|
Le 10 démbre 2007
Les services publics de qualité sont essentiels à la protection et à la promotion des droits de la personne
En ce 10 décembre, Journée internationale des droits de la personne, l’AFPC souhaite réaffirmer son engagement à défendre les services publics de qualité et les droits de la personne.
La Déclaration universelle des droits de l’homme précise que toute personne a droit à la sécurité sociale; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité. Notre syndicat croit que les services publics de qualité ont contribué à assurer ce droit à toute la population canadienne. Malheureusement, le gouvernement actuel s’emploie énergiquement à démanteler les programmes qui servaient à défendre les droits de la personne au Canada, en réduisant et en privatisant des services publics de qualité. À titre de défenderesse de la justice sociale pour tous et toutes, l’Alliance ne peut assister à cela sans réagir.
Depuis son arrivée au pouvoir, il y a deux ans, le gouvernement conservateur Harper a fait avancer son programme qui ne laisse aucune place à l’égalité et nous a fait perdre les gains réalisés jusque-là en matière de droits de la personne. Il a aboli le Programme de contestation judiciaire qui accordait aux personnes les plus marginalisées l’accès aux tribunaux pour contester les lois engendrant l’inégalité. Il a fait d’importantes compressions et apporté des modifications à Condition féminine Canada, qui limitent considérablement les services offerts aux femmes et aux enfants ou en bloquent l’accès. Il a annulé les ententes fédérale-provinciales en matière de garderies et par le fait même éliminé l’accès universel aux services de garde de qualité pour tous et toutes. Il a annulé l’accord de Kelowna et retiré l’appui du Canada à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, tournant ni plus ni moins le dos aux peuples autochtones du Canada. Il n’a pas ratifié la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Et la liste ne s’arrête pas là.
Ce gouvernement soutient la Loi antiterroriste et poursuit l’harmonisation des mesures de sécurité avec les États-Unis, minant les garanties juridiques et les libertés civiles fondamentales dont le Canada était internationalement reconnu comme ardent défenseur. Lorsque cela fait son affaire, il se sert de la « guerre au terrorisme » pour augmenter les pouvoirs d’enquête et de surveillance des forces policières tout en diminuant les obligations d’examen civil et de responsabilité publique.
La lutte de la société civile au Canada pour protéger et promouvoir les droits de la personne s’annonce plus difficile. Cette année, pour souligner la Journée internationale des droits de la personne, l’AFPC exhorte tous ses membres à donner suite à leur détermination de lutter pour des services publics de qualité et à leur engagement à cet égard. Ces services sont essentiels, non seulement pour assurer de regagner le terrain perdu, mais aussi pour aller de l’avant dans notre effort collectif pour bâtir « un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère » (préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme).
Les membres de l’AFPC peuvent exprimer leur détermination en demandant à leurs députées et députés de restaurer les services publics de qualité et de les renforcer, parce que l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux programmes qui assurent la sécurité économique est étroitement lié à nos droits humains et pour assurer que nous ne sommes pas privés de ces droits et de nos libertés civiles sous prétexte de protéger la « sécurité nationale ».
|