Communiqué
Le 22 septembre 2004
L'action du gouvernement
met en péril une expédition scientifique importante
en Atlantique
HALIFAX – Le refus du gouvernement
canadien de traiter ses travailleurs et travailleuses avec respect,
et la grève que cela a provoqué lundi par les membres
de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), pourrait
mettre en péril une expédition scientifique importante
de la Garde côtière. Parmi les membres de l'AFPC des
services de l'exploitation à l'emploi du gouvernement canadien,
plusieurs sont à l'œuvre sur les navires de la Garde Côtière.
« Nous savons
que l'exploration scientifique est très importante, explique
Jeannie Baldwin, vice-présidente de l'AFPC pour l'Atlantique,
mais un salaire décent l'est tout autant pour nos membres
qui travaillent sur les navires de la Garde côtière.
Nos membres de la Table 2 sont ceux qui assurent le soutien des
scientifiques et de la recherche. Le gouvernement doit reconnaître
l'importance du travail à la fois de nos membres et des scientifiques.
En refusant de négocier avec respect, le gouvernement se
trouve à pénaliser plus que les membres de l'AFPC. »
Vingt-cinq membres de l'AFPC
sont actuellement en grève à Matane, au Québec.
Ils proviennent de deux navires qui s'y trouvent en cale sèche,
soit le George W. Pearkes, qui comprend un équipage de 10
personnes, et le Hudson, dont les 15 membres d'équipage sont
aussi en grève.
Ces deux navires de la Garde
côtière canadienne sont à Matane afin d'y subir
des réparations. Le Hudson est engagé dans un projet
de recherche sur plusieurs années qui doit prendre fin cette
année. Ce projet de recherche de plusieurs millions de dollars
concerne la biologie, l'eau et les études sismiques et il
doit être complété cet automne. Le George W.
Pearkes est un navire de soutien et de recherche.
Les employé-e-s des
Services de l'exploitation ont entrepris une grève légale
le 20 septembre. Les 11 000 travailleuses et travailleurs de
ce groupe comptent des électriciens, des plombiers, des menuisiers,
des manœuvres, des mécaniciens de machines fixes, des préposés
au nettoyage ainsi que des matelots à bord des navires de
la Défense nationale, de la Garde côtière et
des Pêches. Environ la moitié des membres sont employés
du ministère de la Défense nationale. Les autres
se retrouvent surtout au ministère des Pêches et Océans
et au Service correctionnel du Canada.
Ces membres de l'AFPC au
Conseil du Trésor, avaient entrepris les négociations
en août 2003 à l'expiration de leur convention collective.
- 30 –
Renseignements :
Jeannie Baldwin, vice-présidente,
Atlantique, AFPC – (902) 445-0925
Stan Maly, marin et membre
de l'AFPC – (902) 877-1235
|