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Parlons syndicat

11 au 29 juillet 2005

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En manchette :


Les membres de l’AFPC protestent contre les baisses de salaire au SCC

Les membres de l’AFPC ont protesté d’un océan à l’autre contre la décision du Conseil du Trésor de cesser de payer l’indemnité de risque à plusieurs milliers de leurs consoeurs et confrères qui travaillent au Service correctionnel du Canada.

« Le Conseil du Trésor a décidé, de façon arbitraire, que 2 000 de nos membres ne seront plus indemnisés en raison du stress et du danger auxquels ils sont exposés chaque jour en travaillant au sein du système correctionnel fédéral, » déclare John Edmunds, président du Syndicat des employé-e-s du Solliciteur général, un Élément de l’AFPC.

 Aux termes de la convention collective conclue entre l’AFPC et le Conseil du Trésor, les travailleuses et les travailleurs ont droit à une indemnité de risque, appelée l’indemnité de facteur pénologique, laquelle est versée en reconnaissance des conditions dangereuses de leur travail. Le gouvernement s’appuie sur une interprétation rigoureuse d’une disposition faisant allusion aux employés qui ont la « garde » de détenus ou de délinquants pour limiter l’indemnité à un moins grand nombre.

Selon John Edmunds, la plupart des membres de l’AFPC qui travaillent au sein du système correctionnel sont en relation étroite soit avec des détenus dans les pénitenciers fédéraux, soit avec des délinquants dans des maisons de transition ou en liberté conditionnelle. Bon nombre d’entre eux ont commis des crimes violents, parfois horribles.

« Quiconque estime que nos membres ne font face à aucun danger devrait se rappeler  Louise Pargeter, l’agente de libération conditionnelle qui a été brutalement assassinée l’année dernière dans l ’exercice de ses fonctions, affirme M. Edmunds. Le gouvernement entend retirer l’indemnité à certains de nos membres qui étaient ses collègues et qui effectuent le même genre de travail. »

Les membres de l’AFPC/SESG ont dressé des piquets d’information pour envoyer un message au SCC et au Conseil du Trésor : la suppression et la récupération de l’indemnité de risque est inacceptable.

« Nous sommes d’avis que cette mesure a été prise de mauvaise foi par le Conseil du Trésor et qu’elle contrevient aux dispositions de la convention collective, » ajoute John Edmunds. La présidente nationale de l’AFPC, Nycole Turmel a écrit aux responsables du Conseil du Trésor pour leur demander de les rencontrer avant la date de mise en oeuvre prévue pour le 10 août et l’on prévoit prendre d’autres mesures. »

L’AFPC/SESG représente plus de 5 600 travailleuses et travailleurs au SCC affectés à diverses fonctions dans les pénitenciers fédéraux : libération conditionnelle, programmes sociaux, conduite de véhicules, enseignement, plomberie, technique en pharmacie, services d’alimentation et soutien administratif.

Les membres de l’AFPC ont organisé des manifestations aux endroits suivants : Colombie-Britannique :  Matsqui, Abbotsford, Mission et Agassiz; Alberta : Edmonton, Bowden, Drumheller et Calgary; Saskatchewan : Saskatoon et Prince Albert; Manitoba : Stoney Mountain, Rockwood et Winnipeg; Ontario : Kitchener, Kingston et Ottawa; Nouveau-Brunswick : à Moncton, Dorchester et Renous.

Manifestation SESG - Edmunds

Le président nouvellement élu du SESG, John Edmunds, entouré de membres de l’AFPC pendant une manifestation à Ottawa.


Le SEI se rappelle la militante Diana Gee; appuie de nouvelles activités

Le Congrès triennal du Syndicat des employé-e-s de l’Impôt (SEI) a été dédié à la mémoire de Diana Gee, vice-présidente régionale de la région de Toronto depuis 2002, décédée juste avant le Congrès. La consœur Gee, active en milieu syndical pendant plus de 20 ans, s’était particulièrement dévouée à la cause de l’équité.

Les déléguées et les délégués se sont prononcés en faveur de la tenue d’une conférence nationale et de trois conférences régionales en santé et sécurité d’ici le prochain Congrès. De plus, il a été décidé qu’un membre par comité de santé et sécurité en milieu de travail participerait aux conférences et aurait droit à une subvention. Le Congrès a aussi convenu d’organiser une Conférence nationale du Programme d’aide aux employé-e-s (PAE) au cours de la même période, et d’accorder une subvention à une déléguée ou un délégué de chaque section locale. Le Congrès a aussi décidé d’élargir la Conférence Accès à l’égalité en permettant la participation d’un membre de plus par section locale.

