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Parlons syndicat

19 juin au 7 juillet 2006

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En manchette :



Première convention collective à la mine de diamants Ekati

Les membres de l'AFPC à la mine de diamants Ekati, située à 300 kilomètres au nord-est de Yellowknife, ont ratifié leur première convention collective. Une entente de principe avait été conclue le 23 juin entre l'AFPC et le propriétaire d'Ekati, BHP Billiton. Le vote de ratification a été tenu auprès des quelque 400 membres de l'AFPC quelques jours après la conclusion de l'entente.

La convention entre en vigueur le jour de sa ratification et viendra à terme le 31 août 2007.

Les travailleurs et travailleuses vont recevoir un boni de 1000 $ à leur retour au travail et seront admissible à une prime de rétention de 8% pour les personnes habitant le Nord, et de 4% pour les non-résidents. Ce boni sera payé au personnel qui sera à l'emploi de la mine le 31 décembre 2006.

L'entente inclut également une hausse salariale annuelle garantie de 1,5% pour tous les travailleurs et travailleuses et une hausse moyenne de 4% pour l'ensemble de l'unité de négociation. Pour pouvoir travailler à la mine, tous les nouveaux employé-e-s devront être membre en règle du syndicat.

La ratification a mis fin à une grève de trois mois de la part de ces membres de l'AFPC. Le président national de l'AFPC, John Gordon, a déclaré que les travailleuses et travailleurs de la mine Ekati peuvent être fiers de la lutte qu'ils ont menée contre BHP Billiton, la plus grande minière au monde. En effet, ils ont réussi à obtenir la toute première convention collective avec une mine de diamants au Canada.

« On ne peut vraiment pas parler de lutte égale lorsqu'un peu moins de 400 syndiqués se liguent contre une multinationale, un géant de l'industrie minière, qui affiche des profits de 7,5 milliards de dollars par année. Nos membres peuvent marcher la tête haute. Contre toute attente, ils ont obtenu gain de cause dans un contexte de grève extrêmement difficile, l'employeur ayant tout fait pour les vaincre, sans pourtant y réussir, » a précisé Gordon.

Jean-François Des Lauriers, vice-président exécutif de l'AFPC-Nord, a indiqué que la section locale a beaucoup de pain sur la planche au cours des prochains mois. Selon Des Lauriers, « la grève menée contre BHP Billiton a constitué un défi de taille pour les travailleuses et travailleurs de la mine, beaucoup n'ayant jamais fait partie d'un syndicat auparavant. Je suis extrêmement fier de ces gens-là, car ils ont eu le courage de se battre pour leurs droits démocratiques. Il faut maintenant consolider les acquis et continuer de renforcer la section locale du syndicat à Ekati. »


Le Comité national sur les zones de rémunération préconise la voie de la conciliation-grève

Le Comité national sur les zones de rémunération a décidé que la conciliation assortie du droit de grève constituait notre meilleure chance d'éliminer les zones de rémunération.

Le Comité s'est réuni récemment pour discuter des deux voies possibles de règlement des différends au cours de la prochaine ronde de négociation avec le Conseil du Trésor. Le Comité a convenu que la conciliation-grève serait le meilleur moyen d'exercer une pression collective sur l'employeur afin d'éliminer les zones de rémunération. En passant par l'arbitrage, on donne à une tierce partie le pouvoir de décider de questions importantes telles que l'élimination des zones de rémunération. Comme la décision d'un conseil d'arbitrage est exécutoire, nos membres ne peuvent ni voter sur cette décision, que ce soit pour éliminer ou non les taux, ni s'exprimer sur le taux national établi par un conseil d'arbitrage, le cas échéant. La conciliation permet de garder la décision entre les mains des membres.

Les membres du Comité sont déterminés à poursuivre la lutte pour l'élimination des taux régionaux et continuent leurs activités en ce sens. Ils ont notamment l'intention de faire pression sur les députés au cours de l'été et tout au long de la prochaine ronde de négociation.
Pour de plus amples informations sur les zones de rémunération, visitez le site web de l'AFPC :
www.psac-afpc.org/what/payequity/pay_zones/pay_zones-f.shtml


Le point sur les négociations

L'avis de négocier a été signifié à Nunavut Tunngavik Inc., à la Bibliothèque du Parlement et aux services de police de la Nation Nishnawbe-Aski.

Les membres de l'AFPC employés à l'aéroport North Peace de Fort St.John (C.‑B.) ont ratifié une convention collective qui prévoit notamment : des hausses salariales annuelles de 3%, 2,75%, 2,75% et 3%, à compter du 1er mars 2006; l'amélioration des prestations de soins de la vue et de soins dentaires; des primes d'AILD payées par l'employeur.

Le 28 juin 2006, les membres de l'AFPC employés à l'aéroport international Pearson de Toronto ont massivement rejeté la soi-disant « offre finale » de l'employeur. L'offre se résume ainsi : hausses salariales annuelles de 0,35 $, 0,30 $ et 0,25 $ l'heure sur trois ans; refus de toute rétroactivité à la date d'expiration de la dernière convention, en août 2005. En rejetant ainsi l'offre qu'on leur présentait, les membres de la section locale 802 ont donné à leur syndicat un solide mandat de grève. Il incombera donc à une conciliatrice ou un conciliateur de ramener l'employeur à la table. L'équipe de négociation est prête à reprendre les pourparlers pour conclure une convention aussitôt que possible.

L'AFPC vient de lancer la demande de revendications contractuelles en prévision de la prochaine ronde de négociations pour les membres de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Télécharger le formulaire de revendication contractuelle au : www.agrunion.com/fr/news.html


Le téléphone sonne? Répondez! Ce pourrait être votre syndicat!

