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Parlons syndicat

30 janvier au 24 février 2006

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En manchette :


Congrès de l’AFPC : Le travail continue

Un monde, ça se changeÀ la mi-février, plus de quatre-vingt déléguées et délégués de toutes les régions du pays ont passé plus d'une semaine à Ottawa pour analyser toutes les résolutions qui ont été soumises en vue du prochain congrès de l'AFPC. Les participantes et participants étaient regroupés en quatre comités: Comité des résolutions générales, Comité sur la négociation collective, Comité des Statuts et Comité des finances. Les résolutions proviennent des congrès régionaux, des Éléments, des conférences sur l'équité, des conseils régionaux, des sections locales à charte directe et du Conseil national d'administration.

Le Comité des Statuts revoit et fait des recommandations sur les résolutions visant à modifier les Statuts et règlements de l'AFPC.

Le Comité sur la négociation collective étudie les résolutions portant sur le processus interne de la négociation à l'AFPC, comme les conférences de négociation, la grève, la procédure du vote de ratification, et la paye de grève, de même que les résolutions sur les possibles revendications contractuelles.

Le Comité des finances revoit le projet de budget de l'AFPC pour les trois prochaines années et analyse les impacts pécuniaires des résolutions mises de l'avant par les autres comités.

Le Comité des résolutions générales revoit toutes les résolutions qui ne sont pas spécifiquement rattachées à un des autres comités sur des sujets aussi variés que le financement des conférences du syndicat, l'éducation pour les membres, la santé et sécurité et les jours d'équité.

Comme par le passé, les dix-sept éléments avaient la possibilité d'envoyer une personne à chacun des comités. Cette année, pour la première fois, des déléguées et délégués représentant les groupes d'équité, les conseils régionaux et les sections locales à charte directe ont été affectés aux comités.


Turmel discute des enjeux de la fonction publique avec le nouveau ministre

Le 15 février 2006, Nycole Turmel, la présidente nationale de l'AFPC, a rencontré John Baird, le président du Conseil du Trésor, et Pierre Poilievre, le secrétaire parlementaire.

Turmel fut une des premières à rencontrer le nouveau ministre après son assermentation. La rencontre a eu lieu durant la semaine des comités pré-congrès de l'AFPC le jour où John Baird est entré en fonction.

D'emblée, la présidente Turmel a fait valoir l'importance d'un secteur public fédéral fort, qui offre une large gamme de services à la population canadienne.

Puis, elle a abordé diverses questions: la dotation, les emplois de durée déterminée, la responsabilisation du gouvernement, la loi sur la dénonciation des actes répréhensibles, Service Canada et l'initiative des services partagés.

Nycole Turmel a profité de cette rencontre pour informer le Ministre sur l'avancement des travaux du comité mixte AFPC-Conseil du Trésor chargé d'étudier la contribution financière de l'employeur au Fonds de justice sociale de l'AFPC. Même si elle n'a pu aborder ces questions en profondeur, la présidente Turmel juge que la réunion a été positive. Elle se réjouit, par ailleurs, que le président du CT se soit engagé à consulter le syndicat pour discuter de plusieurs enjeux qui touchent les fonctionnaires.

Nycole Turmel s'est également absentée de la réunion des comités pré-congrès pour rencontrer le nouveau député d'Ottawa-Centre, Paul Dewar qui remplace Ed Broadbent au sein du NPD. Il agira comme porte-parole sur le Conseil du Trésor, la Commission de la capitale nationale et les sociétés de la couronne.

Au cours de la rencontre, Nycole Turmel et Paul Dewar ont abordé les questions de dotation à la fonction publique fédérale et de responsabilisation Ils se sont aussi engagés à collaborer étroitement pour s'assurer que le gouvernement administre de façon responsable les dossiers qui touchent directement les travailleuses et travailleurs de la fonction publique fédérale.


Les membres de l'AFPC n'ont pas chômé durant la campagne électorale

Les membres de l'AFPC partout au pays ont travaillé d'arrache-pied durant la dernière campagne fédérale pour renseigner leurs confrères et consœurs sur les questions touchant le mouvement syndical. De nombreuses démarches ingénieuses et créatives ont été empruntées à cette fin, comme vous le lirez dans le présent rapport.

Dans la région de l'Atlantique, les conseils régionaux de l'AFPC à St. John's, à Fredericton, à Gander, à Halifax et à Charlottetown ont participé aux réunions générales de tous les candidats et candidates. À Terre-Neuve-et-Labrador, la campagne en vue de rétablir les postes de fonctionnaires dans la province a été une question chaudement débattue durant les élections, et les membres de l'AFPC du Conseil régional de Gander ont rencontré les chefs des partis pour leur demander de prendre l'engagement de rouvrir le Centre météorologique de Gander.

Les comités régionaux des femmes ont tiré parti de la campagne électorale pour faire du programme national de garderie un dossier chaud. Consœur Jeannette Manuel-Allian, membre de l'AFPC, s'est portée candidate du NPD dans la circonscription de Mirimichi et a reçu l'appui du Comité d'action politique du Conseil de l'Atlantique.

