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Parlons syndicat

10 au 28 octobre 2005

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En manchette :


Le point de vue des membres sur Service Canada

Service Canada = service en moins?

Le gouvernement soutient que l'objectif de Service Canada est d'offrir, à un guichet de service unique, un meilleur service à un plus grand nombre de Canadiennes et de Canadiens dans un plus grand nombre de collectivités, et de le faire en adoptant une approche axée sur le service. L'AFPC s'inquiète des répercussions qu'aura ce nouveau projet sur la qualité des services offerts au public et sur les membres qui offriront ces services.

Des membres qui travaillent à Service Canada nous donnent une idée de ce qu'est la situation réelle. Voici des exemples allant à l'encontre des déclarations de l'employeur:

L'employeur soutient que Service Canada améliorera les services de première ligne au public. Cependant, des membres nous disent que leurs gestionnaires leur ont demandé de diriger plus souvent le public vers les ordinateurs et que la qualité du service personnalisé avait diminué; des gestionnaires ont dit à nos membres que les emplois à la nouvelle agence exigeront des connaissances de base plutôt que spécialisées, ce qui fait craindre que nos membres n'aient plus qu'un rôle réducteur à jouer en raison de la déqualification rattachée aux emplois de première ligne.

Dans la plupart des centres d'appels, des délais non réalistes sont fixés pour répondre au public, ce qui a une incidence sur la charge de travail de nos membres et sur l'ampleur et la qualité des services offerts. L'employeur prétend que la plupart des pertes d'emploi seront justifiées et se feront par attrition. Cependant, des travailleuses et des travailleurs nommés pour une période déterminée voient déjà leur emploi se terminer, alors que du personnel occasionnel et étudiant est embauché pour faire leur travail.

L'employeur prétend que les emplois de première ligne à Service Canada seront intéressants et valorisants. Cependant, nous avons su que des travailleuses et des travailleurs doivent servir le public en ne disposant que d'une simple feuille de références provenant des agences et des ministères; nous avons su que, dans certains cas, le personnel n'a reçu que deux heures de formation.

L'employeur a prétendu qu'il n'y aurait pas de privatisation. Cependant, les membres craignent que l'employeur recoure à la privatisation et qu'un plus grand nombre de leurs tâches soient transférées aux employeurs du secteur privé comme Quantum, une firme qui exploite actuellement le service 1-800-O-Canada.

L'AFPC veut mettre au point un plan d'action solide et efficace pour protéger ses membres et la qualité des services offerts au public. Pour ce faire, nous avons besoin de savoir ce qui se passe dans vos milieux de travail.

Si vous, les membres oeuvrant sur le terrain, avez des exemples semblables à ceux précités ou d'autres exemples allant à l'encontre des déclarations de l'employeur sur la protection de la qualité de vos emplois et des services offerts au public, nous vous prions d'en faire part à votre Élément ou à votre bureau régional le plus près.

Veuillez nous rapporter les propos de vos gestionnaires et les lieux de travail précis où des instructions vous ont été données. Si des instructions vous ont été transmises par écrit, il nous serait très utile de recevoir une copie de ces documents. Aussi, si vous rencontrez votre député-e, donnez-nous son nom et laissez-nous savoir ce qu'il/elle a dit lors de cette rencontre.

Vous pouvez envoyer vos informations à pourlescanadiens@psac-afpc.com .

Les informations que vous nous transmettrez demeureront confidentielles et seront utilisées seulement pour s'assurer que les droits de nos membres sont protégés.

Le Syndicat des Ressources naturelles s'est donné une nouvelle présidente

Claudia Thompson a été élue présidente nationale du Syndicat des ressources naturelles (SRN) au congrès national de l'Élément tenu à Vancouver du 30 septembre au 2 octobre 2005.

Thompson a d'abord occupé la charge de secrétaire-trésorière de la section locale 30177 en 1986. Elle est ensuite devenue la présidente de cette section locale en 1996. Elle a de plus rempli les fonctions de coprésidente du comité des finances au cours des deux derniers congrès du SRN et elle a assisté au congrès triennal du SRN et au congrès de l'AFPC à titre de déléguée. Au congrès du SRN de 2002, elle a été élue à la charge de 2e vice-présidente nationale de l'Élément.

Les personnes suivantes ont été élues membres du bureau national du SRN : Patrice Lascelles, 1er vice-président national, et Peter Neelands, 2e vice-président national. Les délégués au congrès de l'AFPC sont : Carrie Bolton, déléguée 1, Len Dolan, délégué 2, et Bernie Brotschi, délégué suppléant. Carol Choffe a été élue coordonnatrice du programme d'accès à l'égalité et Denis Ketchum a été réélu à la charge d'agent de santé et de sécurité.

