Parlons syndicat
27 juin au 8 juillet, 2005
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En manchette :
Robyn Benson réélue vice-présidente de l’AFPC, région des Prairies
Les délégué-e-s au Congrès régional des Prairies ont réélu Robyn Benson vice-présidente exécutive régionale (VPER).
«Plus que jamais, la région des Prairies est représentative de la réalité. En effet, c’est grâce aux changements apportés à notre structure, lesquels ont été approuvés par les déléguées et délégués au cours du week-end.», de déclarer Robyn Benson. «Le fait que le conseil régional comprenne maintenant une personne représentant chaque groupe d’équité ainsi qu’une personne représentant le groupe jeunesse nous permettra de faire progresser avec dynamisme les dossiers de l’AFPC.»
Robyn Benson renouvelle pour la troisième fois son mandat à titre de VPER des Prairies. Employée pendant 20 ans à un centre fiscal de Revenu Canada, qu’on appelle maintenant l’Agence du Revenu du Canada (ARC), elle devenait vice-présidente régionale du Syndicat des employé‑e‑s de l’Impôt (SEI) en 1993. D’ailleurs, c’est ce qui devait se révéler le tremplin de son élection à la charge de VPER lors du Congrès triennal de l’AFPC en 2000.
Brian Molsberry a été élu vice-président exécutif régional suppléant de la région des Prairies. Il deviendrait VPER advenant que Robin Benson soit dans l’impossibilité de remplir son mandat.
Du 24 au 26 juin, quelque 300 déléguées et délégués se sont réunis en congrès régional. Les congressistes ont adopté des résolutions préconisant le déploiement d’une stratégie syndicale nationale visant à mettre fin aux taux de rémunération régionaux. Leur objectif : faire de cette question une priorité politique. Un grand nombre de membres de l’AFPC, surtout ceux et celles des Services de l’exploitation, regroupés à la Table 2 du Conseil du Trésor, jugent discriminatoire la pratique de l’employeur de verser à des travailleuses et travailleurs qui effectuent le même travail une rémunération différente, selon la région. À leur avis, cette façon de faire est symptomatique du manque de respect de l’employeur et du peu de valeur qu’il accorde à leur travail.
Une autre résolution, entrée en vigueur dès son adoption, vise à garantir la présence au Congrès régional d’une déléguée ou d’un délégué par conseil régional.
L’AFPC représente environ 23 000 membres dans la région des Prairies.
Le SESG a un nouveau président
Les délégué-e-s du SESG ont élu John Edmunds à titre de nouveau président du Syndicat des employé-e-s du Solliciteur général au cours de leur congrès qui s’est tenu à Halifax du 7 au 11 juillet.
Avant le congrès, Edmunds occupait le poste de vice-président national du SESG. Il remplace ainsi Lynn Ray qui a agi comme présidente nationale du SESG pendant 18 ans. Ray a d’abord été élue à l’Exécutif national en 1984, où elle a occupé le poste de vice-présidente régionale pour les membres de la GRC et du ministère de la Justice en Colombie-Britannique et au Yukon. Trois ans plus tard, elle était élue présidente nationale du SESG. Ray a reçu une chaleureuse ovation au cours du banquet du congrès.
Parmi les nombreuses résolutions débattues au congrès, les déléguées et les délégués ont notamment voté en faveur d’une résolution visant à faire du SESG un Élément intégrateur et bilingue. Il a été décidé que la présidence de l’Élément devrait être en mesure de communiquer avec tous les membres dans les deux langues officielles du Canada, ou à tout le moins s’efforcer de devenir bilingue durant son mandat. Au besoin, l’Élément offrira à la présidence la formation linguistique.
