Parlons syndicat
5 au 29 septembre 2006
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En manchette :
Le recours aux briseurs de grève, c’est fini!
Le gouvernement Harper vient de nouveau montrer qu’il s’intéresse très peu à l’égalité des femmes en milieu de travail.
« Dans une réponse adressée au Comité permanent de la condition féminine de la Chambre des communes, les conservateurs ont admis que, en matière d’équité salariale, ils ne présenteront pas de nouvelles mesures législatives proactives, ce qui va à l’encontre des recommandations d’un groupe de travail fédéral sur l’équité salariale », affirme la viceprésidente exécutive nationale de l’AFPC, Patty Ducharme.
Le groupe de travail a passé trois ans à consulter des employeurs et des associations patronales, des syndicats, des organisations féminines et des particuliers, de même qu’à commander des travaux de recherche sur la question de l’équité salariale. En mai 2004, il a rendu public son rapport dans lequel il demandait un remaniement complet de la législation fédérale actuelle en matière d’équité salariale, fondée sur les plaintes. Plutôt que d’adopter de nouvelles mesures législatives, le gouvernement propose l’amélioration de la sensibilisation, un service de médiation spécialisée et un suivi de la conformité.
Selon Ducharme, au cours de la trentaine d’années d’existence de la législation actuelle en matière d’équité salariale, les employeurs du secteur public fédéral, y compris le gouvernement fédéral, ont été parmi les pires contrevenants. Il a fallu plus de 16 ans pour régler la plainte de l’AFPC au motif d’équité salariale déposée contre le gouvernement fédéral, qui touchait plus de 200 000 fonctionnaires actuels et anciens. Une plainte déposée contre Postes Canada n’est toujours pas réglée après 23 ans. « On ne voit pas comment de nouvelles trousses de sensibilisation vont pouvoir venir à bout de l’extrême réticence des employeurs fédéraux à respecter les lois. »
« En refusant de présenter un projet de loi proactif sur l’équité salariale, le gouvernement actuel dit aux travailleuses que si elles n’ont pas les ressources financières pour donner suite à des plaintes et pour livrer de longues batailles devant les tribunaux, elles peuvent faire leur deuil de la justice économique en milieu de travail », de conclure Ducharme.
Merci pour vos commentaires!
Nous tenons à remercier les quelque 5 000 membres qui ont participé à l’enquête téléphonique de l’AFPC. Ce sondage, mené par Environics, portait sur les priorités en matière de négociation. Il s’inscrit dans l’ensemble de mesures prises par l’AFPC en vue de la ronde de négociations avec le Conseil du Trésor, Parcs Canada, l’Agence du revenu du Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments.
Vos commentaires sont toujours les bienvenus, que vous ayez participé ou non au sondage. Rappelons d’ailleurs aux membres des unités du Conseil du Trésor et de Parcs Canada que leurs Éléments veulent obtenir l’apport des sections locales sur les propositions de revendications. Votre section locale a-t-elle déjà organisé une réunion pour en discuter? Les Éléments doivent, d’ici le 30 novembre, étudier les commentaires reçus puis les transmettre à l’AFPC.
Ils reviennent par la grande porte…
« Thomas Bélanger et François Thériault reviennent à Buckingham par la grande porte! ». C’est de cette façon que le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Henri Massé, a souligné l’inauguration d’un monument à la mémoire de ces deux travailleurs tué en octobre 1906 par des fiers-à-bras embauchés par la papetière Maclaren.
M. Massé, le maire de Gatineau Marc Bureau, le député de Gatineau, Richard Nadeau, et des centaines d’invités étaient présents sur la rue principale dans le quartier Buckingham de la ville de Gatineau, au Québec, le 7 septembre 2006 lors de l’inauguration de ce monument. Selon le président de la FTQ, « Thomas Bélanger et François Thériault ont lutté pour la justice et l’équité. Ils sont morts parce qu’ils croyaient au dévouement et au partage. Nous avons le devoir d’honorer leur mémoire. »
En octobre 1906, les employés de la Maclaren veulent obtenir des conditions de travail et des salaires équitables. Ils fondent l’Union internationale des ouvriers de Buckingham pour appuyer leurs demandes. Après que l’employeur eût décrété un lock-out et rejeté leurs demandes, une centaine d’entre eux manifestent le 8 octobre afin de convaincre ceux qui ne l’ont pas encore fait de quitter le travail. Ils se font tirer dessus par des hommes embauchés par la compagnie. Bélanger et Thériault sont tués sur le coup. Les ouvriers donnent l’assaut et font fuir les fiers-à-bras. Le maire de Buckingham et le propriétaire de l’entreprise demandent l’intervention de l’armée qui occupe la ville pendant deux semaines. Les ouvriers de la Maclaren devront attendre jusqu’en 1943 avant de pouvoir se syndiquer.