En plus d’adopter un nouveau budget pour trois ans, les déléguées et les délégués ont accepté une augmentation des cotisations de 25 cents par membre en 2006, 2007 et 2008 et ont rejeté la proposition relative aux cotisations exprimées en pourcentage. Ils ont adopté des résolutions visant la création d’un nouveau Comité d’action politique et ont rendu le poste de première vice-présidence nationale une charge syndicale à temps plein rémunérée.

La présidente nationale Nycole Turmel a félicité les congressistes de la campagne de riposte menée contre l’Agence du revenu du Canada et ses plans de réduire les services à la population canadienne. La chef du NPD du Nouveau-Brunswick, Elizabeth Weir, a encouragé les déléguées et les délégués à continuer la lutte pour la justice sociale et les programmes sociaux.

Betty Bannon, réélue présidente nationale du SEI pour un troisième mandat, a été nommée membre à vie, le plus grand honneur conféré au syndicat. On a présenté à Joy Harrison, une militante de longue date ayant accumulé 35 ans de service, la récompense Godfroy Coté.

Outre la présidente Bannon, l’Exécutif du SEI pour les trois prochaines années sera composé du premier vice-président national Bob Campbell, du deuxième vice-président national Denis Lalancette, et des vice-présidentes régionales et vice-présidents régionaux Linda Cassidy (Atlantique), Marcel Bertrand (Québec), Sabri Khayat (Montréal), Chris
Aylward (Région de la capitale nationale), Kent MacDonald (Nord et Est de l’Ontario), Jerry Dee (Grand Toronto), Nick Stein (Sud-ouest de l’Ontario), Shawn Bergeron (Prairies), Terry Dupuis (Rocheuses) et Pamela Abbot (Pacifique).

Le Congrès a eu lieu à Saint John, Nouveau-Brunswick, du 13 au 16 juillet. Les déléguées et les délégués ont
recueilli 1 031 $, somme remise à la soupe populaire de Saint John lors d’un tirage organisé par la section locale de Jonquière.


L’AFPC lutte pour des services de qualité

En fermant neuf de ses bureaux de la Commission de la fonction publique (CFP), le gouvernement du Canada causera énormément de tort aux Canadiennes et Canadiens qui habitent le Nord du pays, la région de l’Atlantique et la Saskatchewan.

« En principe, le gouvernement du Canada doit offrir des services à l’ensemble de la population, partout au pays », a déclaré Madeleine David, directrice nationale du Syndicat de l’Agriculture, un Élément de l’AFPC. « En fermant des bureaux de district de la CFP, le gouvernement privera des millions de Canadiennes et de Canadiens de services d’une qualité comparable à ceux auxquels ils auraient accès s’ils vivaient dans des grands centres. »

Au total, 94 personnes à temps plein et un nombre encore inconnu de personnes nommées pour une période déterminée seront les victimes de la fermeture de ces bureaux de district. Selon Madeleine David, aux termes de la Loi sur la modernisation de la fonction publique, les fonctions de dotation seront déléguées à des gestionnaires inférieurs. Par effet d’entraînement, la CFP se verra  obligée d’exercer des fonctions accrues de surveillance et d’application, ce qu’elle pourra difficilement faire si ses ressources sont réduites.

Le gouvernement fédéral a annoncé qu’il ferait passer de seize à sept le nombre de ses points de service. Resteront ouverts les bureaux de Halifax, Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg, Edmonton et Vancouver. Seront fermés ceux de Victoria, Whitehorse, Yellowknife, Iqaluit, Regina, Québec, Moncton, Charlottetown et St. John’s.

« Sous le couvert de la modernisation et de l’efficacité, le gouvernement fédéral ne cesse de réduire la qualité des services offerts aux Canadiennes et Canadiens qui habitent les régions vulnérables du pays, déplore Bob Kingston, vice-président national du Syndicat de l’Agriculture. Les gens qui habitent loin des grands centres bénéficient d’un moins grand nombre de ressources. Il est injuste d’en réduire encore plus le nombre. »

L’AFPC et le Syndicat de l’Agriculture entendent exercer des pressions sur le gouvernement et mobiliser des gens dans les collectivités touchées dans le but de protéger les emplois de leurs membres et d’assurer ainsi la qualité des services offerts à la population.


Le point sur les négociations

•     Les travailleuses et les travailleurs à Nav Canada, membres de l’Alliance de l’AFPC, viennent de ratifier à 90% une nouvelle entente de principe. La convention collective pluriannuelle s’étendra jusqu’au 30 juin 2009.

      La nouvelle convention renferme les augmentations économiques suivantes : 1,5% rétroactivement au 1er janvier 2005, 2,25% rétroactivement au 1er juillet 2005 ainsi que 2,25%, 2,5% et 2,5% le 1er juillet 2006, 2007 et 2008 respectivement. Le syndicat a négocié un rajustement de 750 $ le 1er juillet 2005 pour les membres du groupe CR de tous les niveaux et un rajustement additionnel de 750 $ à compter du 1er juillet 2007. Dans chaque cas, on parle d’une augmentation d’environ 1,9%. À compter du 1er janvier 2007, une autre augmentation de 3% sera ajoutée, soit au sommet des échelles salariales, sous forme d’augmentation d’échelon, soit aux taux horaires, selon le cas.

