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Parlons syndicat

10 juillet au 4 août 2006

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En manchette :



Un message claire : les droits des LGBT sont des droits de la personne

Du 26 du 29 juillet 2006, Montréal a eu le privilège d'accueillir la 3e conférence « Workers Out! », le plus grand rassemblement international des communautés lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre du monde auquel plus de 200 personnes ont assisté. Il s'agissait d'une composante majeure de la Conférence internationale sur les droits humains des LGBT, la plus grande réunion du genre qui a accueilli plus de 1 500 participants et participantes.

L'événement a bénéficié de la participation d'un grand nombre de personnalités internationales, notamment la Haut Commissaire des Nations Unies, Louise Arbour; la représentante spéciale de l'ONU sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, Hina Jilani; un éminent chercheur sur les droits des personnes homosexuelles en Chine, Yinhe Li; et un juge ouvertement gai de la Cour suprême d'Australie, Michael Kirby. 

Plus de 25 membres et membres du personnel de l'AFPC de partout au pays ont assisté à cet événement marquant. L'AFPC a aussi commandité la participation de la consœur Ivannia Monge Naranjo du Costa Rica et du confrère Mario Alves de Oliveira de Brésil afin que les voix du Sud soient bien entendues dans les débats sur les questions touchant les LGBT. La consœur Karoline Klug et le confrère Gerard Ennis, représentants élus des membres LGBT de l'AFPC au Comité d'accès à l'égalité, ont animé le caucus de l'AFPC à la conférence. Le président national de l'AFPC, John Gordon, a assisté à une partie de la conférence.

Il est ressorti de la conférence que les droits des LGBT sont des droits de la personne qui ne sont pas négociables et que tous les gens sont touchés par les injustices faites à nos confrères et consœurs des communautés LGBT. On a rappelé que l'homosexualité est encore considérée comme un crime dans plus 80 pays. Les participantes et participants ont été témoin du courage et de la détermination de militantes et militants LGBT de partout au monde – y compris le Canada – qui luttent pour bâtir un monde meilleur et plus juste. 

La conférence « Workers Out! » a donné lieu à l'adoption du Plan d'action : Workers Out – Faire la différence! Ce plan incite les syndicats du monde entier à favoriser l'éducation sur les droits des LGBT comme des droits de la personne et des droits des travailleurs et travailleuses, à établir des structures internes pour permettre à leurs membres LGBT d'étudier les questions qui les touchent; à négocier des conventions collectives équitables; et à réclamer par l'action politique la pleine égalité et le respect des LGBT. Le plan d'action demande aussi aux syndicats de créer des liens entre le Nord et le Sud dans la lutte pour des sociétés et des milieux de travail non discriminatoires et respectueux des droits des travailleuses et travailleurs LGBT. 

Pour plus de renseignements sur la conférence « Workers Out! » et sur la Conférence internationale sur les droits humains des LGBT, visitez le site Web www.montreal2006.org/accueil.html


Des syndicalistes suédois, l'AFPC et le SCFP discutent stratégie en matière d'équité salariale

Des syndicalistes de la Suède et des dirigeantes et dirigeants élus, des membres et des membres du personnel de l'AFPC ont mis en commun leurs expériences, leurs stratégies et leurs points de vue concernant la lutte pour l'équité salariale et la défense des droits de la personne.

Lena Svenaeus et Dolores Kandelin Mogard, accompagnées de David Stromberg de l'ambassade de la Suède, ont participé à une table ronde à l'AFPC le 24 juillet avec également trois personnes du Syndicat canadien de la fonction publique. Mmes Svenaeus et Mogard font partie de l'association suédoise des personnes diplômées en sciences sociales, gestion du personnel, administration publique, économie et travail social, un syndicat composé surtout de travailleuses et travailleurs sociaux dans le secteur public et affilié à l'Internationale des services publics.

À cette occasion, les représentants de l'AFPC ont décrit les batailles juridiques de cette dernière pour l'équité salariale contre le Conseil du Trésor et Postes Canada. Les représentants du SCFP ont aussi décrit la lutte de ce dernier contre Air Canada pour l'équité salariale et ont exprimé leur opinion sur la législation de l'Ontario en matière d'équité salariale. Mme Svenaeus, pour sa part, a parlé des obstacles que le mouvement syndical suédois doit affronter dans sa lutte pour l'équité salariale et les droits de la personne. Elle a mentionné en particulier le régime juridique de l'Union européenne, le fait que les employeurs invoquent communément les « forces du marché » pour se justifier et la fixation des salaires sur une base individuelle.

Pendant la réunion de deux heures, dirigée par le président national de l'AFPC, John Gordon, il a aussi été brièvement question de la lutte pour le droit au mariage pour les personnes de même sexe au Canada et en Suède, de même que des stratégies utilisées dans les deux pays pour la défense des services publics. Les lieux sont différents, mais la lutte est très semblable.