Outre le président national Edmunds, l’Exécutif du SESG se compose désormais des membres suivants : vice-présidente nationale (VPN), Jackie Schmidt, vice-présidents régionaux pour la Commission nationale des libérations conditionnelles/le Service correctionnel du Canada, Ken Hazard (est) et Alec Brown (ouest), VPR SCC/Justice/SPPCC /CCDP/Tribunaux/CIPVP, Doug Marshall (Ottawa), SCC, Mike Arsenault (Atlantique), GRC/Justice, Debbie Kelly (Atlantique), SCC, Martine Racine (Québec), GRC/Justice France Garnier (Québec); GRC/Justice Janet Hauck (Ontario); SCC Ken Friesen (Manitoba); SCC, Barry Stolar (Saskatchewan); GRC/Justice, Jackie Schmidt (Manitoba/ Saskatchewan), SCC, Stan Stapleton (Alberta/T.-N.-O.), GRC/Justice, Karen Dion (Alberta/T.-N.-O.); SCC, Keith Glover (C.-B./Yukon); GRC/Justice, Janet McLellan (C.-B./Yukon).
La conférence de l’OIT s’attaque au chômage des jeunes
Les participantes et participants à une récente conférence de l’Organisation internationale du Travail (OIT) ont convenu que des services publics de grande qualité peuvent augmenter considérablement l’emploi des jeunes. La délégation s’est également engagée à favoriser la participation des jeunes aux politiques et programmes du marché du travail. L’OIT a également convenu d’appuyer les efforts visant à renforcer la capacité des syndicats d’approcher les jeunes travailleuses et travailleurs et de les amener à participer.
La conférence a eu lieu à Genève du 30 mai au 16 juin dernier. Elle a réuni des représentantes et représentants de syndicats, d’employeurs et de gouvernements. Selon un rapport de la conférence, l’augmentation des services publics crée un environnement propice aux investissements privés et à la croissance de l’emploi. De plus, il existe une grande possibilité d’accroître l’activité économique dans des secteurs clé, au moyen d’initiatives publiques et privées, et cela contribuera à la croissance économique et à la création d’emplois.»
Dans son discours au récent congrès du SESG à Halifax (N.-É.), la présidente nationale de l’AFPC, Nycole Turmel, a parlé de l’engagement des jeunes au sein du mouvement syndical. Elle a déclaré que l’AFPC a toujours soutenu une plus grande participation des jeunes au sein du mouvement syndical et de l’AFPC.
«Je pense qu’il est vrai de dire que notre syndicat réussit bien depuis quelques années dans sa tâche de recrutement de nouvelles militantes ou de nouveaux militants. Ce plus grand militantisme, nous l’obtenons parce que nous sommes davantage mobilisés et engagés lorsque se pose un problème», souligne la présidente Turmel.
Vous pouvez lire les conclusions de la Commission sur l’emploi des jeunes de la Conférence de l’OIT, sous la rubrique Emploi des jeunes, à l’adresse suivante : http://www.ilo.org/public/french/standards/relm/ilc/ilc93/reports.htm
Le point sur les négociations
• Les membres de l’AFPC au Musée canadien des civilisations ont ratifié une entente de principe conclue précédemment entre l’AFPC et le Musée. L’entente renferme des augmentations salariales similaires à celles obtenues dans la fonction publique fédérale, soit de 2,5 %, 2,25 %, 2,4 % et 2,5 % pour chacune des quatre années de la convention. Des améliorations sont également prévues aux dispositions sur le congé annuel, le congé de maternité et le congé parental. Les employées et employés à temps partiel toucheront une compensation monétaire pour leurs avantages sociaux.
«Quoique l’employeur est demeuré inflexible quant aux clauses entourant la sous-traitance, nous allons recommander l’entente aux membres car elle contient des améliorations tangibles à leurs conditions de travail », explique Ed Cashman, vice-président exécutif régional de l’AFPC pour la région de la capitale nationale.
• Les membres de l’AFPC ont conclu une entente avec la Hudson Bay Port à Winnipeg. L’entente renferme des augmentations salariales et des améliorations au titre de la durée du travail, des congés annuels et autres, et des avantages. Si l’entente est ratifiée, la nouvelle convention viendra à expiration le 31 décembre 2006.
