens, des plombiers, des menuisiers, des manœuvres, des mécaniciens de machines fixes, des préposés au nettoyage ainsi que des matelots à bord des navires de la Défense nationale, de la Garde côtière et des Pêches. Environ la moitié des membres sont employés du ministère de la Défense nationale. Les autres se retrouvent surtout au ministère des Pêches et Océans et au Service correctionnel du Canada.
Ces 11 000 membres de l’AFPC avaient entrepris les négociations en août 2003 à l’expiration de leur convention collective.
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Renseignements : Pierre Lebel, Communications AFPC
(613) 560-5482 ou (613) 293-4663
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