Négociation pour le groupe FB
20 juin 2012
Groupe FB : Message de l'équipe de négociation
Les parties ont convenu de mettre fin aux pourparlers et de se tourner vers la conciliation.
Notre équipe de négociation et celle de l'employeur se sont rencontrées à nouveau du 18 au 20 juin. Dès l'ouverture des discussions, lundi matin, notre équipe a réitéré notre message, qui est le même depuis le début : nous sommes prêts à négocier et nous revendiquons les mêmes avantages et conditions que ceux déjà consentis à d'autres agents d'exécution de la loi du secteur fédéral. Ainsi, nous voulons un régime de retraite qui permet une retraite après 25 années de service sans pénalité et des pauses-repas rémunérées et ouvrant droit à pension (avantages déjà consentis à nos homologues à Service correctionnel Canada et à la GRC (deux organisations régies par le même ministère que l'ASFC). Nous proposons des mesures qui ne coûteraient pratiquement rien : la reconnaissance de l'ancienneté pour tous les employés; des horaires de travail raisonnables; les droits des employés saisonniers et à temps partiel; et l'accès à la Politique de télétravail du Conseil du Trésor. Enfin, nous réclamons aussi une meilleure sécurité d'emploi, le renouvellement de la lettre d'entente sur les mesures de protection dans le contexte de l'initiative d'armement, la parité salariale avec d'autres agents d'exécution de la loi et l'indexation des salaires selon le taux d'inflation.
Pendant les discussions qui ont suivi lundi et mardi, l'employeur a rejeté toutes ces propositions. Il persiste à vouloir imposer des conditions de travail inférieures à celles consenties à d'autres agents fédéraux d'exécution de la loi. L'abolition de l'indemnité en cas de départ volontaire. Des augmentations salariales qui ne suivent pas le rythme de l'inflation et qui sont loin d'être comparables à ceux des autres professionnels d'exécution de la loi. L'employeur propose aussi un libellé sur l'initiative d'armement qui est pire que celui qu'il avait accepté durant la ronde précédente. Et ce n'est pas tout : il insiste aussi pour que nous discutions encore de certaines concessions, dont celle sur les changements de quarts de travail.
À ceci s'ajoute le fait que, grâce au budget du gouvernement Harper, nous devrons débourser davantage pour notre régime de retraite et les recrues devront travailler plus longtemps avant d'avoir droit à leurs prestations de retraite.
Au moment même où il annonce qu'il compte éliminer plus de 1000 postes à l'ASFC, l'employeur nous demande d'accepter toutes ses concessions, sans offrir quoi que ce soit de valable en échange. Pour notre équipe de négociation, c'est inacceptable. Et nous avons dit NON. Les parties ont donc convenu de mettre fin aux pourparlers mardi et de se tourner vers la conciliation.
Des membres du SDI/AFPC ont manifesté récemment devant un hôtel luxueux de Montréal, où étaient réunis des gestionnaires de l'ASFC. En mai dernier, des milliers de membres de l'AFPC se sont rassemblés devant le bureau du premier ministre pour dénoncer les compressions budgétaires et le manque de respect à l'égard de nos membres qui sont en négociations. Nous devons continuer à démontrer notre mécontentement au gouvernement et à notre employeur.
Nous travaillons fort. Nous assurons la sécurité de nos frontières et de nos communautés. Nous méritons bien mieux que cela.
Nous vous tiendrons au courant de la situation. Le processus de négociation collective visé par la LRTFP est long, compliqué et restrictif. Si vous avez des questions, communiquez avec un membre de l'équipe de négociation, avec votre délégué syndical ou avec un membre du bureau de direction de votre succursale. Vous pouvez aussi consulter le www.psac-afpc.com
Date de modification : 2012/06/20








