7 mai 2009

Communiqué

Confier la construction d'installations de haute sécurité au secteur privé est une très mauvaise décision, selon l'UEDN

Ottawa – En proposant au secteur privé de construire et d'exploiter une nouvelle installation haute sécurité pour le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC), le gouvernement fédéral court après les ennuis dans le domaine de la sécurité du pays, a fait valoir Philippe Turcq, le vice-président pour le Québec de l'Union des employés de la Défense nationale (UEDN), un Élément de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC).

Mercredi dernier, la direction du CSTC a informé l'UEDN qu'il entend construire et exploiter de nouvelles installations par l'entremise d'un partenariat public-privé (PPP). Pour ce faire, il émettra un appel d'offres de type « conception, construction, financement et entretien ».

« S'en remettre au secteur privé pour concevoir et entretenir des installations haute sécurité d'une importance vitale n'a aucun bon sens », affirme M. Turcq, dont les membres fournissent des services de sécurité essentiels au CSTC.

Le CSTC est une composante cruciale de la stratégie antiterroriste du Canada. Il fournit des renseignements étrangers et veille à la sécurité des communications électroniques du gouvernement.

John Adams, le chef du CSTC, a expliqué au syndicat les raisons qui ont incité le gouvernement à privilégier la formule du PPP : les délais de construction sont plus courts et le contrat signé avec l'entrepreneur retenu prévoit des dispositions selon lesquelles ce dernier assumerait le financement et tous les risques pendant 30 ans.

« C'est ridicule. Jusqu'à présent, au Canada, le recours aux PPP donne des résultats lamentables. C'est un échec à bien des égards : délais de construction non respectés, dépassement de budget et c'est toujours la population qui paie la note », déplore Philippe Turcq.

Le syndicat a demandé à la direction du CSTC de lui présenter des arguments crédibles et détaillés comparant les avantages d'un PPP à ceux de l'achat direct. Le syndicat incite aussi les parlementaires à exiger cette information ainsi qu'un examen minutieux des motifs privilégiant les PPP.

RENSEIGNEMENTS :
Philippe Turcq, Vice-président, Québec, UEDN 514-247-3094

23-070509

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Date de modification : 2010/01/29

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