La conférencière invitée au congrès du SRN était l'adjointe au maire de la ville de Vancouver, Ellen Woodsworth.

Une ancienne activiste de l'AFPC devient leader du NPD du Nouveau-Brunswick

Allison Brewer, leader du NPD du Nouveau-BrunswickAllison Brewer a été élue cheffe du Nouveau Parti Démocratique du Nouveau-Brunswick le 25 septembre. Brewer œuvre depuis longtemps pour le changement social, qu'il s'agisse de développement communautaire ou de syndicalisme ou de politique.

Après avoir obtenu son diplôme de l'université Dalhousie, Allison entame une carrière en communications au gouvernement du Nouveau- Brunswick. En 2000, elle s'installe à Iqaluit, au Nunavut, à titre de conseillère en communications au ministère de la Santé et des Services sociaux pour ce qui doit être un séjour d'un an.

 

Pendant son séjour dans le Nord, Allison préside le comité régional des femmes d'Iqaluit de l'Alliance de la Fonction publique du Canada. En 2004, l'AFPC a soumis sa candidature pour le Prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire « personne », prix qui lui a été décerné en octobre à une cérémonie à Rideau Hall pour son travail en tant que défenseure des droits de la personne, féministe et défenseure des droits des personnes handicapées.

Outre ses activités au sein du mouvement syndical et pour la promotion des droits de la personne, Allison sera vice-présidente du Qulliit Nunavut Status of Women Council, membre du conseil de Kamatsiaqtut Tel-Aide Nunavut, coprésidente du comité des relations avec les médias des Jeux d'hiver de l'Arctique de 2002 et secrétaire du Frobisher Bay Kayaking Club.

En plus du Gouverneur général, son courage, sa ténacité et son engagement envers la communauté lui ont valu le prix Iqaluit Pride & Friends of Pride Rainbow Ulu et deux prix de reconnaissance de la ville d'Iqaluit pour son bénévolat. Elle est également membre d'honneur de l'Institut canadien de recherches sur les femmes.

Lors de la Conférence nationale des femmes de l'APFC en 2005, Allison a rappelé à ses consoeurs le besoin pressant de se battre pour les droits de la personne des consoeurs et confrères de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et transsexuelle. Elle est la première personne ouvertement homosexuelle à diriger un parti politique au Canada.

Syndicat des employé-e-s des Anciens combattants Congrès de réorganisation

Le congrès du Syndicat des employé-e-s des Anciens combattants a eu lieu de 1 au 4 octobre derniers. Plus d'une soixantaine de délégué-e-s et d'observateur-trice-s y ont participé.

Les délégué-e-s ont adopté une série de résolutions pour modifier en profondeur la structure actuelle du comité exécutif de cet élément.

Dans le passé, un des vice-présidents régionaux occupait également le poste de vice-président exécutif national.

Désormais ces deux postes sont séparés. Le Québec et la région de l'ouest comptaient deux vice-présidents régionaux. Ils n'en comptent plus qu'un chacun. Ces changements ont donné lieu à de longues discussions et de nombreuses résolutions ont dû être amalgamées pour arriver au résultat désiré.

Le comité exécutif du SEAC est maintenant composé du président national, Denis Dupré, du vice-président exécutif national Yvan Thauvette et des vice-présidents régionaux: Kim Coles pour Charlottetown, Donna Lamy pour l'Atlantique à l'exception de Charlottetown, Magali Picard pour le Québec, Lorne Brady pour l'Ontario et Bonnie Heidt pour l'ouest.

Les principaux orateurs à ce congrès furent Harold Leduc de l'Association canadienne des vétérans pour le maintien de la paix, Mary Ann Burdett présidente nationale de la Légion royale canadienne et Nycole Turmel, présidente nationale de l'AFPC.

Afin de souligner l'année des Anciens Combattants, le président du SEAC, Denis Dupré, a remis à chaque participant une statuette haute de 20 centimètres représentant un fantassin canadien de la première guerre mondiale.

Heures supplémentaires – Victoire pour les membres du SEIC de Terre-Neuve et du Labrador

Les membres du SEIC de Terre-Neuve et du Labrador ont contesté des règles déraisonnables sur les heures supplémentaires et obtenu l'entente qu'ils voulaient.

En août, la direction régionale avait imposé une limite restreignant les heures supplémentaires à deux et demie par jour. Cela lui permettait d'économiser l'indemnité de repas de dix dollars à verser lorsque les membres effectuent trois heures supplémentaires ou plus.

