Communiqué
Le 1er avril 2005
Vous pouvez payer n'importe où…sauf à l’Agence du revenu du Canada
Le temps est venu de payer vos impôts. Mais, attention! N’allez surtout pas penser que vous pourrez le faire à l’Agence du revenu du Canada (ARC).
Vous croyez que c’est un poisson d’avril? Détrompez-vous. D’après Betty Bannon, présidente nationale du Syndicat des employé-e-s de l’Impôt (SEI), l’an prochain, à ce temps-ci, l’ARC aura fermé ses caisses et cessé d’accepter les paiements à ses 47 comptoirs partout au pays.
«La devise de l’ARC est peut-être Pour vous servir encore mieux! mais en fermant ses caisses et ses comptoirs de service à la clientèle, l’ARC fait le contraire. Ses mesures myopes qui ont pour but d’économiser quelques dollars s’inscrivent dans le cadre de l’examen des dépenses du gouvernement fédéral,» a déclaré Betty Bannon.
Actuellement, les contribuables peuvent se présenter à n'importe quel des 47 comptoirs de l’Agence au pays. Les particuliers et propriétaires de petites entreprises peuvent y payer leurs impôts comme ils le souhaitent, y compris en espèces. Ils peuvent aussi y obtenir réponse à leurs questions sur les impôts. Les préposés au service à la clientèle peuvent, sur place, régler les problèmes touchant la Prestation fiscale canadienne pour enfants et le remboursement de la TPS.
«Les gens qui se rendent aux comptoirs de service à la clientèle ne le font pas par caprice. Ils recherchent un service personnalisé, affirme la présidente Bannon. Même l’ARC reconnaît l’importance de ce service puisqu’elle calcule les «périodes d’attente». Dans son rapport de 2003-2004, l’Agence n’atteignait que 81% du temps la norme fixée à 20 minutes. Si les gens sont disposés à attendre, c’est qu’ils ont besoin du service en face-à-face, autrement ils auraient recours aux services téléphonique et électronique.»
Les gens ne pourront plus se présenter au comptoir n’importe quand. S’ils ont besoin d’aide avec leurs impôts, ils devront téléphoner et prendre rendez-vous. Or, les centres d’appel de l’ARC sont déjà surchargés. Le public devra donc s’armer de patience.
«La décision de l’ARC de fermer ses comptoirs touchera durement les personnes vulnérables: les personnes du 3e âge, les bas salariés, les néo-canadiennes et néo-canadiens pour qui la langue est un obstacle, les analphabètes, les gens à faible revenu et ceux qui ont droit à la Prestation fiscale canadienne pour enfants ou au remboursement de la TPS, a déclaré John Gordon, vice-président exécutif national de l’AFPC.
Tant que la population aura besoin de service au comptoir, l’Agence devrait répondre à ce besoin, a ajouté le vice-président Gordon. Le public canadien paie pour ce service, il devrait pouvoir en profiter.»
Le SEI, un Élément de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), lance aujourd’hui une campagne nationale en réaction à la décision de l’Agence de fermer le service au comptoir. Le syndicat incite le gouvernement libéral et le Conseil de direction de l’ARC à revenir sur leur décision. Pour sauvegarder le service, le SEI a organisé de nombreuses activités et des rencontres avec les parlementaires et les organismes représentant le 3e âge et autres citoyennes et citoyens touchés par la décision de l’ARC.
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Renseignements:
Sabri Khayat, vice-président régional, SEI (514) 777-6341
Alain Cossette, communications, AFPC (613) 560-4317 ou
(613) 293-9210 (cellulaire)
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