Pour de plus amples informations (en anglais) sur le syndicat Akademikerförbundet SSR : www.akademssr.se, cliquez sur « English ».


Les négociations entre l'AFPC et le Conseil du Trésor et les agences arrivent à grands pas!

C'est le temps de négocier à nouveau. Les conventions collectives conclues entre l'AFPC et le Conseil du Trésor et les agences expirent à la fin de l'année, et l'AFPC tient toujours à commencer les négociations avant l'expiration de ces conventions.

Les préparatifs sont déjà en cours. À cet égard, un sondage sera effectué pour la première fois auprès des membres. Le sondage sera fait par téléphone de la mi-août à la fin de septembre par Environics Research Group. Les résultats du sondage nous aideront à déterminer nos stratégies et nos objectifs pendant la négociation collective ainsi qu'à élaborer notre programme d'action politique pour atteindre ces objectifs. Plus de renseignements sur le sondage sont disponibles sur le sitewww.psac-afpc.com.

Le programme de revendications

Dans les semaines à venir, l'AFPC écrira aux Éléments qui ont des membres au Conseil du Trésor et à Parcs Canada pour leur demander d'amorcer le processus de revendications dans leurs sections locales et succursales. L'AFPC a préparé un document sur le programme de revendications à l'intention des Éléments et de leurs sections locales et succursales. Elle enverra ce document aux présidents et présidentes de toutes les sections locales et succursales visées. Veuillez donc surveiller votre courrier, car nous souhaitons votre participation au processus.

Le programme de revendications, conçu pour faciliter le travail des sections locales et des succursales, comporte un aperçu des revendications contractuelles salariales et non salariales possibles. Il renferme aussi des instructions sur la façon de répondre à la demande de revendications de votre Élément, ainsi que des renseignements sur la façon de remplir les formulaires de demande de revendications et sur les critères d'une bonne revendication. Nous encourageons les membres à assister aux réunions de leur section locale ou succursale pour se renseigner sur les négociations à venir, examiner les questions décrites dans le programme de revendications et contribuer à la formulation de revendications qui reflètent leurs besoins.

Vous devez présenter toutes les revendications contractuelles à votre section locale ou succursale, qui se chargera de les envoyer à l'Élément. Prière de ne pas envoyer de revendications contractuelles directement à l'AFPC.

Tenez-vous au courant au sujet de la prochaine ronde de négociations. Pour savoir quand et où se tiendra la réunion de votre section locale ou succursale sur le processus de revendications, communiquez avec un membre de l'exécutif de votre section locale ou de votre succursale. Les membres rattachés à Parcs Canada et au Conseil du Trésor sont priés de noter que leurs unités prévoient tenir ces réunions en septembre ou octobre.

Préparation à la négociation

Voici un aperçu de ce qui se passe pour nos unités au Conseil du Trésor et dans les agences.

Agence canadienne d'inspection des aliments

Le processus de demande de revendications est en marche et on met la dernière main au programme de revendications pour les membres de l'ACIA. Les sections locales sont priées de prendre connaissance de ce document et d'envoyer leurs revendications au Syndicat de l'Agriculture. La conférence nationale sur la négociation de l'ACIA aura lieu du 12 au 15 septembre 2006 à Ottawa.

Conseil du Trésor et Parcs Canada

Deux conférences régionales sur la négociation auront lieu pour les membres au Conseil du Trésor et à Parcs Canada. L'une aura lieu à Montréal les 25 et 26 novembre, et l'autre à Vancouver les 2 et 3 décembre 2006. La conférence nationale sur la négociation pour ces membres aura lieu à Ottawa du 1er au 4 février 2007.

Agence du revenu du Canada

Notre convention avec l'ARC expire le 31 octobre 2007. Nous élaborerons un programme de revendications et enverrons une demande de revendications plus tard cette année.

La collaboration de tous et toutes est essentielle - peu importe l'unité de négociation à laquelle vous appartenez - afin que la négociation collective donne les meilleurs résultats possible. Votre engagement et votre solidarité tout au long du processus de négociation sont des ingrédients clés de notre succès collectif.


Rémunération par zone : un système archaïque à abolir

L'origine des zones de rémunération

Lorsque la négociation collective a commencé en 1967, il y avait environ 27 000 personnes payées au « taux courant ». Ces personnes étaient payées selon des centaines de taux de rémunération locaux différents établis en comparaison avec les conditions du marché local. Il y avait par exemple 320 zones de rémunération pour la classification GL. La négociation collective a réuni les personnes payées au « taux courant » et les travailleuses et travailleurs « classifiés » embauchés en vertu de la Loi sur le service civil. Dans le cas de la classification GL par exemple, 71% des 18 000 membres de l’unité de négociation au moment de l’accréditation (le 29 août 1967) étaient rémunérés au taux courant. Les autres 29%, soit 5 200 personnes, étaient des travailleuses et travailleurs « classifiés » et touchaient un taux de rémunération national.

