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28 mai 2007

Zones de rémunération

Nous sommes en 1967. Les Beatles occupent le premier rang du hit-parade avec Penny Lane et All You Need is Love. L'Expo 67 a fait de Montréal la capitale du monde… Pour la première fois de leur histoire, les fonctionnaires peuvent entamer des négociations collectives avec le gouvernement fédéral à Ottawa. 

L'une de ces nouvelles unités de négociation se composait de deux classes. D'un côté ceux et celles qui exerçaient le même métier pour le même salaire qu'importe où ils vivaient ou travaillaient au Canada. De l'autre, les Manœuvres et gens de métier, ainsi que les employés des Services généraux et des Soins hospitaliers, dont le salaire était évalué en fonction de taux régionaux de rémunération appliqués dans le secteur privé. Ce premier cycle de négociation a ramené à 36 le nombre de zones régionales s'appliquant au second groupe. Le système des zones devait permettre de réajuster les salaires dans les régions en fonction des tendances du marché local. En réalité, ce système n'a jamais vraiment été appliqué car, en 1969, une commission d'arbitrage a décrété qu'il était « trop complexe » pour être viable.

Et c'est ainsi que tout a commencé. Notre syndicat profite de chaque cycle de négociations collectives pour lutter contre ces zones de rémunération totalement injustes.

C'est une question de dignité et de respect. Il a fallu énormément de temps pour mettre la campagne en branle. Nous luttons depuis des années contre les taux régionaux de rémunération et nos membres ont même fait la grève pour les éliminer. Nous cherchons à obtenir un taux national de rémunération. Cette fois, nous devons y arriver. Nous allons exercer des pressions sur tous les députés. Nous mènerons une lutte acharnée à la table de négociation, non seulement pour les membres du Conseil du Trésor, mais aussi pour les membres de l'ACIA, de Parcs et de l'Agence du revenu du Canada.  L'heure est venue d'éliminer les taux régionaux de rémunération!

Je ne comprends vraiment pas pourquoi il devrait y avoir des différences entre les salaires si nous travaillons pour le même employeur. On fait tous le même travail et on devrait tous être payés le même salaire.

Pour moi l'explication est claire : nous avons tous été oubliés par le gouvernement pendant la période entre 1990 et 1999. Nos salaires ont été gelés pendant plusieurs années, et nous n'avons eu aucune hausse de salaire. Nous avons été fortement distancés par le secteur privé. Tout ceci a mis un bon nombre de nos membres en difficulté.

À travail égal, salaire égal.

J'essaie juste de faire mon travail du mieux que je peux, comme tout le monde. Pourquoi quelqu'un serait payé plus que moi pour faire le même travail.

C'est une évidence. Nous travaillons tous pour gagner notre vie, et si nous sommes payés plus pour faire notre travail ailleurs, nous allons aller faire ce travail ailleurs.

Je sais qu'il existe une grande disparité entre les salaires à l'échelle nationale. Nous sommes nombreux à trouver cela injuste et à penser qu'il serait temps d'y remédier.

Nous en sommes aujourd'hui à 3 zones, ce qui frise le ridicule! Nous avons d'un côté la Colombie-Britannique et le Nord du Canada et, de l'autre, une autre zone qui va vers l'est à partir de la frontière entre le Manitoba et l'Ontario. Et nous, dans les Prairies, nous nous retrouvons dans la zone de rémunération inférieure…

Dans ma section locale j'ai deux deux taux de rémunération différents! J'ai des gens à Thunder Bay qui font le même travail que d'autres ici à Winnipeg, qui sont dans le même section locale mais qui ont des montants différents pour faire le même travail. C'est absurde!

Je travaille pour 2,58 $ de moins l'heure.

Sur la côte Ouest, on gagne 1,75 $ de plus l'heure qu'ici sur la côte Est.

Personne ne devrait faire moins d'argent pour le même travail.