• Les membres de l’AFPC ont ratifié des ententes de principe avec le Corps canadien des commissionnaires au Yukon, à Victoria et à l’île de Vancouver, et avec la Qulliq Energy Corporation au Nunavut.
• L’AFPC a signifié l’avis de négocier à la Ville de Fort Smith dans les Territoires du Nord-Ouest, au Saskatoon Airport Authority et à l’Association d’habitation de Pangnirtung.
Tipi de 55 pi en l’honneur des Premières nations
Les membres de l’AFPC ont érigé un énorme tipi à la foire commerciale de l’Assemblée des Premières nations situé à l’école secondaire Sir John Franklin dans le cadre de la 26e assemblée générale de l’APN qui a lieu du 5 au 7 juillet 2005.
Le tipi est peut-être le plus gros du genre à être érigé dans les T.N.-O. ou dans le Nord. Les poteaux du tipi pèsent plus de 6 000 lb; ils ont été coupés au sud de l’Alberta et expédiés à Yellowknife pour l’événement. C’est l’artiste déné Archie Beaulieu qui a dessiné la toile, laquelle sera achevée à l’assemblée générale des Dénés qui aura lieu à Rae en août 2005.
On estime à plus de 8000 le nombre de visiteurs et personnes déléguées, observatrices et participantes qui sont venus à Yellowknife pour cet événement.
«L’AFPC, le Syndicat des travailleurs du Nord et la Nation dénée ont entrepris un projet de recherche conjoint en novembre 2004 concernant les droits des travailleurs dénés. L’AFPC est fière d’appuyer les membres des Premières nations et le tipi témoigne de l’engagement que nous avons en tant que syndicat d’affermir les relations de travail avec les leaders et les collectivités autochtones à l’échelle régionale et nationale», affirme Jean-François Des Lauriers, vice-président exécutif régional, région du Nord.
L’événement a mis de l’avant le Réseau national autochtone, inuit et métis (NAIM) de l’AFPC. D’ailleurs, la présidente nationale, NycoleTurmel, a pris la parole.
«La création du Réseau NAIM marque une étape importante de la solidarité de longue date qui existe entre l’AFPC et les membres autochtones en ce qui concerne l’avancement de leurs droits au travail et dans la société. Le Réseau NAIM a pour but de permettre aux membres autochtones, inuits et métis de l’AFPC d’exprimer leurs opinions d’une seule voix de sorte qu’ensemble, ils puissent accroître leur participation à tous les paliers du syndicat, favoriser leur autonomie et défendre leurs intérêts, tant au sein du syndicat que dans la société», déclare Turmel.

Le tipi érigé par les membres de l’AFPC lors de la réunion générale de l’APN.
L’arbitrage règle de vieux problèmes au SCRS
À l’issue de négociations frustrantes, l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) a présenté une demande d’arbitrage pour ses membres au Service du renseignement de sécurité (SCRS) dans l’espoir de régler de nombreuses questions pécuniaires et non pécuniaires en litige. Les audiences du conseil d’arbitrage ont eu lieu à Ottawa du 25 au 27 mai.
Dans sa plaidoirie, l’AFPC a présenté des preuves contraignantes établissant que l’employeur a agi de façon «injuste» en accordant des augmentations de salaire à tout le monde, sauf au personnel syndiqué.
La sentence arbitrale a été rendue la première semaine de juin. Elle prévoit un rajustement salarial (variant entre 2,9% et 5,2 %) au 1er janvier 2004 et des hausses salariales de 2 %, 2,65 % et 2,5 % en avril 2004, 2005 et 2006. En moyenne, le personnel en question touchera une augmentation de salaire de 10,6% sur une période de trente-neuf mois.
Dans sa sentence, le conseil d’arbitrage a par ailleurs reconnu l’existence d’une inégalité «injuste» avant la date d’expiration de la dernière convention collective, si bien qu’il a ordonné au SCRS de verser à chaque membre du personnel syndiqué faisant partie de l’effectif à la date de publication du rapport une «prime de dédommagement» de 1600 $.
