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Communiqué

Le 27 septembre 2004  

L'AFPC condamne la position discriminatoire du fédéral sur les hausses salariales

OTTAWA - L'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) soutient que le gouvernement devrait moins se préoccuper d'augmenter les salaires des député-e-s et se concentrer davantage à offrir des augmentations équitables aux personnes qui offrent des services au public canadien.

« Le gouvernement s'en fait très peu pour les Canadiennes et les Canadiens qui dépendent des services de nos membres,  souligne la présidente nationale de l'AFPC, Nycole Turmel. De plus en plus de nos membres sont forcés à faire la grève alors que des augmentations faramineuses sont offertes aux député-e-s.

« Chose ironique, le gouvernement est prêt à voir la majorité de ses employé-e-s aller en grève pour des revendications salariales nettement inférieures aux augmentations que lui-même ou la Commission d'examen de la rémunération des juges propose pour les député-e-s. »

La Commission suggère une augmentation de 10% en plus de celle de 1,3% que les député-e-s ont déjà reçue cette année. Pour sa part, le gouvernement a recommandé que les salaires des député-e-s soient augmentés de 5,8% en 2004 (4,5% plus 1,3%). « On est loin de l'offre de 1,75% en 2004 que le gouvernement veut forcer nos membres à accepter, » ajoute la présidente Turmel.  

Depuis 2000, les membres de l'AFPC ont reçu des augmentations totalisant 9,6%, alors que de 2000 à 2004, les député-e-s ont reçu des augmentations s'élevant à 28,8%, et les ministres, de 30,8%. Même le salaire du premier ministre a fait un bond de 52,8%, et ces chiffres ne tiennent pas compte des augmentations proposées pour 2004.

« Le président du Conseil du Trésor, Reg Alcock, brandit la menace d'une loi de retour au travail et s'apprête lui-même à recevoir une augmentation additionnelle de 21 000 $ cette année, si la recommandation de la Commission est acceptée, souligne Turmel. Triste comparaison : sa seule augmentation frôle le salaire annuel des cuisiniers et nettoyeurs en grève des pénitenciers fédéraux, qui gagnent à peine 28 000 $ par année. »

Selon Nycole Turmel, c'est la politique de deux poids deux mesures du gouvernement qui pose problème. « Nous estimons que les député-e-s font un travail difficile et qu'ils doivent être rémunérés adéquatement. Cependant, nos membres aussi méritent d'être traités équitablement.

« Le Conseil du Trésor ne s'est pas contenté de proposer des augmentations qui ne permettent pas d'absorber l'inflation. Les négociateurs du gouvernement ont même proposé une diminution des avantages existants. Pendant ce temps, les député-e-s reçoivent des offres dont les travailleuses et les travailleurs canadiens ne peuvent que rêver. »

L'AFPC est d'avis qu'il est temps pour le gouvernement de revenir à la table de négociation avant que le mouvement de grève ne s'amplifie. Les 80 000 membres du groupe Services des programmes et de l'administration du Conseil du Trésor attendent cette semaine le rapport de leur bureau de conciliation.     

« Je me demande comment les député-e-s, qui ont bénéficié des largesses du gouvernement au cours des quatre dernières années, pourraient en toute conscience appuyer une loi visant à mettre fin aux négociations et aux revendications légitimes des membres de l'AFPC, » souligne Turmel.

Environ 40 000 membres de l'AFPC au Conseil du Trésor (groupe Services de l'exploitation), à l'Agence du revenu du Canada et à l'Agence Parcs Canada sont présentement en grève.

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Renseignements :   Denis Boivin, Communications AFPC

                                (613) 560-4280 ou (613) 324-0522

80-270904

 

 

   
Mise à jour : 27/09/04