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23 octobre 2006
Le lobbying du Congrès du travail du Canada pour la loi anti-scab
Les membres de l'AFPC et des autres syndicats rencontrent les député-e-s du 23 au 25 octobre 2006. Ils leur demandent de voter en faveur du projet de loi C-257 qui va amender le Code canadien du travail de façon à interdire le recours à des travailleurs de remplacement lors d’un conflit de travail. Les membres de l’AFPC dans toutes les régions du pays ont travaillé fort pendant l’été et l’automne pour rencontrer et convaincre leurs député-e-s en vue du vote qui aura lieu le mercredi 25 octobre vers 17 heures.
Venus de loin
Andy Anderson, Richard J. Charlo, Ian Kelly et Troy Oslanki sont membres du Syndicat des travailleurs du Nord-AFPC. Ils participent au lobbying du CTC parce qu'ils ont une connaissance toute personnelle des raisons pour lesquelles le Canada doit adopter une loi anti-scab: ils étaient sur la ligne de piquetage au cours de la grève contre BHP Billiton à la mine Ekati dans les Territoires du Nord-ouest. Ils ont goûté aux effets dévastateurs que le recours aux scabs peut avoir dans la communauté.
“Les scabs prolongent les conflits de travail parce que des employeurs choisissent de les embaucher au lieu de négocier avec le syndicat, de dire Troy Oslanki, vice-président de la section locale 3050 de l'AFPC à Yellowknife. De plus, le recours aux scabs cause des dissentions profondes dans les communautés où vivent les travailleurs et travailleuses “
La vice-présidente exécutive nationale de l'AFPC, Patty Ducharme, est en charge du lobbying de l'AFPC dans ce dossier. Elle a indiqué que le Québec et la Colombie-Britannique ont déjà des lois contre les travailleurs de remplacement et que les conflits de travail durent moins longtemps dans ces deux provinces.
«Il a été démontré à maintes reprises qu'une loi anti-scab favorise des relations de travail plus harmonieuses, a déclaré Ducharme. Les députés et députées de tous les partis doivent maintenant unir leurs efforts pour adopter sans attendre cette loi afin que les conflits de travail puissent se régler rapidement et paisiblement. C'est une loi juste et équitable dont tous les travailleuses et travailleurs canadiens vont bénéficier. »
Les membres de l'AFPC qui n'ont pas encore contacté leur député ou députée au sujet du projet de loi C-257 sont priés de le faire le plus tôt possible avant le 15 heures le mercredi 25 octobre 2006. Envoyer un courriel à votre députée
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