Au Québec, le Conseil régional de l'AFPC a dressé une liste de questions à poser aux candidats et candidates dans deux circonscriptions clés. Malheureusement, les deux députées et députés sortants de ces circonscriptions n'ont pas tenu de réunion générale et n'ont pas répondu aux questions. Plutôt, les membres de l'AFPC ont pris part à la campagne des candidats et candidates qui, à leur avis, imposeraient une défaite aux députées et députés sortants. En outre, ils ont travaillé à titre de scrutateurs et de scrutatrices, par exemple, le jour de l'élection. Les membres ont aussi assisté au lancement des campagnes et pris contact avec les adjointes et adjoints politiques qui leur ouvriraient des portes sur la colline du Parlement. Ghislaine Jalbert, membre du Conseil de région de l'AFPC, s'est affairée en vue d'assurer l'élection de deux nouveaux députés et députées, et compte les rencontrer prochainement pour leur parler du régime de pension des travailleuses et travailleurs des Opérations des enquêtes statistiques.

Dans la région de la capitale nationale, les membres du Conseil régional d'Ottawa (CAO) ont fait parvenir des questions aux candidats et candidates et ont assisté aux réunions générales de ces derniers. Par la suite, le CRO a appuyé un nombre de candidats et de candidates de plusieurs partis qui soutiendraient vraisemblablement les questions qui intéressent nos membres. Cet appui a ensuite été annoncé sur le site Web régional de l'AFPC et lors d'une conférence de presse. En outre, le CRO a parrainé une réunion stratégique de tous les partis portant sur les questions des femmes, qui a été favorablement accueillie.

Les membres de l'AFPC se sont aussi affairés dans toutes les régions de l'Ontario en concentrant spécialement leurs activités dans la région de Hamilton. Le Conseil régional et le Comité des femmes ont ciblé trois circonscriptions en vue d'élire les candidats et candidates du NPD. Bob Black, président du Conseil régional, Aileen Duncan et Cathy Tarves du Comité des femmes ont communiqué avec les membres dans la région pour les informer des enjeux ainsi que des candidats et candidates. Ensemble, ils ont fait près de 1 000 appels! Les trois candidates et candidats du NPD dans les circonscriptions ciblées ont remporté leur élection. Selon Bob Black, il s'agit d'une expérience très enrichissante. Il a précisé que de nombreux membres ont exprimé leur gratitude au syndicat pour avoir participé activement au processus politique.

Plusieurs initiatives ont été entreprises dans les Prairies avant le déclenchement de la campagne fédérale. À Winnipeg, l'AFPC a parrainé une réunion générale des candidats et candidates, qui a été fort courue par les membres de l'AFPC et de la collectivité. Un « déjeuner sur l'herbe » a été organisé pour les membres où ils ont écouté les discours des candidats et candidates ainsi que du CTC sur les questions qui touchent directement les travailleuses et travailleurs.

Les militants et militantes de la région des Prairies à Regina, à Saskatoon, à Prince Albert et à Edmonton ont coparrainé des débats généraux des candidats et candidates.

En Alberta, on a envoyé à tous les candidats et candidates des questionnaires afin de connaître leurs positions sur les questions cernées par l'AFPC, et les résultats ont été transmis aux membres dans chaque région respective de la province. À Saskatoon et à Prince Albert, des annonces ont été placardées sur des panneaux-réclame afin de rappeler aux communautés que leur vote comptait. De plus, l'AFPC a appuyé un candidat et une candidate du NPD, soit Don Kossick et Nettie Weibe.

Dans la région de la Colombie-Britannique, les membres de l'AFPC, de concert avec le CTC et la Fédération du travail de la Colombie-Britannique, ont organisé et lancé l'une de leurs plus importantes campagnes d'action politique.

Cette initiative entre membres visait à ce que ces derniers s'entretiennent sur les questions qui les touchent personnellement ainsi que leur famille. Tout comme les campagnes électorales provinciales et municipales, la campagne fédérale visait à fusionner les ressources collectives afin de faire échouer les gouvernements qui nuisent aux intérêts des travailleuses et travailleurs.

L'AFPC, le CTC et la Fédération du travail de la Colombie-Britannique ont produit des dépliants électoraux qui énonçaient les principales questions syndicales, et les membres les ont distribués. Outre les envois postaux et la diffusion d'information à la sortie des lieux de travail, la région a mené une campagne de sollicitation par téléphone auprès de ses membres.

Dans le Nord, les membres de l'AFPC ont envoyé un questionnaire à tous les candidats et candidates afin de déterminer leurs positions sur une série d'enjeux touchant les travailleuses et travailleurs du Nord et le mouvement syndical. La candidate du NPD Pam Boyde et le candidat libéral Larry Bagnell leur ont fait parvenir leurs réponses. Les membres ont aussi rédigé une série de documents, dont un exposé PowerPoint, pour présenter une analyse à l'effectif des questions débattues durant la campagne qui étaient considérées comme importantes pour le mouvement syndical.