Enfin, la sentence prévoit un certain nombre d’autres améliorations: rémunération à tarif double de toutes les heures supplémentaires effectuées pendant les jours de repos, congé personnel d’une journée, congé de bénévolat d’une journée et plusieurs modifications bonifiant les dispositions de la convention. La nouvelle convention collective viendra à expiration le 1er avril 2007.
Les membres de l’AFPC à la défense du saumon
Les membres et le personnel de l’AFPC en C.-B. ont participé activement au Festival du saumon de Steveston durant la fête du Canada lors du lancement d’une campagne de cartes postales et d’une pétition destinées au ministre de Pêches et Océans Canada.
Au cours de la journée, les militantes et les militants de l’Élément de l’Environnement ont parlé à des centaines de personnes des pertes d’emploi à Pêches et Océans (MPO), dans la région du Pacifique, et des répercussions qu’auront des compressions budgétaires supplémentaires sur la protection du saumon et d’autres stocks de poissons.
Au cours des dernières années, le personnel du MPO a été incapable de remplir son mandat quant à l’évaluation des stocks, l’application de la législation sur les pêches, la restauration de l’habitat, ainsi que les écloseries et autres programmes de mise en valeur des stocks. Les promesses des Libéraux de financer le travail du Service des pêches dans la région du Pacifique ont été très décevantes, et les pertes d’emploi supplémentaires prévues au ministère au cours des trois prochaines années aggraveront encore le problème.
Selon Patty Ducharme, VPER de l’AFPC pour la C.-B., cette campagne a pour but de préserver non seulement des emplois, mais aussi une ressource très importante.
«Nous demandons au gouvernement canadien d’être responsable et de protéger nos ressources halieutiques en C.-B., en rétablissant et même en augmentant le budget de Pêches et Océans Canada, souligne la vice-présidente Ducharme. Le gouvernement a l’obligation envers la population canadienne de protéger nos réserves de poissons et les personnes qui vivent de la pêche.»
L’AFPC et l’Élément de l’Environnement demandent au ministre Geoff Regan et à l’ensemble des députées et députés de prendre position en faveur des pêches du Pacifique et d’assurer un financement adéquat pour leur protection. Des renseignements complémentaires sur cette campagne sont affichés sur le site Web à l’adresse suivante: http://www.psacbc.com/fisheries (site en anglais seulement).

Megan Adam, membre du Conseil de la région de la C.-B. de l’AFPC, section locale 20147 au kiosque de l’AFPC au Festival du saumon de Steveston.
L’AFPC étend son vol à l’aéroport Pearson
Les vingt-neuf (29) superviseures et superviseurs employés par TBI Canada à l’aérogare 3 (A-3) de l’Aéroport international Lester B. Pearson ont joint les rangs de l’AFPC le mois dernier, lorsque le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a accrédité l’Alliance de la Fonction publique du Canada comme leur agent négociateur.
Ces personnes assignent les tâches, établissent les horaires de travail et administrent des tests de contrôle de la qualité dans plusieurs services de l’aérogare dont ceux ayant trait aux installations, aux bagages et aux aires de trafic.
L’AFPC a entrepris sa campagne de syndicalisation de ces membres le 12 mai dernier et a déposé une demande d’accréditation le 31 mai. Le CCRI a rendu sa décision le 30 juin. Un des employés qui a été actif dans cette syndicalisation, Slawomir Czerwiec, est d’avis que cette intense campagne d’accréditation a constitué une étape importante en vue de l’obtention d’une première convention collective.
Le vice-président exécutif régional de l’AFPC, Gerry Halabecki, soutient que cette victoire revêt une importance particulière pour l’AFPC, parce que la section locale 4 de l’Union canadienne des employé-e-s des Transports (UCET) de l’AFPC représente plus de cinq cents (500) employées et employés de l’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA).
L’AFPC signifiera prochainement l’avis de négocier à TBI Canada afin d’entreprendre le processus de négociation en vue d’une première convention collective.
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