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Communiqué
le 4 octobre 2004
L'AFPC évoque la
possibilité d'un règlement si le gouvernement se montre
prêt à tendre la main
OTTAWA – Un autre bureau
de conciliation recommande des augmentations salariales qui permettraient
sans doute de mettre un terme à l'escalade des grèves
dans la fonction publique fédérale, indique l'Alliance
de la Fonction publique du Canada (AFPC). Le bureau de conciliation
pour les membres de l'AFPC du Groupe des services techniques du
Conseil du Trésor (Table 3) a déposé son rapport
aujourd'hui.
« Le ton a été
donné lorsque les bureaux de conciliation ont sérieusement
pris en considération la question des augmentations salariales, »
précise Nycole Turmel, présidente nationale de l'AFPC.
En effet, le bureau de conciliation de l'Agence du revenu du Canada
(ARC) tout comme celui de la Table 3 ont recommandé des augmentations
de l'ordre de 3% pour la première année, reconnaissant
du même coup que le taux d'inflation, à lui seul, s'élevait
à 2,8% en 2003.
Selon Nycole Turmel, le bureau
de conciliation de la Table 3 s'est engagé dans la bonne
voie en recommandant des augmentations de 3%, 2,5% et de 2,5%. Cependant,
les recommandations du bureau de l'ARC (3%, 2,75% et 2,5%) se rapprochent
plus de celles consenties dans le secteur public fédéral.
Ainsi, les 39 ententes en vigueur au mois d'août 2004 contiennent
des augmentations économiques de 3% pour 2004 et de 2,84%
pour 2005, en moyenne. Sur ces 39 ententes, 36 règlements
prévoient des nouveaux échelons ainsi que d'autres
rajustements dont des réaménagements salariaux.
Pour sa part, le représentant
du Conseil du Trésor s'est distancié des autres membres
du bureau en proposant des augmentations de 2,5%, 2% et de 2%. « Une
proposition identique à celle rejetée par l'unité
de négociation de Parcs Canada, il y a 53 jours, précise
Nycole Turmel. Manifestement, on continue de faire la sourde oreille. »
Dans une lettre envoyée
récemment aux sous-ministres, le Conseil du Trésor,
soucieux de donner du poids à ses arguments, déclarait
que les hauts fonctionnaires n'avaient touché que des augmentations
de 2,5 % en 2003, bien qu'on ait recommandé une hausse de
2,8%. Curieusement, il a omis de préciser que 90% de ces
fonctionnaires ont droit à une « prime au rendement »
assez substantielle. Ainsi, en 2003, un sous-ministre, admissible
au troisième échelon de la prime, touchait un montant
équivalent à 45 260 $, soit un montant supérieur
au salaire annuel d'un bon nombre de membres de l'AFPC.
Selon Nycole Turmel, « le
syndicat retournera à la table dès que le gouvernement
sera prêt à y revenir doté d'un nouveau mandat
et animé par la volonté d'en arriver à une
entente. »
De son côté,
Gerry Halabecki, vice-président exécutif régional
de l'AFPC pour l'Ontario, responsable de l'unité de négociation
des Services techniques, signale que le bureau de conciliation a
aussi présenté un ensemble de recommandations sur
d'autres questions jugées importantes. « Sachant
que de nombreux travailleurs et travailleuses exécutent des
tâches dangereuses, le bureau a recommandé que l'on
apporte d'importantes améliorations aux dispositions de la
convention au chapitre de la santé et de la sécurité
au travail. De plus, il propose de faire passer le pouvoir d'accorder
des congés pour accident du travail entre les mains des organes
provinciaux d'indemnisation des accidents du travail plutôt
que de le laisser entre celles de l'employeur. »
Reconnaissant la réalité
des employé-e-s qui, visés par les dispositions sur
le temps mobilisé, doivent se déplacer beaucoup dans
le cadre de leurs fonctions, le bureau a recommandé que le
temps consacré à se déplacer en vue de suivre
des cours, des ateliers de formation, des conférences et
des séminaires d'ordre professionnel donne droit à
des congés compensatoires.
« Comme dans le
cas des employé-e-s des Services des programmes et de l'administration,
le bureau a recommandé que tout employé-e dûment
formé et agréé, qui manipule des matières
dangereuses ou qui transporte des marchandises dangereuses, reçoive
les indemnités en conséquence, affirme Gerry Halabecki.
Pour l'instant, seuls les travailleuses et travailleurs du groupe
Services de l'exploitation ont droit à de telles indemnités. »
Au sujet des conditions de
travail des travailleuses et travailleurs saisonniers, le bureau
a recommandé que les parties mènent une étude
conjointe sur leur cas. Rappelons que lors de la dernière
ronde de négociations, on s'était entendu sur la conduite
d'une étude dans laquelle on examinerait les facteurs propres
aux travailleuses et aux travailleurs nommés pour une période
déterminé à la fonction publique fédérale.
Les 11 000 travailleuses
et travailleurs du groupe Services techniques pourront faire la
grève dès le 12 octobre, ce qui porterait le nombre
total des membres de l'AFPC en position de grève légale
à 130 000.
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Renseignements : Alain
Cossette, Communications AFPC – (613) 560-4317 ou (613) 293-9210
91-041004
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