L'AFPC mènera un sondage auprès des membres en vue de la prochaine ronde de négociation avec le Conseil du Trésor, l'Agence canadienne d'inspection des aliments, Parcs Canada et l'Agence du revenu du Canada.

La maison de sondage bien connue Environics Research Group effectuera le sondage pour le compte de l'AFPC et posera des questions au sujet des enjeux et des priorités de négociation.

Voici quelques éléments d'information relatifs au sondage :

  • Le sondage sera mené par téléphone à partir du milieu du mois d'août jusqu'à la fin septembre.
  • On téléphonera à un échantillon de membres de toutes les Tables du Conseil du Trésor, de l'ACIA, de Parcs et de l'ARC partout au pays.
  • Les membres pourront accepter ou refuser de participer au sondage. Au moment du sondage, le groupe Environics précisera qu'il téléphone au nom de l'AFPC.
  • Chaque appel durera environ 20 minutes.
  • Les renseignements personnels demeureront confidentiels. Les opinions exprimées ne seront en aucun temps associées à des membres individuels.
  • Les données recueillies serviront à formuler les revendications et à établir les priorités et seront fournies aux conférences de négociation respectives.

Si l'on vous sollicite pour participer au sondage nous espérons que vous accepterez. Votre opinion est importante!


Mécontentement dans le secteur public fédéral

L'AFPC veut contribuer à trouver des solutions

L'AFPC tient à collaborer avec le gouvernement fédéral pour trouver des solutions aux nombreux problèmes qui assaillent les lieux de travail du secteur public fédéral.

Les conclusions d'un récent sondage mené auprès de plus de 100 000 travailleuses et travailleurs de la fonction publique fédérale révèlent qu'environ un tiers des fonctionnaires fédéraux sont mécontents de leur travail. Ils se disent stressés, débordés et incapables de concilier travail et famille. De plus, leurs possibilités d'avancement sont rares et leur confiance envers les cadres supérieurs est ébranlée.

John Gordon, président national de l'AFPC, a déclaré que le syndicat a été invité à participer à ce sondage et s'attend maintenant à participer à la mise en œuvre des solutions aux problèmes qui ont été soulevés.

« Il nous est arrivé à plusieurs reprises de recommander au gouvernement fédéral des moyens d'améliorer la qualité des lieux de travail, a précisé le président Gordon. Nous continuerons à tout faire pour améliorer les conditions de travail de nos membres. »

John Gordon a aussi souligné que c'est le syndicat qui a négocié et fait intégrer aux conventions collectives certaines conditions que les personnes répondantes jugent très satisfaisantes, comme les modalités de travail flexibles.

Bien que bon nombre des résultats du sondage soient négatifs, les travailleuses et travailleurs de la fonction publique se disent déterminés à offrir des services de qualité à la population canadienne. Pas moins de 90% des personnes répondantes ont déclaré être fières des services qu'elles dispensent et 96% sont déterminées à contribuer au succès de leur organisation.

Selon Gordon, ces résultats confirment ce que le syndicat a toujours dit : les membres de l'AFPC sont profondément attachés à leur travail et les services publics doivent être protégés contre les compressions et la privatisation.

Le sondage révèle que les réductions de ressources posent des problèmes aux travailleuses et aux travailleurs de la fonction publique fédérale. En effet, 42% estiment que la qualité de leur travail a souffert depuis qu'ils ont autant ou plus de travail à faire avec des ressources réduites. De même, 41% des répondantes et des répondants disent que les changements organisationnels fréquents au sein du gouvernement fédéral minent leur capacité de bien servir le public. Par ailleurs, une majorité de répondantes et de répondants estiment qu'ils ne peuvent pas beaucoup s'exprimer au sujet d'importantes décisions touchant leur milieu de travail, et 61% se disent exclus du processus de décision.


Première visite du président national à un Conseil régional

John Gordon a participé à la réunion d'un conseil régional de l'AFPC pour la première fois depuis son élection à la présidence de l'AFPC. Le 5 mai dernier, John a rencontré les membres du Conseil régional d'action politique de l'Outaouais (CRAPO) à Gatineau pour traiter de l'engagement politique des membres du syndicat.

Le message du président était clair : le travail relatif à l'action politique des Conseils régionaux est un élément essentiel du succès de l'AFPC.
« Presque tout ce qu'entreprend l'AFPC comporte un élément d'action politique, a déclaré John Gordon. Puisque le gouvernement est aussi l'employeur d'un bon nombre de nos membres, c'est l'un des outils les plus importants à notre portée pour effectuer des changements et réaliser des gains pour nos membres pendant les négociations et pendant les élections. »

Le président national a précisé que l'adoption de la loi anti-briseurs de grève est devenue prioritaire pour le Congrès du travail du Canada et que l'AFPC participera aux activités du CTC à cet égard. Il a ajouté que Patty Ducharme, VPEN, a pris le rôle de chef de file et qu'elle coordonnera la lutte contre les briseurs de grève au nom de l'AFPC. John Gordon estime qu'il est bien possible que le gouvernement canadien adopte une loi anti-briseurs de grève à l'automne, à la suite des pressions accrues du mouvement syndical canadien.

M. Gordon a félicité les membres du CRAPO pour leurs efforts de lobbying à cet égard.


L'AFPC gagne deux prix en communications

L'AFPC a remporté deux prix pour l'excellence de ses communications lors de la conférence de l'Association canadienne de la presse syndicale tenue en mai à Winnipeg. La vidéo produite pour le cours de formation des leaders syndicaux a remporté le prix de meilleure production audio-visuelle destinée aux membres. L'AFPC a également remporté le prix de la meilleure annonce imprimée pour une publicité parue dans le magazine Our Times, sur le Fonds de justice sociale. Félicitations aux artisans de ces deux productions.