Programme des femmes
Harper coupe les vivres aux groupes de femmes? L’AFPC riposte en leur apportant son soutien financier
L'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) croit en l'égalité des femmes. Et son engagement se manifeste par l'octroi de subventions totalisant 90 000 $ à six groupes de femmes qui éprouvent de sérieuses difficultés financières depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs en 2006.
Le 1er février dernier, l'AFPC a décidé de verser 15 000 $ à chacun des organismes suivants : l'Alliance féministe pour l'action internationale, l'Association canadienne pour la promotion des services de garde à l'enfance, la Fédération des femmes du Québec, l'Association nationale Femmes et Droit, l'Institut canadien de recherches sur les femmes et la Coalition spéciale pour l'égalité des femmes.
Encore une fois, l'AFPC se montre solidaire des organismes qui ont été durement touchés par la décision du premier ministre Harper d'abolir le financement fédéral accordé à la recherche et à la promotion des droits des femmes. Lors de la dernière rencontre du G8, Harper s'est engagé officiellement à combattre la mortalité maternelle à l'échelle mondiale. Mais à l'échelle nationale, il n'a pratiquement rien fait pour aider les femmes.
C'est plutôt le contraire, en fait. Dès leur arrivée au pouvoir, les conservateurs ont supprimé le Programme national de services de garde à l'enfance nouvellement créé. Puis, en septembre 2006, ils ont refusé de mettre en œuvre les recommandations du Groupe de travail sur l'équité salariale. Finalement, en 2009, le gouvernement Harper a carrément aboli le droit à l'équité salariale des fonctionnaires fédéraux.
« Espère-t-on vraiment réduire la pauvreté des mères canadiennes en les payant moins bien et en sabrant dans les services de garde? », se demande Patty Ducharme, la vice-présidente exécutive nationale de l'AFPC.
En abolissant le financement de la recherche et du militantisme féministes, Harper a littéralement érodé la capacité du mouvement féministe d'analyser et de proposer des politiques qui sont favorables aux femmes. Au cours des quatre dernières années, le gouvernement Harper a fermé 12 des 16 bureaux régionaux de Condition féminine Canada. Il a aussi démantelé le Programme de contestation judiciaire et aboli la Commission de réforme du droit.
Harper et ses députés s'en prennent maintenant au registre des armes d'épaule. Ils cherchent aussi à déstabiliser des organismes voués aux droits de la personne, tels que Droits et Démocratie, KAIROS et Alternatives.
Selon Patty Ducharme, « le gouvernement Harper s'est acharné contre les droits des femmes au Canada. Notre syndicat est fier de soutenir des organismes qui revendiquent la justice et l'égalité pour les femmes au Canada et à l'étranger. »
Date de modification : 2010/07/26