Cela signifie que des heures supplémentaires qui auraient pu être effectuées en deux soirs sont échelonnées sur trois soirs ou plus. La plupart des membres ont jugé que c'était un empiétement importun sur leur vie familiale. Denise Best, vice-présidente nationale du SEIC, avait déclaré à ce moment-là « On demande aux membres de renoncer à un plus grand nombre de soirées passées avec leur famille pour que l'employeur puisse économiser une indemnité de repas de dix dollars. Nous en avons assez d'être traités ainsi. »

Sous la direction de madame Best, les membres de toute la région ont commencé à refuser d'effectuer des heures supplémentaires. Après un mois d'action, des discussions ont été engagées avec la direction. Elles ont fini par donner lieu à l'entente que le syndicat voulait. « Nous avons rétabli le système dans lequel tout le monde trouvait son compte », a dit madame Best, « les membres peuvent décider de la quantité d'heures supplémentaires qu'ils effectueront à toute occasion.

« Nos membres se sont défendus dans ce dossier, et je suis fière d'eux. Ils se sont engagés à accomplir le travail nécessaire pour que les client-e-s obtiennent leurs prestations d'a.-e. mais ils refusent d'être traités de façon inéquitable par l'employeur. Nous avons donc remporté une victoire à la fois pour nos client-e-s et pour nos membres. »

Le point sur les negos

Les membres de l'AFPC qui travaillen pour l'Office de commercialisation du poisson d'eau douce, à Winnipeg, ont ratifié une nouvelle convention collective. Cette convention prévoit des hausses salariales pendant les deux prochaines années et la bonification du congé de deuil, de la prime de poste et de l'état des prestations. L'employeur a aussi accepté de verser au Fonds de justice sociale la somme de un cent (1 ¢) par membre pour chaque heure effectuée, à compter du 1 er mai 2006.

Les membres de l'AFPC ont ratifié une nouvelle convention collective avec le Comité du service unitaire du Canada, à Ottawa, et avec l'Administration de pilotage des Grands Lacs, à Cornwall.

L'avis de négocier a été signifié au Centre de la sécurité des télécommunications (ministère de la Défense nationale), à Ottawa, et à la compagnie Rowes Construction, dans les Territoires du Nord-Ouest.

Nouvelles sur l'équité salariale

Imposition des paiements d'intérêt

Au début de 2005, le juge de la Cour de l'impôt, chargé de notre contestation de la décision du gouvernement d'imposer les versements d'intérêts reçus dans le cadre du règlement de la plainte fédérale relative à l'équité salariale, avait prévenu l'AFPC qu'il pourrait se passer beaucoup de temps avant qu'une décision ne soit rendue. D'après les dernières nouvelles obtenues de la Cour, le jugement sera rendu « sous peu ». Personne ne nous a dit ce que « sous peu » voulait vraiment dire. Des renseignements seront diffusés sur le site Internet de l'AFPC aussitôt qu'une décision sera rendue.

L'équité salariale chez les employeurs distincts

En novembre 2000, l'AFPC déposait une demande d'instance au nom de ses membres anciens et actuels, ayant travaillé ou travaillant pour sept employeurs distincts assujettis à la Partie II de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique, alléguant que les rajustements paritaires fédéraux devraient s'appliquer également à ces employeurs.

Plus tôt cette année, nous avions cru que l'étape des interrogatoires préalables de notre demande introductive d'instance était

terminée. Cependant, longtemps après l'expiration du délai fixé, le gouvernement a communiqué des centaines de documents

additionnels provenant du Bureau du Conseil privé. Cela a entraîné un autre interrogatoire de ses témoins et d'autres engagements àfournir des renseignements supplémentaires. Le processus se poursuit et aucune date d'audience n'a encore été prévue.

Ceci montre, encore une fois, qu'il est grand temps que ce gouvernement libéral dépose dès maintenant un projet de loi proactive sur l'équité salariale.

 

Abolissons la pauvretéLe 17 octobre 2005, des membres de l'AFPC et le personnel du bureau régional de l'AFPC à Kingston se sont joints à un groupe d'environ 300 personnes réunies devant l'hôtel de ville de Kingston pour marquer le 10e anniversaire des manifestations silencieuses organisées par les Sœurs de la Providence. Les manifestants et manifestantes ont entouré l'hôtel de ville de deux longues bannières sur lesquelles on pouvait lire des slogans comme « Abolissons la pauvreté » et « Cupidité = Besoin ». La manifestation coïncidait avec la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté.