Parlons syndicat
1er octobre au 22 décembre 2006
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En manchette :
Prix décerné à l’ancienne présidente de l’AFPC
L’ancienne présidente nationale de l’AFPC, Nycole Turmel, a reçu le Prix Mitchell Sharp 2006 pour longs et loyaux services de la Campagne de charité en milieu de travail du Gouvernement du Canada (CCMTGC). Le prix est remis à une personne qui a fait une contribution importante au service d’autrui et de la collectivité. Ce prix est nommé en l’honneur de feu Mitchell Sharp, un de nos employés fédéraux les plus connus qui, même à la retraite, a su démontrer son dévouement à notre pays et au mieux-être de sa population.
Selon Linda Shirley, qui a présenté le prix, Nycole Turmel incarne véritablement la passion, la détermination et l’engagement qui sont à l’origine de ce prix. Par son leadership, tant dans ses fonctions officielles qu’au sein de la communauté, elle s’est imposée comme membre inestimable de la région d’Ottawa et du pays tout entier.
Tout au long de sa carrière et aujourd’hui en tant que retraitée, la lauréate de cette année s’est faite l’ambassadrice de la CCMTGC et de l’œuvre marquante qui en découle. Que ce soit pour assister à des réunions avec de hauts responsables, faire partie des équipes de campagne de la CCMTGC et de Centraide Outaouais, ou encore prendre le temps de participer à un petit événement ministériel, elle était toujours prête à donner son plein appui à la campagne. Elle siège actuellement au comité des retraités de la CCMTGC, où elle continue de jouer un rôle essentiel dans sa communauté.
Le dévouement de Mitchell Sharp envers son pays et les citoyens est légendaire. Il a consacré sa vie au service de ses concitoyens en qualité de fonctionnaire, de député, de ministre de nombreux ministères et de conseiller de plusieurs premiers ministres. Même une fois retraité, M. Sharp a continué de contribuer au façonnement du pays en devenant conseiller principal du premier ministre au salaire désormais célèbre de 1 $ par année.
Négociations avec le fédéral : l’AFPC se prépare
Les préparatifs en vue de la prochaine ronde de négociation avec le Conseil du Trésor et les trois principales agences gouvernementales vont bon train. Les conférences régionales sur la négociation de l’Est et de l’Ouest sont terminées; les membres se préparent maintenant pour la Conférence nationale, qui aura lieu à Ottawa en février prochain.
Au cours des prochaines négociations, qui touchent environ 130 000 membres, l’AFPC devra composer avec la nouvelle version de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique (LRTFP). Les nouvelles dispositions relatives à la négociation d’ententes sur les services essentiels et sur le déroulement des votes de grève mettront le syndicat à rude épreuve. Il est donc primordial que l’AFPC mette en place des stratégies de mobilisation efficaces et choisisse le bon moment d’agir.
Les délégations présentes aux conférences régionales de Montréal et de Vancouver ont discuté de stratégies de mobilisation et obtenu un aperçu des changements apportés à la LRTFP. Elles ont également élu leurs représentantes et représentants à la Conférence nationale.
Les régions de l’Atlantique, du Québec, de la capitale nationale et de l’Ontario étaient représentées à la Conférence régionale de l’Est, tandis que la Conférence régionale de l’Ouest accueillait des délégations des Prairies, de la Colombie-Britannique et du Nord.
John Gordon, le président national de l’AFPC, estime que la mobilisation des membres est la clé du succès. Voici le message qu’il a transmis aux membres qui participaient aux deux conférences régionales : « La nouvelle loi aura un impact sur les étapes de la négociation, et surtout sur la tenue de nos votes de grève. Voilà pourquoi nous devons mettre en place des stratégies efficaces de mobilisation. »
Selon Gordon, la présence du gouvernement conservateur au pouvoir incitera l’AFPC à faire de la défense des services publics l’un des piliers de sa campagne de mobilisation. « Nous devrons nous battre pour maintenir et améliorer les services publics au pays. Nous devrons renforcer la fierté de nos membres à l’égard de leur emploi. Nous devrons réitérer avec force le message suivant : les Canadiens et les Canadiennes ont droit à des services de qualité. Pour y arriver, nous devrons inclure à notre stratégie tous les membres de l’AFPC, leurs familles et les communautés dans lesquelles ils vivent.
« Nous devrons nous opposer à Stephen Harper et aux valeurs qu’il défend. Nous expliquerons pourquoi les réductions d’impôt nuisent à la population canadienne puisqu’elles réduisent la capacité du gouvernement d’offrir des services de qualité », a conclu le président national.