La fusion de ces deux différents types de travailleurs et travailleuses a exigé une rationalisation considérable de la structure salariale. Les premières conventions collectives pour les classifications GL et GS ont ainsi établi des taux de rémunération régionaux pour 36 zones. L'AFPC a tenté de corriger la situation au cours de la deuxième ronde de négociations, mais un tribunal d’arbitrage a jugé la question de la rémunération par zone « trop complexe » pour apporter des changements.

En 1972, l’AFPC a proposé de diminuer à 18 le nombre de zones pour éliminer les anomalies de la structure à 36 zones. En fin de compte, on s’est entendu sur une diminution à 25 zones. En 1975, la question de la rémunération par zone a amené les membres de la classification GL à faire la grève pendant cinq semaines. La grève s’est terminée seulement quelques heures avant l'adoption d'une loi ordonnant le retour au travail. Mais on avait notamment réussi à réduire à 22 le nombre de zones de rémunération.

Le nombre de zones est passé à 16 en 1984, à 10 en 1987 et à 7 une décennie plus tard. Enfin, en 2000, on a réduit le nombre de zones à 3 au Conseil du Trésor et à 2 seulement à l'ARC. Tous ces changements ont été réalisés au cours de rondes de négociation où les membres ont exercé leur droit de vote. 

Comment éliminer définitivement la rémunération par zone?

Depuis 1970, nous tentons de faire abolir la rémunération par zone de manière que les membres du groupe Services de l'exploitation, comme la grande majorité des travailleurs et travailleuses du secteur public fédéral, reçoivent tous les mêmes salaires, qu'ils travaillent à St.John’s ou à Victoria. La route a été longue et difficile, et nous avons obtenu nos meilleurs résultats quand les membres ont été prêts à faire la grève pour défendre leurs droits.

La ronde de négociation qui commencera bientôt avec le Conseil du Trésor et les agences sera une occasion d'éliminer ce système archaïque et injuste. Cela doit être une priorité pour les membres de l'AFPC, et l'histoire a démontré que la conciliation et la grève sont les meilleurs moyens d'y arriver. Les membres doivent être mobilisés et solidaires dans notre lutte pour des taux de rémunération nationaux. Travaillons ensemble à cet objectif!


Le point sur les négociations

  • Les membres de l'AFPC au Musée de la nature à Ottawa ont conclu une entente avec leur employeur. Il s'agit d'une entente de quatre ans qui comprend une clause de non-licenciement, des hausses salariales de 2,5%, 2,4%, 2,25% et 2%, une augmentation des primes et des indemnités et des améliorations touchant la garde d'enfants.

  • D'autres membres de l'AFPC ont ratifié une convention collective avec l'Autorité aéroportuaire du Grand Toronto, PFNP - Kingston et Kamloops Airport Ltd.


Henriette Pollon : plus de 40 ans à allier engagement syndical et service public fédéral!

Presque tous les gens qui ont participé aux activités du Syndicat de l'agriculture au cours des quatre dernières décennies reconnaissent instantanément le nom d'Henriette Pollon. 

Cette année, Henriette célèbre deux grands anniversaires : 40 ans comme dirigeante syndicale et 45 ans comme employée du gouvernement fédéral. Devant de tels exploits pratiquement sans précédent, tant le syndicat que son employeur ont eu de la difficulté à trouver des manières de lui rendre convenablement hommage.

La photo ci-dessus a été prise en mai dernier lorsque la section locale 50073 d'Henriette a souligné ses nombreuses réalisations.
 
L'expression « légende vivante » est souvent galvaudée, mais elle s'applique parfaitement dans le cas d'Henriette. Cette dernière participe aux activités de son syndicat depuis 1966, un an avant la création officielle du Syndicat de l'agriculture et le début de la négociation collective restreinte dans le secteur public fédéral.

Henriette a occupé presque toutes les charges syndicales imaginables. En 1993, elle est devenue la première femme à être élue vice-présidente nationale de son syndicat. Ce ne donc pas pour rien que son syndicat l'a nommée membre à vie lors de son congrès l'année dernière.

Henriette a commencé à travaillé au fédéral en 1961 comme analyste des semences au laboratoire de Winnipeg de ce qui est maintenant l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Le chapitre du Manitoba de l'Association canadienne des producteurs de semences a reconnu sa contribution à ce domaine en la nommant membre honoraire à vie de cette organisation.

Après « seulement » 24 ans comme analyste des semences, Henriette a délaissé le travail à l'intérieur pour le plein air et est devenue inspectrice des intrants agricoles, un « nouvel emploi » qu'elle a occupé pendant 21 ans!

Henriette a célébré discrètement son anniversaire de service comme employée du gouvernement dans les champs de phléole des prés du Manitoba en faisant ce qu'elle a fait pendant 45 ans, soit servir le public canadien avec empressement et compétence.