Le monument est un don de la FTQ à la ville de Gatineau. Des dizaines de syndicats, dont l’AFPC et le Syndicats des employés de l’AFPC, ont contribué financièrement à la réalisation de ce monument. Oeuvre de l’artiste Pierrette Lambert, il symbolise les événements du 8 octobre 1906. C’était le premier conflit ouvrier au Canada où il y a eu des morts.
Première convention chez Georgian Downs Racetrack
Les 135 membres de l’AFPC travaillant pour la compagnie Georgian Downs Racetrack Ltd, à Barrie, Ontario, ont ratifié leur première convention collective le 18 septembre. Celle-ci viendra à échéance le 27 septembre 2010.
Selon Gerry Halabecki, vice-président exécutif régional de l’AFPC – Ontario, la nouvelle convention collective correspond aux normes actuelles régissant la rémunération et les conditions de travail dans le secteur. Tous les membres de l’unité de négociation en poste à la date de la ratification toucheront une prime à la signature de 350 $ (moins les retenues obligatoires). Leurs taux de rémunération seront aussi progressivement normalisés et les taux de rémunération arbitraires seront éliminés. Dans certains cas, les hausses salariales atteindront 40%. Les caissières et caissiers aux paris mutuels, par exemple, verront leur taux horaire passer de 10 $ à 14 $.
Halabecki est d’avis que la convention collective est due à l’acharnement et au dévouement dont ont fait preuve les membres de l’AFPC dans la campagne de syndicalisation et la ronde de négociations. « Nous sommes fiers de l’ardeur au travail et de la persévérance qu’un certain nombre de ces travailleuses et travailleurs ont montré dans la syndicalisation de leurs collègues, confie Halabecki. Les travailleuses et les travailleurs disposent maintenant d’une convention collective qui améliore sensiblement leur rémunération et leurs conditions de travail, et qui protégera leurs droits en milieu de travail. »
Négociations AFPC-ACIA : vers une nouvelle convention collective
Du 12 au 15 septembre 2006, l’AFPC a tenu, à Ottawa, la Conférence nationale sur la négociation en vue de se préparer à la prochaine ronde de négociation avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments. L’AFPC négocie au nom de quelque 5 000 membres travaillant pour l’ACIA.
L’ACIA est la première des grandes unités à ouvrir le bal des négociations et la première à entreprendre des négociations régies par la nouvelle Loi sur les relations de travail dans la fonction publique. Le processus de renouvellement de la convention collective à l’ACIA a commencé le 23 juin 2006, lorsque l’AFPC et le Syndicat de l’agriculture ont envoyé la demande de revendications pour la ronde de 2007. La date limite pour recevoir les demandes était le 14 août 2006.
Robyn Benson, vice-présidente exécutive régionale - Prairies et membre du CEA responsable de l'unité de négociation, a donné le coup d’envoi à la Conférence en prononçant le discours d'ouverture. Elle a passé en revue la dernière ronde de négociation ainsi que les changements qui ont été mis en place. Elle a aussi décrit les activités pour le reste de la conférence : discuter du cahier de revendications contractuelles et des priorités de négociation, élire une équipe de négociation et élaborer les plans de communication et de mobilisation.
Le deuxième jour de la Conférence, le président national de l’AFPC, John Gordon, s’est adressé aux participantes et participants. Selon Gordon, il est essentiel que les membres fassent vivement sentir leur présence à la table de négociation s’ils veulent obtenir des résultats positifs.
« Un effectif engagé et mobilisé constitue la clé d’une négociation réussie, a dit Gordon. Si les membres ne sont pas derrière l’équipe de négociation, il est plus difficile d’avoir des négociations fructueuses. »
Les participantes et participants ont procédé à la révision des propositions contractuelles qui ont été mises de l’avant par des membres de toutes les régions du pays. On y aussi élu les membres de l’équipe de négociation pour l’ACIA. Ce sont : Bob Jackson (C.-B.), Brea Lewis (Alberta), Marianne Hladun (Sask.), Len Halldorson (Manitoba), Marlene O’Neil (Ontario), Denis Sicard (Québec), Debbie Forsythe (Atlantique). Ils seront assistés dans leur travail par Mike McNamara, négociateur de l’AFPC, et Shawn Vincent, agent de recherche. Robyn Benson, VPER - Prairies, fait aussi partie de l’équipe de négociation.
