Parlons syndicat
Février 2007
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En manchette :
L'AFPC prête à défendre des services publics de qualité
Au cours de sa prochaine ronde de négociations, l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) mettra la défense des services publics de qualité au menu de la table de négociation. Plus de 100 000 travailleuses et travailleurs de la fonction publique fédérale sont visés par cette ronde.
« Les membres de l'AFPC sont fiers du rôle qu'ils jouent dans le quotidien des Canadiennes et Canadiens partout au pays », a déclaré le président national, John Gordon. « Les négociations ont une large portée. La population canadienne veut un plus grand éventail de services publics et est prête à mettre le prix. Elle ne veut pas que l'on continue de sabrer dans les services, bien au contraire. Que ce soit à la table de négociation ou dans les collectivités, notre travail vise à faire du Canada un endroit où il fait bon vivre. »
Le syndicat a réuni des membres de ses cinq unités de négociation du Conseil du Trésor et de celle de l'Agence Parcs Canada à une conférence nationale sur la négociation. Ces membres, qui avaient déjà assisté à des conférences régionales fin 2006, se sont concentrés pendant quatre jours sur l'examen des priorités de négociation fixées lors du Congrès triennal de l'AFPC en 2006 et sur les revendications contractuelles présentées par les sections locales du syndicat.
Ils ont aussi parlé de stratégies de mobilisation à adopter pendant les négociations et la prochaine campagne électorale fédérale. En effet, tous s'entendent pour dire que des élections seront sans doute déclenchées à un moment donné pendant la ronde.
« Nous ne pouvons pas laisser le gouvernement Harper liquider nos services publics et le laisser démanteler le pays », a affirmé le président Gordon. « Déjà, les compressions pratiquées dans le secteur des pêches et des forêts nuisent gravement à notre capacité de réagir aux catastrophes environnementales. Par ailleurs, le gouvernement a réduit à néant le financement de Condition féminine Canada, a mis fin au Programme de contestation judiciaire et aux programmes d'alphabétisation, a fermé le Centre syndical et patronal du Canada et a amputé de nombreux programmes dans le domaine de la santé, des droits de la personne et de l'équité. »
Le président Gordon s'inquiète de voir un prochain budget fédéral annonciateur de nouvelles compressions et de diminution de services. « Une telle conjoncture nous oblige à faire de la promotion et de l'enrichissement des services publics une priorité. Il faut redonner aux travailleuses et travailleurs du secteur public fédéral leur fierté. »
Les déléguées et délégués ont élu les personnes qui feront partie des équipes de négociation pour le groupe Services des programmes et de l'administration (PA), le groupe Services de l'exploitation (SV), le groupe Enseignement et Bibliothéconomie (EB), le groupe Frontière/Border Services (FB) et l'unité Parcs Canada.
Les membres des équipes de négociation se réuniront à la fin février pour mettre la dernière main aux revendications en prévision de l'échange des cahiers de revendications avec l'employeur. Bien que la première convention avec le Conseil du Trésor n'expire pas avant le 20 juin, l'AFPC est déterminée à signifier l'avis de négocier dès que possible.
« Négocier est un long processus, d'affirmer le président Gordon, c'est pourquoi nous voulons faire tout ce que nous pouvons à la table avant l'expiration des conventions. »
Pour des règlements stricts en santé et sécurité
Il faut que les membres de l'AFPC soient sur toutes les tribunes afin de s'opposer à la déréglementation et la mise en place de mesures qui affaiblissent leur protection en santé et sécurité.
C'est l'un des messages entendus lors de la Conférence nationale de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) sur la santé et la sécurité qui se tenait à Ottawa du 19 au 21 janvier 2007. Le président national de l'AFPC, John Gordon, a indiqué aux délégués et déléguées que « les Canadiens et Canadiennes ont besoin d'un gouvernement qui répond aux besoins du public, pas aux souhaits des grandes corporations. Nous avons tous besoin de services publics de qualité, donnés par nos membres syndiqués, et qui bénéficient d'une bonne protection en santé et sécurité. C'est notre défi; c'est aussi notre droit, » a-t-il ajouté.
Les 300 membres présents à la Conférence, dont le thème était : « La réglementation, ça marche » ont établi des stratégies face à la volonté du gouvernement fédéral de réduire la réglementation en matière de santé et sécurité au travail, ainsi qu'en matière d'environnement, et son impact sur l'application de la législation actuelle en la matière. Ils ont également adopté des résolutions visant à développer la capacité syndicale dans ces domaines. Ils ont aussi élaboré des tactiques syndicales visant à dissiper le mythe de l'employé négligent et examiné des lois sur la santé et la sécurité en vue de concevoir des stratégies syndicales qui amélioreront l'application de ces lois et la protection des travailleurs et travailleuses.
Ces résolutions seront acheminées au prochain Congrès triennal de l'AFPC. Selon John Gordon, « plusieurs membres de l'AFPC souffrent des gestes faits par les différents gouvernements pour affaiblir le système de réglementation. Selon lui, la tendance à déréglementer, que ce soit sous la forme de règlements dits intelligents, la gestion du risque ou en acceptant les diktats de l'Organisation mondiale du commerce, a un impact négatif sur les travailleuses et travailleurs, les communautés canadiennes et la sécurité du public. »
Alors que de plus en plus d'employeurs mettent en place des programmes de sécurité axés sur le comportement des travailleurs et travailleuses, on constate que le nombre d'accidents du travail est en hausse, est venu dire Nancy Lessin, coordonnatrice en santé et sécurité à l'AFL-CIO. Ces outils utilisés par les employeurs américains sont des outils additionnels de déréglementation. Selon elle, les employeurs canadiens ont compris et tentent d'inciter le gouvernement canadien à réduire l'application des lois et règlements en matière de santé et sécurité au travail.
Selon Patty Ducharme, vice-présidente nationale de l'AFPC et co-présidente de la conférence, « ces programmes sont une tentative de faire porter sur les travailleuses et travailleurs l'odieux des accidents dont ils sont victimes. Il faut donc informer nos membres sur la nature pernicieuse de tels programmes et des façons de les contrer. Nous croyons que le Canada, où se produit chaque année un million d'accidents du travail causant 1 000 morts, doit continuer à améliorer les règlements et lois dans ce domaine et en assurer l'application.»
Selon Jérôme Turcq, co-président de la Conférence et vice-président régional pour le Québec de l'AFPC, « le gouvernement conservateur en poste est résolument tourné vers la déréglementation, la sous-traitance et le transfert de ses responsabilités. Nous savons que cette tendance ne vise pas à mieux protéger nos droits. »
Février: Mois de l'histoire des Noirs
Le Mois de l'histoire des Noirs souligne l'importante contribution de la population noire canadienne à la croissance et à l'essor du Canada et son importance dans l'histoire du pays.
En 1926, Carter G. Woodson, historien afro-américain, instaurait la Negro History Week afin de reconnaître l'histoire, la culture et les réalisations des Afro-Américains. Au Canada, le Mois de l'histoire des Noirs a été reconnu en décembre 1995, à la suite d'une motion déposée par la première Canadienne de race noire élue au Parlement, l'honorable Jean Augustine, députée d'Etobicoke-Lakeshore.
L'AFPC profite de cette occasion pour reconnaître les contributions et les sacrifices importants des citoyennes et citoyens d'origine africaine à la construction de la nation depuis le début du 17e siècle.
On ne peut plus ignorer le passé et les riches traditions des Canadiennes et Canadiens de souche africaine. La société, les écoles, les gouvernements et les syndicats doivent mettre fin à l'exclusion systémique; ils doivent cesser d'ignorer ou de dévaloriser les expériences de nos consœurs et de nos confrères afro-canadiens.
L'AFPC s'est donc engagée à mettre cette injustice au premier plan de la lutte pour trouver des solutions systémiques à ce problème systémique. Une partie de cette solution, la structure syndicale
« À la défense des services publics de qualité » vise à protéger et à promouvoir des services publics accessibles et équitables pour toute la population canadienne. L'AFPC réitère son engagement à combattre le racisme au travail et au sein du syndicat et lance une invitation à ses membres : faites votre part pour que règne la solidarité entre tous vos confrères et consœurs.
L'AFPC encourage ses membres à commémorer le Mois de l'histoire des Noirs en organisant ou en participant à une activité qui sensibilise la population à la contribution des travailleuses et des travailleurs de race noire au mouvement syndical canadien. Prière de signaler toute activité prévue à la Section des programmes de l'AFPC par téléphone 613-560-4387 ou par courriel lambas@psac.com
8 mars, 2007 : Journée Internationale de la femme 2007 : Remettons l'égalité sur les rails
À l’occasion de la Journée internationale de la femme 2007, l’AFPC invite ses membres à se joindre aux femmes de partout au Canada pour protester contre les politiques anti-égalitaires du gouvernement fédéral conservateur.
Le gouvernement fédéral actuel fait reculer de vingt ans l’égalité des femmes. D’abord, il a annulé les ententes fédérales-provinciales sur la garde d’enfants, à un moment où 70 % des femmes ayant des enfants âgés de moins de cinq ans sont sur le marché du travail. Puis, le gouvernement a supprimé le financement du Programme de contestation judiciaire, qui était la principale source d’appui aux personnes devant défendre leur droit à l’égalité en vertu de la Charte. Enfin, il a annoncé son intention de ne pas donner suite à la recommandation du Groupe de travail sur l’équité salariale concernant l’adoption d’une loi proactive en matière d’équité salariale.
Le gouvernement a réduit le financement de Condition féminine Canada, le ministère fédéral responsable de l’avancement de l’égalité des femmes. Les compressions de 5 millions de dollars représentent 40 % du budget de CFC. Douze des seize bureaux régionaux de Condition féminine Canada ont été fermés, et 61 des 131 emplois ont été supprimés. Le gouvernement a aussi aboli le Fonds de recherches stratégiques indépendantes de Condition féminine. Pendant des années, ce Fonds s’est avéré une ressource utile au gouvernement et aux groupes de femmes. La promotion de l’égalité a été retirée du mandat de Condition féminine Canada. Le gouvernement a également changé les règles, et les groupes de femmes qui effectuent de la recherche ou militent pour l’égalité des femmes ne pourront plus obtenir un appui financier du gouvernement fédéral.
À l’occasion de la Journée internationale de la femme, « Remettons l’égalité sur les rails ». Partout au pays, les femmes organisent des activités pour souligner le 8 mars, célébrer leurs victoires passées, refaire le plein d’énergie et exiger des changements. À l’occasion de la JIF, l’AFPC invite ses membres à organiser ou à participer à une activité parce qu’ensemble nous pouvons faire entendre la voix des femmes.
Pour obtenir des renseignements et pour annoncer une activité prévue pour la JIF, veuillez vous rendre sur le site
www.egalitedesfemmes.ca
Le point sur les négociations
L'AFPC a signifié l'avis de négocier aux employeurs suivants :
- Agence de soutien du personnel des Forces canadiennes (Suffield, Alberta et Goose Bay, Labrador);
- Autorité aéroportuaire du Grand Toronto;
- Aven's Seniors' Centre (Yellowknife);
- Société canadienne d'hypothèques et de logement (Vancouver);
- Association d'habitation d'Arviat (Arviat, Nunavut);
- Association d'habitation de Pond Inlet (Pond Inlet, Nunavut);
- Canadian Corps of Commissionaires (Victoria, The Islands);
- Canadian Corps of Commissionaires (Yukon);
- Société Forintek Canada (Québec);
- Nordion International Inc (Vancouver);
- Commission des services de police de la Nation Nishnawbe-Aski (Thunder Bay);
- Aeroguard Inc (Winnipeg);
- Hameau de Repulse Bay (Nunavut);
- Association d'habitation de Cambridge Bay (Cambridge Bay, Nunavut);
- Sunlite Floors Cleaners (Sault Ste-Marie);
- Gander International Airport Authority
Les membres de l'AFPC ont ratifié des accords de principe avec les employeurs suivants : l'Association d'habitation de Kikitak, le Bureau du vérificateur général et l'Association d'habitation de Chesterfield Inlet.
L'AFPC a demandé que soit nommé un conciliateur pour mener à bien les négociations avec Marine Atlantic Inc et le Musée des beaux-arts du Canada.
La Chambre des communes a besoin de conditions de travail modernes
Les membres de l'AFPC à la Chambre des communes se préparent à une lutte de taille pour ramener leurs conditions de travail et leurs avantages au diapason des conditions de travail et des avantages de la plupart des travailleuses et travailleurs syndiqués.
Trois unités de négociation ont entrepris de négocier à la mi-février. Elles ont abordé les questions fondamentales de la sécurité d'emploi, de l'abus par l'employeur des heures supplémentaires obligatoires, de l'uniformisation des heures de travail et des droits d'ancienneté. Une quatrième unité, composée d'opérateurs de scanographe, a déjà entamé les négociations plus tôt cette année. Après trois jours de négociations, aucun progrès n'avait été réalisé.
Les travailleuses et les travailleurs de la Colline du Parlement traînent derrière d'autres travailleuses et travailleurs de la fonction publique sur le plan des questions fondamentales. Bien des gens estiment que leurs conditions de travail remontent au Moyen-Âge.
Sous le thème « Justice sur la Colline » les membres syndiqués préparent leur stratégie à l'approche différente pour cette ronde de négociation : mise au point d'une campagne, création de comité et recrutement des membres qui s'occupent de communications et de mobilisation.
L'AFPC représente les travailleuses et travailleurs de quatre unités de négociation : le Groupe de l'exploitation, celui des Services postaux, le Groupe comptes rendus et traitement des textes et les Opérateurs de scanographe.
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