8 mars 2006 – Journée internationale de la femme Reprenons le combat – Nous avons besoin d'un programme de garderie universel!

La Journée internationale de la femme souligne près d'un siècle de lutte dans le monde entier pour assurer l'égalité des femmes.

Ce 8 mars 2006, les femmes à l'AFPC ne veulent pas seulement souligner les gains qu'elles ont faits au cours des 100 dernières années, mais entendent aussi participer activement à la campagne pour des services de garde à but non lucratif qui soient publics, universelles et à prix raisonnable. À cause de l'élection d'un gouvernement conservateur, les défis sont plus grands que jamais pour les femmes sur le marché du travail et leurs familles.

Voilà pourquoi l'AFPC a fait des services de garde l'une des premières priorités cette année. Nous savons tous que de plus en plus de femmes font partie de la population active et que leur nombre ne cesse d'augmenter. En même temps, il revient essentiellement aux femmes de s'acquitter des responsabilités relatives aux soins aux enfants, et l'absence de places abordables dans les garderies de qualité demeure un obstacle majeur à l'égalité à part entière des femmes.

Nous étions dans la bonne voie lorsque le gouvernement précédent a signé des ententes avec les provinces, où on promettait de mettre en œuvre un programme de garderie universel financé par l'État. Ces ententes sont en péril depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur, qui a promis de les supprimer d'ici 2007.

Même si les Conservateurs entendent donner suite à leur version de «choix» des services de garde, le montant de 100$ par mois est pitoyable face aux frais réels des services de garde que doivent acquitter la majorité des travailleuses.

Que pouvons-nous faire?

Nous devons exhorter le premier ministre Harper à honorer les ententes signées par les 10 premiers ministres provinciaux et le gouvernement fédéral en vue d'offrir un programme de garderie universel.

Vous pouvez télécharger la lettre au premier ministre Harper sur le site Web de l'AFPC www.psac-afpc.com et la signer afin de faire pression sur le gouvernement conservateur pour qu'il maintienne les ententes.

De plus, faites des démarches auprès des députées et députés locaux pour que ceux-ci fassent pression sur le gouvernement pour qu'il défende et honore les ententes avec les provinces.

Affairez-vous dans les comités régionaux des femmes et prenez part à la campagne sur les services de garde en sensibilisant vos consœurs et confrères syndicaux ainsi que vos collectivités à l'importance d'un programme de garde.


21 mars 2006 : Journée des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale

En raison de la mondialisation, le mouvement syndical et les autres groupes militant pour la justice sociale au Canada et partout au monde doivent lutter encore plus fort pour obtenir l'égalité. La mondialisation a exacerbé les problèmes de la faim et de la pauvreté, miné les services sociaux comme les systèmes publics de santé et d'éducation, et creusé le fossé entre les riches et les pauvres. Les personnes racialisées, notamment les Autochtones, n'ont pas un accès égal aux possibilités économiques, sociales et politiques. Ainsi, elles ont de la difficulté à obtenir des services sociaux et de santé, touchent des salaires inéquitables et sont désavantagées du point de vue économique, pour des motifs d'ordre racial.

À cause de la privatisation et de la compression des services sociaux indispensables qu'on connaît depuis dix ans sous des gouvernements qui servent fort bien les intérêts des entreprises, les personnes racialisées deviennent de plus en plus marginalisées. Ainsi tenues à l'écart de la société, les personnes racialisées, et plus particulièrement les jeunes, sont privées de leurs droits.

Au lendemain des attaques du 11 septembre, les États-Unis et d'autres pays, y compris le Canada, se fondent sur la race, la culture, l'origine ethnique, la religion et la nationalité pour justifier les atteintes à la vie privée, les détentions injustes, les déportations et autres violations des droits civils et droits de la personne fondamentaux. Les mêmes motifs servent également à justifier l'invasion de pays pauvres et le refus de l'aide humanitaire.

Chaque année, l'AFPC accorde beaucoup d'importance au 21 mars, Journée des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale. À cette date, en 1960, des consoeurs et confrères étaient blessés et tués en tentant de s'insurger contre le cruel régime de l'Apartheid sud-africain, qui s'est finalement effondré suite aux pressions internationales. En 1966, l'Assemblée générale des Nations Unies déclarait le 21 mars Journée des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale. Près de 45 ans plus tard, en raison de la peur du « terrorisme », de l'aggravation de la pauvreté mondiale et des problèmes de santé qui en découlent (p. ex. le SIDA en Afrique et en Asie), la lutte contre le racisme doit se faire dans un esprit de solidarité nationale et internationale au sein du mouvement syndical et des groupes de défense de la justice sociale.

L'objectif du 21 mars doit être visé chaque jour dans les milieux de travail et au sein de notre syndicat. C'est pourquoi nous allons poursuivre nos efforts stratégiques en vue d'augmenter au besoin la représentation des personnes racialisées et veiller à libérer les milieux de travail et les syndicats de toute forme de racisme.