Communiqué
Le 26 mai 2005
Le Musée canadien des civilisations doit cesser de se développer à coup de privatisation et de baisse des services
OTTAWA – «Les dégâts de la privatisation graduelle du Musée canadien des civilisations sont déjà perceptibles: moins de services aux visiteurs, une tendance vers la dimunition de la qualité des expositions, un recours accru à du personnel temporaire en provenance d’agences privées. Le choc, même s’il n’a pas l’aspect spectaculaire d’une éruption volcanique, sera permanent si la direction du Musée ne modifie pas sa façon de faire.
«Nous ne pouvons plus laisser cette situation empirer et nous taire,» a poursuivi le vice-président exécutif de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) pour la région de la capitale nationale, Ed Cashman. M. Cashman était aux côtés des travailleurs et travailleuses du Musée canadien des civilisations qui manifestaient contre le recours grandissant à la privatisation par la direction du Musée. La manifestation se tenait alors que le Musée accueille une exposition majeure sur la cité italienne de Pompéi, ensevelie sous les cendres du Vésuve en 79.
Les quelque 400 syndiqué-e-s de l’AFPC, qui négocient actuellement une nouvelle convention collective avec le Musée, ont déposé parmi leur revendications prioritaires une diminution de la sous-traitance (voir la clause dans le document complémentaire). Selon la porte-parole des employé-e-s du Musée, Audrey Vermette, «nous voulons que l’employeur cesse sa pratique grandissante de faire appel au privé pour des tâches que nous sommes pourtant les mieux qualifiés en raison de notre formation et de notre expertise. En outre, ce n’est même pas rentable. Alors que le Musée dépensait 6,6 millions $ en 1999 pour les services de consultants externes et d’agences, ce montant atteignait 11,6 millions $ l’an dernier, une hausse spectaculaire de 75% en cinq ans.»
«D’année en année, le Musée canadien des civilisations détourne le mandat qui lui a été confié par le Parlement du Canada et utilise des sommes de plus en plus importantes pour privatiser ses opérations, a poursuivi Ed Cashman. Le Parlement a confié quelque 3,5 millions d’artéfacts au Musée afin qu’ils soient mis en valeur, protégés et restaurés. Ce patrimoine, la direction l’estime si peu qu’elle est prête à en confier la protection à des personnes qui n’ont pas le même degré de formation ni la même expertise que ses propres employé-e-s,» a conclu Cashman.
L’AFPC représente 400 travailleurs et travailleuses au Musée canadien des civilisations, qui inclut le Musée canadien des enfants, le Musée de la poste et le nouveau Musée de la guerre. Les syndiqué-e-s de l’AFPC sont responsables de la mise en place des expositions, de l’accueil des visiteurs, de la sécurité, de l’administration et de l’entretien des collections appartenant à la population canadienne. Leur convention collective est échue depuis le 31 mars 2005. Les négociations entre les parties ont débuté en avril, après que le syndicat eût demandé la conciliation le 21 mars.
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Renseignements: Alain Cossette, Communications AFPC
(613) 560-4317 ou (613) 293-9210 (cell.)
24-260505
Notes complémentaires
Clauses déposées par l’AFPC à la table de négociation concernant le recours à la sous-traitance
ARTICLE 6
TRAVAIL DES MEMBRES DE L’UNITÉ DE NÉGOCIATION
Renommer l’article : PROTECTION DU TRAVAIL DE L’UNITÉ DE NÉGOCIATION
6.01
- (a) Le personnel n'appartenant pas à l'unité de négociation ne doit pas exécuter les tâches confiées aux employés visés par la présente convention.
- (b) Les fonctions des bénévoles demeureront dans les limites de la pratique existante au 1er avril 1997.
- (c) Aucun employé appartenant à l’unité de négociation ne sera licencié parce que ses tâches ont été confiées à des bénévoles.
- (d) Le travail de l’unité de négociation ne sera pas confié en sous-traitance pendant la durée de la convention. Il n’y aura pas de privatisation du travail de l’unité de négociation ni de perte de postes dans l’unité de négociation.
Le syndicat désire discuter du recours aux bénévoles par la Société et de la supervision des bénévoles par les membres de l’unité de négociation. Le syndicat se réserve le droit de soumettre d’autres revendications au sujet de l’article 6.
Le syndicat souhaite discuter du nombre d’employés au Musée canadien des civilisations.
Le syndicat souhaite discuter de l’ajout de personnel au Musée de la guerre.
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