26 février 2008
L'AFPC et les représentantes et représentants de la collectivité de la rémunération se sont présentés devant un comité de la Chambre des communes pour expliquer les raisons pour lesquelles le gouvernement continuera de trouver difficile à payer correctement et à temps les travailleuses et travailleurs du secteur public.
La rencontre avec les membres du Comité a eu lieu le 5 février 2008. Les exposés et les questions ont essentiellement porté sur la prestation des services et la classification des conseillers et conseillères en rémunération.
Comme vous l'avez appris dans les dernières mises à jour, le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires est en train d'examiner les problèmes du système de rémunération du gouvernement fédéral. Le Comité s'est intéressé au dossier lorsqu'il a appris que des fonctionnaires signalaient aux députés qu'ils n'étaient pas toujours payés à temps.
Le 12 décembre 2007, le Comité sollicitait des mémoires des représentantes et représentants officiels de l'Agence de la fonction publique du Canada (AFPC). Rappelons que l'Agence veille à ce que le gouvernement fédéral ait les capacités voulues pour assurer les services de rémunération. Ils ont alors déclaré qu'ils étaient en train de régler avec succès les problèmes qui avaient été portés à l'attention des députés. Le compte rendu de cette rencontre se trouve dans un bulletin publié au début de janvier.
À la rencontre du 5 février, la situation que nous avons décrite était bien différente. Patty Ducharme, vice-présidente exécutive nationale de l'AFPC, et trois porte-parole de la collectivité de la rémunération, soit Jill Ronan, Michael Brandimore et Diane Melançon ont eu l'occasion de prendre la parole. Dans les exposés et dans les réponses aux questions des députés, toutes et tous ont affirmé que les efforts de l'employeur pour améliorer le système de rémunération étaient vains et qu'il fallait prendre de nouvelles mesures si l'on voulait régler les problèmes, particulièrement celui de la classification des titulaires du poste de conseiller/conseillère en rémunération.
Vous trouverez le procès-verbal et la transcription des témoignages sur le site Web du Parlement.
Les exposés ont essentiellement porté sur les points suivants :
Les membres de la collectivité de la rémunération ont réitéré l'importance de régler le problème de la classification. D'après eux, et ils se sont faits insistants, si le problème n'est pas réglé, la difficulté à retenir des conseillères et conseillers en rémunération compétents ainsi que les stagiaires nouvellement recrutés ne ferait que s'accroître, ce qui aurait des conséquences directes sur la capacité des ministères à verser à temps les indemnités aux travailleuses et travailleurs de la fonction publique fédérale.
Patty Ducharme est revenue à la charge, soulignant le fait que les conseillères et conseillers en rémunération ne devraient pas être mis en attente sous prétexte que l'on s'occupe de la classification du groupe PA. La consœur Ducharme a rappelé que l'on recommandait dans le rapport de la Table ronde sur les AS de reclasser immédiatement les conseillères et conseillers en rémunération au niveau AS 04.
En ce qui a trait à la question de l'amélioration du modèle technologique, tant les représentantes et représentants de la collectivité de la rémunération que de l'AFPC ont soutenu qu'il ne sera pas facile de trouver une solution technologique pour gérer les 70 000 règles et règlements encadrant la rémunération et les avantages sociaux. S'il est vrai que les solutions technologiques peuvent aider, rien ne vaut une conseillère ou d'un conseiller compétent. Enfin, le projet de modernisation de la rémunération, dont parle l'employeur, est loin d'être approuvé, car il n'a même pas vu le jour encore.
On a également souligné l'écart salarial qui séparait les conseillères et conseillers travaillant pour un employeur distinct (par exemple, le Service canadien du renseignement de sécurité) et ceux du Conseil du Trésor. On a soutenu qu'on ne pouvait effacer ces disparités simplement parce que les systèmes de classification n'étaient pas les mêmes.
Pendant la période de questions, les députés nous ont demandé ce que le Comité permanent pouvait faire pour nous aider. Nous lui avons répondu qu'il pouvait exercer son influence sur notre employeur pour que ce dernier règle la question de la classification des conseillères et conseillers en rémunération tout comme la question du maintien en poste au sein de la collectivité de la rémunération. À la lecture du procès-verbal, vous verrez que le Comité a adopté une motion convoquant de nouveau les représentantes et les représentants de l'Agence de la fonction publique du Canada. Nous espérons qu'une solution sera proposée à l'issue de cette rencontre.
Les militantes et militants de la collectivité de la rémunération tiennent à remercier tous les membres de l'AFPC qui ont soutenu le travail effectué en vue de résoudre les problèmes auxquels le groupe est confronté. Ils tiennent également à souligner l'engagement et le dévouement des conseillères et conseillers qui continuent d'offrir des services de qualité alors que l'amélioration des services de rémunération à l'échelle de la fonction publique s'avère un projet long et éprouvant. Nous encourageons les membres de la collectivité de la rémunération à rester dans le coup en s'impliquant dans le syndicat et en continuant de faire du lobbying.
Les conseillères et conseillers en rémunération AS sont invités à se mobiliser dans le cadre des négociations entamées au nom du groupe des Services des programmes et de l'administration (PA). La question des disparités salariales est un enjeu clé pour tout le groupe. Inscrivez-vous si vous voulez recevoir régulièrement des bulletins sur le déroulement des négociations du groupe PA, ou encore, visitez le site Web de l'AFPC pour obtenir des nouvelles.
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Date de modification : 2008/02/26
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