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Communiqué

Le 10 août 2005

La démarche centralisatrice du gouvernement fédéral n’est qu’improvisation

OTTAWA – Même si toutes les modalités de la récente mouture de la démarche centralisatrice du gouvernement fédéral ne sont pas connues, le syndicat qui représente le plus grand nombre de travailleuses et travailleurs du secteur public estime qu’il est évident que le gouvernement improvise.

«Encore une fois, le gouvernement s’acharne sans faiblir et de façon incompréhensible à vouloir restructurer le secteur public,» déclare John Gordon, vice‑président exécutif national de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC). «Le gouvernement le fait sans consulter les gens qui rendent les services à la population canadienne, et ne tient pas compte de l’impact sur les petites collectivités susceptibles de subir des pertes d’emploi. Seuls les résultats financiers et les économies éventuelles l’intéressent. Et même sur ce point, les documents du gouvernement prédisent que les services ne seront pas améliorés et que les coûts ne seront pas moins élevés.

«Ce nouvel emballage d’une vieille idée fourmille par ailleurs de contradictions, précise Gordon. D’une part, le programme de modernisation de la fonction publique annoncée en 2003 donne davantage de responsabilités concernant leur personnel aux gestionnaires à l’échelon local. D’autre part, la centralisation de services comme le soutien informatique, les finances, les ressources humaines et les fournitures de bureau va réduire l’imputabilité des ministères. Cela montre que le gouvernement n’a pas de vision claire, ni ne sait pas quelle direction il veut donner à la fonction publique.»

Selon, Jérôme Turcq, vice‑président exécutif régional, AFPC-Québec, les Canadiennes et Canadiens ont déjà subi une importante restructuration du secteur public dans les années 1990. «Plus de 45000 emplois ont alors été perdus. Les effets pernicieux de cette restructuration se sont fait durement sentir sur les services à la population, alors que la charge de travail des travailleuses et des travailleurs demeurés en poste a considérablement augmenté. Quelques années plus tard, près des deux tiers des emplois éliminés existent de nouveau. Dans un contexte où une population aux besoins croissants augmente, les coupes d’emploi auront pour effet de réduire le niveau de services offerts à la population canadienne.»

«En outre, précise Gordon, confier ces tâches à une seule agence ouvrira la porte à une privatisation accrue des services publics. Les profits que les entreprises voudront réaliser annuleront les économies que pourrait engendrer cette initiative. Les contribuables canadiens n’y gagneront pas au change, alors que les services au public en souffriront.»

«Nous voulons nous assurer que les petites collectivités canadiennes ne paieront pas la note de cette initiative, sous forme de pertes d’emploi et de difficultés économiques, conclut John Gordon. Nous demanderons des rencontres avec les responsables du gouvernement pour faire en sorte qu’ils comprennent toute la portée de leur projet et l’incidence qu’il aura sur les services à la population canadienne.»

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Renseignements:      Pierre Lebel, agent des communications, AFPC

                                  (613) 560-5482

   
Mise à jour : 10/08/05