L'injustice, je viens de le répéter, c'est par rapport au salaire. Y'a pas d'autres affaires. Je pense que dans un groupe de travail on devrait avoir le même salaire pour un travail égal.

Évidemment, c'est une question de chiffres, ma pension va être inférieure!

Un EG Tech est un EG Tech, qu'il travaille à l'Île-du-Prince-Édouard ou à Vancouver. Il a la formation pour effectuer ce travail et il a l'expérience requise pour le poste. Et c'est ce qui devrait fixer notre salaire, non pas l'endroit où nous travaillons.

Les programmes de maintenance dans l'ensemble sont fondamentalement les mêmes d'une province à l'autre.

Un ferblantier est un ferblantier, qu'il travaille à Halifax ou en Colombie-Britannique; c'est pourquoi j'estime qu'on devrait être payés également partout.

On peint au Manitoba, et on peint en Colombie-Britannique; peindre un mur se fait de la même façon partout. Alors pourquoi il y a une différence entre les salaires?

C'en est rendu à un point où je me demande si je peux me permettre de rester!

Quelqu'un a pris l'initiative de faire en sorte que le salaire d'un commis au guichet travaillant ici doit être le même que celui d'un commis en Colombie-Britannique et d'un commis sur la côte Est. Toutefois, c'est particulièrement injuste de constater que même si je travaille à côté du commis au guichet, je ne bénéficie pas d'un taux national.

Le député qui travaille dans l'ouest ou celui dans les Maritimes ont le même salaire, tandis que nous ce n'est pas tout à fait cela.

J'ai été mariée à un militaire pendant 20 ans et peu importait la région dans laquelle il était muté il avait le même taux de rémunération.

Quand vous travaillez côte à côte avec des gens dont la rémunération est nationale, ce qui est la façon correcte de faire, et que, nous, nous sommes payés différemment que dans d'autres régions du pays, non, je n'aime pas ceci.

Il est tout à fait déplorable que 93% du service public fédéral soit soumis à des taux nationaux de rémunération ou soit payé selon un barème national, alors que seuls 7% de cette population est payée selon des zones de rémunération.

Parmi les moyens pour éliminer les zones de rémunération il y a des campagnes de lettres à nos politiciens car, de toute évidence, ce sont eux qui pourront influencer le Conseil du Trésor et la table des négociations.

Il faut convaincre l'employeur du fait que les travailleurs et les travailleuses des métiers spécialisés représentent une denrée de plus en plus rare. Ce sont des gens qui ont le choix, et pour les retenir il faut améliorer leurs conditions de travail.

Lors du prochain cycle de négociations collectives, nous devons demeurer forts et n'accepter rien de moins que l'élimination totale des zones de rémunération!

Respectez nous. Traitez-nous avec dignité!

Si le gouvernement aurait un peu de bon sens, il abolirait cela immédiatement.

Les choses ont bien évolué depuis mon premier jour de travail ici et les choses n'étaient pas à leur mieux. On a fait évoluer la situation dans le bon sens. J'aimerais quitter dans un meilleur état que quand je suis arrivé.

Ce qui était bon dans les années 1960 ne l'est plus forcément aujourd'hui.

Ce serait de nous respecter là-dedans.

Nous faisons tous le même travail. Nous vivons tous au Canada. Nous devrions donc tous avoir le même salaire, qu'on vive à Terre-Neuve ou à Vancouver.

Même travail, même employeur, même paye

Durant les 35 dernières années, nous avons négocié pour éliminer les zones. Nous avons réussi à les réduire de 36 zones à trois. Pour éliminer toutes les zones, tous les membres doivent œuvrer coude à coude avec leurs collègues de la Table 2 et de Parcs. Nos membres ont démontré dans le passé qu'ils sont capables d'aller jusqu'au bout : soit jusqu'à la grève, soit en mettant la pression sur l'employeur jusqu'à la toute fin des négociations.


Mise à jour : 28/05/07