Les membres de l’équipe de négociation doivent se réunir à nouveau afin de mettre au point les revendications contractuelles et déterminer à quel moment l’avis de négocier sera signifié à l’employeur.
Le personnel de cantine de la GRC passe à la fonction publique
L’AFPC a conclu une entente avec la GRC concernant le personnel de cantine de la Division dépôt, qui passe du secteur privé au secteur public. Par conséquent, le personnel de cantine recevra une offre d’emploi en vertu de la Loi sur l’emploi dans la fonction publique et sera assujetti à la convention collective (Services des programmes et de l’administration) entre le Conseil du Trésor et l’AFPC. Les postes seront classifiés au groupe et niveau CR-02. Dans le cadre des négociations, l’employeur a aussi accepté de régler deux plaintes à la satisfaction de nos membres.
En mai 2006, l’AFPC avait déposé une demande auprès du Saskatchewan Labour Relations Board pour se faire accréditer à titre d’agent négociateur du personnel de cantine de la Division dépôt de la GRC, à Regina. L’AFPC avait également déposé deux plaintes de pratiques déloyales de travail contre l’employeur en raison de mesures de représailles prises à l’endroit d’alliés du syndicat pendant la campagne de syndicalisation.
Taux révisés de kilomètrage
Ces taux sont en vigueur à compter du 1er septembre 2006. Les taux payables en cents le kilomètre pour l'utilisation d'un véhicule particulier par en cours d'un déplacement sont montrés ci-dessous :
| AB |
CB |
IPÉ |
MB |
NB |
NÉ |
Nunavut |
ON |
QC |
SK |
TN & Labrador |
TNO |
YK |
| 47,5 |
47,5 |
47,5 |
45,5 |
47,5 |
47,5 |
54,5 |
48,5 |
51,5 |
44,5 |
50,5 |
54,5 |
57,0 |
Remarques :
- Lorsqu'un fonctionnaire utilise un véhicule particulier immatriculé au Canada en service commandé dans plus d'une province ou aux États-Unis, le taux par kilomètre payable est celui qui s'applique dans la province ou le territoire d'immatriculation du véhicule.
- Les taux par kilomètre réduits ne s'appliquent plus à la Directive sur les voyages.
- Taux par kilomètre réduits, dont la Directive sur l'aide au transport quotidien, la Directive sur les postes isolés, Réservistes, etc. : (www.tbs-sct.gc.ca/pubs_pol/hrpubs/TBM_113/trkr-tkdv_f.asp)
Abolir les zones de rémunération cours de la prochaine ronde de négociations
Les membres du Comité national sur les zones de rémunération se sont réunis à Ottawa, le 14 septembre, pour discuter de mesures permettant d’atteindre l’objectif établi par le Congrès triennal de l’AFPC en mai 2006, qui fait de l’élimination des zones de rémunération une des priorités du syndicat.
Afin de remplir le mandat du Congrès, le Comité mettra sur pied un réseau de membres de l’AFPC visés par les taux régionaux de rémunération. Composé de représentantes et de représentants des sections locales comptant des membres visés par la structure de taux régionaux de rémunération, ce réseau favorisera l’identification de ces membres et la diffusion de l’information concernant l’injustice que représente un tel système de rémunération, en vue de la prochaine ronde de négociations avec le Conseil du Trésor et les agences.
Selon Robyn Benson, vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC pour les Prairies et présidente du Comité, les membres ont dit à plusieurs reprises qu’il s’agissait d’une question de justice. Leurs commentaires se résument ainsi : même travail et même employeur = même salaire. Le Congrès de l’AFPC nous a donné le mandat d’éliminer les zones de rémunération au cours de la prochaine ronde de négociations, et nous y parviendrons si tous les membres de l’AFPC sont derrière nous et solidaires.
En plus de mettre sur pied un réseau, le Comité national sur les zones abordera la question avec la délégation des différentes conférences sur la négociation et insistera sur l’importance de s’attaquer de front à cette question durant la prochaine ronde de négo.
Des 370 606 employées et employés du secteur public fédéral, seulement 14 653 – soit 4% de la main-d’oeuvre – sont visés par les taux régionaux de rémunération. Les membres de l’AFPC des Tables 2 et 5 du Conseil du Trésor, de Parcs Canada, de l’Agence du revenu du Canada et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments représentent 80% de ce groupe.
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