13 novembre 2008
Négociations avec Postes Canada
Communiqué
Ottawa – Selon l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), Postes Canada veut se servir du régime d'assurance-emploi du gouvernement pour réduire ses coûts. Le syndicat représente un groupe de 2 400 employées de Postes Canada.
Il ressort des dernières négociations que Postes Canada aimerait mettre en œuvre un nouveau régime d'invalidité de courte durée, dont un élément majeur serait l'assurance-emploi (AE). Aux termes de ce régime lamentable, les employées qui s'absenteraient pour une période prolongée seraient contraintes de faire une demande d'assurance-emploi, même si elles avaient accumulé des centaines de jours de congé de maladie.
L'assurance-emploi sert à protéger les travailleuses et travailleurs qui sont mis à pied, particulièrement lorsque l'économie se porte mal comme à l'heure actuelle, a déclaré John Gordon, le président national de l'AFPC. « L'assurance-emploi ne sert pas à sortir du pétrin une entreprise profitable comme Postes Canada », a-t‑il ajouté.
Le groupe visé par le nouveau régime est composé en majorité de femmes qui occupent des postes administratifs. Ce même groupe attend, depuis 25 ans, le règlement d'une plainte d'équité salariale.
Selon Gordon, Postes Canada aimerait que ce nouveau régime s'applique à tout son personnel. Et cela expliquerait qu'elle cherche à intimider ce petit groupe d'employées.
Il ajoute : « près de 90 % de nos membres ont voté massivement en faveur de la grève parce qu'ils n'aimaient pas ce régime. Or, comme l'employeur n'a pas manifestement pas l'intention d'y changer quoi que ce soit, l'AFPC a signifié aujourd'hui un avis de grève à Postes Canada.
Gordon s'est dit heureux d'obtenir l'appui du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP). Il a souligné que les membres de l'AFPC qui travaillent pour Postes Canada peuvent compter sur le soutien de leurs confrères et consœurs partout au pays.
L'AFPC a déposé une plainte de pratique déloyale de travail contre Postes Canada. Elle l'accuse d'avoir diffusé de l'information erronée à l'ensemble de son personnel au sujet des négociations menées avec l'AFPC et d'avoir enfreint les dispositions du Code canadien du travail.
Dans ces messages trompeurs, l'employeur a déclaré que les changements apportés aux dispositions sur les congés de maladie et les congés pour obligations familiales entreraient en vigueur le 1er janvier 2010. Il omet toutefois de mentionner que les changements n'ont pas été négociés avec le syndicat. L'AFPC accuse aussi l'employeur de vouloir discréditer le syndicat en envoyant directement aux membres des messages contenant des propos erronés et trompeurs au sujet du déroulement des négociations.
Renseignements :
Alain Cossette, Communications, AFPC, 613-293-9210
61-131108
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Date de modification : 2008/11/18
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