À la défense des services publics de qualité :
Une initiative en plein essor
À la défense des services publics de qualité : voilà l’initiative que l’AFPC mènera en priorité au cours des prochains mois, conformément à la résolution adoptée au dernier Congrès triennal. L’Alliance croit fermement que les Canadiennes et les Canadiens ont droit à des services publics de qualité et que les travailleuses et travailleurs du secteur public sont les mieux placés pour offrir ces services.
John Gordon, le président national de l’AFPC, et Patty Ducharme, la vice présidente exécutive nationale, sont responsables de cette initiative. Ils ont d’ailleurs amorcé une vaste consultation auprès des membres du personnel aux paliers national et régional. On a créé un nouveau poste : agent national de l’action politique. Cette personne doit élaborer et mettre en œuvre un cadre d’action pour la déclaration de principes et veiller à ce qu’il soit intégré à tous les secteurs d’activité du syndicat.
On a constitué deux répertoires. Le premier porte sur les questions de privatisation et de décentralisation, le second, sur les échecs et les réussites de la privatisation.
Le Programme de revendications de l’AFPC, un outil visant à aider les sections locales de la fonction publique fédérale à rédiger leurs revendications contractuelles, renferme des propositions visant à récupérer les travaux confiés en sous-traitance, à limiter le recours à la sous-traitance pour les services publics et les autres activités exécutées par du personnel syndiqué et à actualiser et resserrer le libellé des dispositions sur le réaménagement des effectifs.
Afin de faciliter la mise en œuvre des objectifs énoncés dans la déclaration de principes, nous avons entrepris quelques projets de recherche, y compris :
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une compilation des dispositions concernant la sous-traitance à l’interne et à l’externe;
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un inventaire des rapports de la vérificatrice générale traitant des dépenses inutiles liées à la privatisation, à la sous-traitance, à la réduction des effectifs et aux réformes de la fonction publique;
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une analyse des contrats pour services professionnels de plus de 100 000 $ conclus avec le secteur privé;
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des discussions sur un projet de recherche mené conjointement avec le Centre canadien de politiques alternatives.
Par ailleurs, l’AFPC, de concert avec les Éléments, effectue présentement une étude sur les effets de Service Canada et de la décentralisation des services.
L’AFPC intervient aussi sur la scène législative. Ainsi, forts de l’appui de nos alliés syndicaux, nous avons manifesté notre opposition à la déréglementation des secteurs de la santé et de la sécurité. Nous avons également soumis un mémoire au gouvernement fédéral sur le prétendu déséquilibre fiscal, dans lequel nous faisons valoir l’importance des services publics de qualité fournis par le gouvernement.
La Section de la syndicalisation de l’AFPC a réussi, par le passé, à syndiquer d’anciens membres dont le travail avait été confié à des entreprises privées. La Section indiquera au syndicat quels groupes pourraient faire l’objet de campagnes de syndicalisation dans le cadre de l’initiative « À la défense des services publics de qualité ».
Les objectifs de la déclaration de principes guideront l’élaboration des ateliers offerts lors des conférences nationales de l’AFPC et la sélection des conférencières et conférenciers invités à ces événements. Par ailleurs, la Section de l’éducation réfléchit aux moyens d’intégrer la défense des services publics de qualité à ses programmes et activités de formation.
La lutte à la privatisation fait partie des objectifs que s’est donné le Fonds de justice sociale. La défense des services publics est au cœur de nombreuses initiatives qu’il soutient.
L’AFPC entend poursuivre sur cette voie. Voici quelques-unes des activités envisagées : manifester notre opposition au programme conservateur; se préparer à la prochaine élection fédérale; et publier des documents grand public sur la privatisation, la sous-traitance, l’intégration profonde avec les États-Unis, les écueils du commerce international et la déréglementation.
L’AFPC s’affaire également à organiser une conférence sur la défense des services publics de qualité. Cette conférence, qui aura lieu en 2007, permettra aux syndicats du secteur public de consolider leurs campagnes individuelles de protection des services publics et de créer des partenariats avec des groupes communautaires, des ONG et d’autres alliés.
Bev Oda doit démissionner
L’AFPC est outrée par les coupes de cinq millions de dollars imposées au budget de Condition féminine Canada (CFC) et par les nouvelles directives interdisant l’utilisation de fonds fédéraux pour entreprendre des projets de recherche et des activités de défense des droits. Le syndicat réclame donc la démission de Bev Oda, la ministre responsable de Condition féminine Canada.
« Le gouvernement Harper a manifestement trahi les Canadiennes et les Canadiens qui se sont dévoués pour garantir un soutien aux systèmes et programmes qui favorisent l’égalité », a déclaré John Gordon, le président national de l’AFPC.