      Quelque 300 travailleuses et travailleurs à Nav Canada sont visés par cette entente.

•     L’AFPC a signifié l’avis de négocier à Evergreen Forestry Management Limited à Hay River, T. N.-O.

•     Les membres de l’AFPC ont conclu un accord de principe avec la Saskatoon Airport Authority. Si l’accord est ratifié, la convention collective viendra à expiration le 30 juin 2010. Elle prévoit des augmentations de 3%, le 1er juillet de chaque année, de 2005 à 2009.

•     L’AFPC a demandé que l’on nomme une conciliatrice ou un conciliateur dans le cadre des négociations avec le groupe I.M.P. – division de l’aérospatiale à Enfield, Nouvelle-Écosse.

•     Les membres de l’AFPC ont ratifié un accord de principe avec le Hudson Bay Port à Winnipeg, avec la Commission des champs de bataille nationaux et avec l’Administration de pilotage des Laurentides à Québec et avec l’Office d’habitation d’Iqaluit.


La météo, chez nous!

Le transfert des services de prévisions météorologiques de Gander (Terre-Neuve) à Halifax (Nouvelle-Écosse) pourrait être lourd de conséquences pour la population de Terre-Neuve, prévient l’AFPC, qui représente les travailleuses et travailleurs du Centre météorologique de Gander.

« Les conditions météorologiques de Terre-Neuve sont les plus volatiles au pays, et les plus difficiles à prédire », affirme Jeannie Baldwin, vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC pour l’Atlantique. « Il n’est pas logique de sortir les météorologues de Gander », ajoute-t-elle.

Pour Mme Baldwin, le public canadien doit avoir accès à des renseignements météorologiques fiables, surtout à notre époque où les tendances météorologiques changent et les conditions sont déstabilisées sous l’effet du réchauffement de la planète et d’autres changements climatiques.

« La loi oblige le gouvernement à donner des avertissements météo, dit Mme Baldwin. Qu’ils travaillent dans l’agriculture, dans la forêt, dans la pêche ou dans la construction routière ou immobilière, ou parce qu’ils doivent se rendre au bureau tous les jours, ou que ce soit pour préparer leurs vacances, les Canadiennes et les Canadiens ont besoin de renseignements aussi précis que possible. »

Des milliers de personnes ont déjà signé une pétition réclamant le retour des prévisions météorologiques à Gander, dont le maire Claude Elliot, le maire de St. John’s, Andy Wells, le député fédéral Scott Simms, le député provincial Kevin O’Brien et bien d’autres.

Mme Baldwin est d’avis que les progrès technologiques ne permettent même pas aux grands bureaux météorologiques centralisés de fournir des données précises et spécialisées sur les phénomènes microclimatiques qui existent hors des grandes villes. De fait, conclut-elle, le gouvernement doit accroître le nombre de centres qui fournissent des services de prévisions météorologiques afin d’assurer un service fiable et rapide au public canadien.

Manifestation bureau météo Gander

Panneau d’affichage illustrant les dirigeantes et dirigeants nationaux et régionaux de l’AFPC. Il s’inscrit dans la campagne visant à conserver le service des prévisions météo à Gander, T.-N.


Le personnel administratif de Nishnawbe-Aski joint l’AFPC

Le 20 juillet 2005, les employées et les employés du bureau administratif de la Commission des services policiers de Nishnawbe-Aski se sont prononcés par une écrasante majorité (13 voix contre 4) en faveur de joindre les rangs de l’Alliance de la Fonction publique du Canada.

Une majorité de vingt et un employés et employées du bureau administratif ont signé leurs cartes d’adhésion syndicale dans l’espace d’une semaine provoquant ainsi un vote de représentation entre l’AFPC et leur ancienne association. L’employée chargée du recrutement Diane Genier a déclaré : « J’ai découvert par la recherche et l’expérience que l’AFPC a fait ses preuves sur le plan du professionnalisme, de la transparence, de l’honnêteté et de la sincérité. »

Les services policiers de Nishnawbe-Aski assurent le maintien de l’ordre en fonction des besoins de la communauté et des différences culturelles à toute la population du secteur Nishnawbe-Aski, y compris les collectivités des Premières nations du Nord de l’Ontario. Le vice-président exécutif régional de l’AFPC, Gerry Halabecki, a précisé que « l’AFPC se bâtit une réputation dans le Nord de l’Ontario et le succès de cette campagne s’inscrit dans la foulée des liens que nous avons tissés avec les collectivités autochtones. »