Selon Robyn Benson, vice-présidente régionale de l’AFPC et responsable du dossier des droits des femmes, la ministre ne peut tout simplement plus prétendre qu’elle représente les Canadiennes ni qu’elle défend l’égalité des femmes. « Comment peut-elle s’imaginer que la population canadienne croira qu’elle et son gouvernement agissent dans le meilleur intérêt des femmes? »
Le gouvernement a également décidé d’abolir 61 des 131 postes à Condition féminine Canada et de fermer 12 des 16 bureaux régionaux établis un peu partout au pays.
Robyn Benson estime que Condition féminine Canada doit être plus qu’un organisme subventionnaire et qu’un secrétariat pour la ministre. Il faut continuer d’élaborer des politiques internes sur l’égalité des sexes. Il faut poursuivre les projets de recherche indépendants sur les enjeux des femmes. Il faut continuer de surveiller de l’intérieur les répercussions des politiques gouvernementales sur les femmes. CFC doit continuer de promouvoir l’égalité des femmes, à l’intérieur comme à l’extérieur du gouvernement, au Canada et partout dans le monde.
« Nous n’avons pas encore atteint l’égalité. Pour ce faire, il faut rétablir immédiatement le financement alloué à la recherche et à la défense des droits et augmenter le financement du Programme des femmes », souligne Robyn Benson.
« Le gouvernement devrait écouter les membres élus du Comité permanent de la condition féminine », déclare Heather Brooker, présidente de l’Élément national de l’AFPC qui représente les travailleuses et les travailleurs visés. « Le rapport majoritaire du Comité, le fruit des consultations auprès de milliers de Canadiennes, demande la restitution des cinq millions de dollars dans le budget d’exploitation de CFC. »
7 000 assistants de recherche et d’enseignement à l’AFPC
Une équipe de choc de l’AFPC fait des vagues au Québec où, en moins de deux ans, elle a réussi à recruter de 7 000 auxiliaires d’enseignement et de recherche provenant de trois universités. Ces douze pros du téléphone et de l’activisme syndical étaient à Gatineau afin de soutenir la campagne de syndicalisation des auxiliaires de recherche et d’enseignement à l’Université du Québec en Outaouais (UQO).
La demande en accréditation des 300 auxiliaires a été déposée fin novembre. Ce groupe s’ajoutera aux 2 500 auxiliaires de l’Université du Québec à Montréal qui ont joint l’AFPC en 2004, et aux 2 200 de l’Université Concordia (Montréal) et 2 600 de l’Université Laval (Québec) recrutés cette année. En outre, un vote sera repris prochainement auprès des 3 200 auxiliaires de l’Université de Montréal. Un vote tenu cette année a donné plus de 85% d’appui à l’AFPC, mais la barre des 50% de majorité absolue n’a pas été atteinte.
Ce sont ces militantes et militants syndicaux formés durant les campagnes universitaires des derniers mois qui sont venu appuyer à Gatineau cet effort de syndicalisation afin de convaincre leurs consoeurs et confrères étudiants de l’UQO du bien fondé de former un syndicat.
Avec ces 7 000 nouveaux membres, l’AFPC a donc syndiqué plus de la moitié des auxiliaires de recherche et d’enseignement du milieu universitaire québécois. Rien ne semble arrêter cette équipe qui vise maintenant les quelque 6 000 autres auxiliaires non encore syndiqués du Québec.
Selon Jean-Sébastien Schetagne, rompu à l’exercice lors de la campagne de l’Université de Montréal et présent à Gatineau, « on a du succès car on vit les mêmes réalités et on partage les mêmes enjeux que les auxiliaires de l’UQO ou des autres universités. Le contact se fait bien et on sent qu’ils sont sensibles à nos arguments. »
« On ne sent pas de résistance, souligne Alexandre Gaudreault de l’Université Laval. En outre, en Outaouais l’AFPC est très bien connue et on réussit dans 95% des cas à faire signer une carte. C’est très encourageant. »
Selon le vice-président exécutif régional de l’AFPC pour le Québec, Jérôme Turcq, « l’arrivée de ces milliers de nouveaux membres représentera un défi intéressant pour l’AFPC au cours des prochaines années.
« Ce sont des jeunes dynamiques, très progressistes et désireux de faire avancer leurs dossiers, avec lesquels le mouvement syndical va apprendre à vivre. Je sais qu’on va tous profiter de leur enthousiasme. » croit Ed Cashman, vice-président exécutif régional de l’AFPC pour la RCN.
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