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Parlons syndicat

Mai/Juin 2008

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En manchette :



L'AFPC remet ses revendications salariales au Conseil du Trésor

Trois unités de négociation ont déposé récemment leurs revendications salariales. Les groupes PA (Services des programmes et de l'administration), SV (Services de l'exploitation) et FB (Services Frontière/Border) réclament une augmentation économique générale de 4,5 % par année sur trois ans, soit la durée de la convention collective. Ces revendications tiennent compte des tendances en matière de règlements salariaux, du taux d'inflation et d'autres indicateurs économiques. On a également pris en considération la conjoncture, à savoir le nombre croissant de départs à la retraite et le faible taux de chômage, puisqu'elle complique le recrutement. Chaque groupe a aussi proposé un ensemble de rajustements qui s'appliqueraient avant l'augmentation économique générale.

Le syndicat a proposé que les taux de rémunération en vigueur au sein de l'unité PA évoluent au rythme des taux versés pour des emplois comparables dans le secteur public fédéral, à l'Agence du revenu du Canada (ARC) en particulier. Dans le cas des postes de la classification WP et de deux groupes de PM-4 comportant des responsabilités en matière d'application de la loi, le syndicat propose des rajustements particuliers. Les deux derniers éléments de ces revendications salariales sont la modification du système d'échelons et la bonification de plusieurs indemnités. En ce qui concerne les conseillers et conseillères en rémunération, l'équipe PA a revendiqué une indemnité spéciale. Et sa proposition a reçu un appui de taille, le 1er mai dernier, lorsque le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires de la Chambre des communes a exhorté le gouvernement à hausser immédiatement leur salaire.

Hausser les salaires

Le syndicat s'en doutait depuis longtemps, mais aujourd'hui il en a la confirmation : la rémunération des travailleuses et des travailleurs de l'Agence des services frontaliers du Canada est inférieure à celle d'autres organismes chargés de l'application de la loi. C'est ce que révèle en effet l'étude menée par la firme Morneau-Sobeco pour le compte de l'AFPC. L'équipe FB propose des rajustements dictés par le marché pour régler ce problème. Ses revendications économiques comprennent aussi de nouvelles indemnités et la majoration d'indemnités existantes.

En 2004, le syndicat a réussi à réduire de 40 % cet écart pour certaines classifications du groupe SV en négociant des rajustements salariaux calculés à partir des données provenant de l'Étude conjointe sur la rémunération de la Table 2 de 2003 (AFPC-Conseil du Trésor). Au cours de la présente ronde, notre objectif est d'éliminer l'écart restant par le biais de rajustements dictés par le marché et d'une restructuration des grilles salariales. Par ailleurs, l'équipe SV a proposé de majorer les primes et les indemnités et continuera de réclamer l'élimination des zones de rémunération.

Une étude qui laisse à désirer

L'AFPC est extrêmement déçue par les résultats de l'Étude de comparabilité de la rémunération du groupe Services techniques. Le faible taux de réponse et le jumelage inadéquat des emplois ont généré des résultats douteux, dont celui-ci : le salaire des agents supérieurs des pêches serait inférieur à celui des agents subalternes. Bref, cette étude ne tient pas la route.

À la fin d'avril, l'équipe EB et le Conseil du Trésor se sont rencontrés à nouveau. Au menu : du réchauffé, puisqu'il a fallu revoir nos revendications avec le nouveau négociateur en chef de l'équipe patronale. L'équipe EB a préparé une revendication salariale, mais préfère attendre les résultats de l'étude sur la rémunération concernant le personnel enseignant dont le travail est réparti sur 12 mois avant de la déposer. L'étude devrait paraître cet été.

Les choses ont bougé, certes, mais pas aussi rapidement que nous l'aurions souhaité. Et c'est là où vous pouvez intervenir : participez aux activités de mobilisation prévues dans votre région. Faites comprendre à l'employeur qu'il doit accueillir favorablement nos revendications.

Renseignements complémentaires sur les séances de négociation et les revendications salariales au www.psac-afpc.com.



Les ententes sur les services essentiels, un autre obstacle à la négociation

Depuis un an, l'AFPC exerce des pressions sur les ministères pour qu'ils lui fournissent les renseignements nécessaires pour négocier les ententes sur les services essentiels (ESE). À cet appel pressant, le Conseil du Trésor a répondu que tous les renseignements portant sur des postes/organismes existants devraient être déposés au plus tard le 30 mai. La loi régissant la négociation comporte une grave lacune, puisque l'employeur n'a pas d'échéancier fixe à respecter pour soumettre l'information. À vous de jouer : exigez que votre employeur remette ces renseignements dès aujourd'hui à l'AFPC. Pour en savoir davantage sur la négociation des ESE, consultez le www.psac-afpc.com.

L'Agence Parcs Canada se retire des négociations

Le 5 mai dernier, l'équipe de négociation syndicale a repris les pourparlers à l'invitation de l'employeur. Sept jours plus tard, celui-ci quittait la table de négociations, refusant d'aborder les propositions syndicales concernant les salaires et d'autres questions prioritaires. Ce n'était pas la première fois que les négociations avec Parcs Canada achoppaient. En février dernier, l'AFPC avait mis fin à 10 mois de négociations infructueuses au cours desquelles l'employeur manifestait déjà sa réticence à régler les principaux points en litige. Lors de la séance de négociation au début mai, le syndicat s'est présenté « sous toutes réserves », c'est-à-dire qu'il mènera parallèlement les interventions qu'il juge nécessaires à la conclusion d'une convention collective, y compris des manifestations sur les lieux de travail. Les membres de l'AFPC qui travaillent pour Parcs Canada sont sans convention collective depuis août 2007. Malheureusement, l'employeur cherche plutôt à nous mettre des bâtons dans les roues.

De meilleures conditions de travail pour les membres des OES

Les négociations ont repris pour les unités des Opérations des enquêtes statistiques : le 26 mai pour l'équipe des intervieweuses et intervieweurs des bureaux régionaux et le 2 juin pour l'équipe des intervieweuses et intervieweurs sur place (FI). Les deux unités avaient présenté leurs revendications à l'employeur plus tôt cette année. L'employeur a demandé que nous présentions nos revendications salariales à la prochaine séance. Nous n'en ferons rien tant que nous n'aurons pas discuté en profondeur des revendications portant sur les conditions de travail.

Réjean Amyotte, Jeanne Elson, Rudy Mehra siègent au Comité de négociation des bureaux régionaux. Les FI sont représentés par Mary Anne Walker, Géraldine Fortin et Donna Henry.

Entente à la Monnaie royale canadienne

Les membres de l'AFPC qui travaillent à la Monnaie royale canadienne (MRC), tant à Ottawa qu'à Winnipeg, viennent de ratifier une nouvelle convention collective de trois ans. Entre autres gains, signalons une augmentation annuelle de 3 %, rétroactive au 1er janvier 2008; des primes à la réalisation des objectifs de l'organisation (entre 2 et 4 % du salaire de base); et des primes additionnelles si la MRC dépasse ses objectifs. À cela s'ajoutent la bonification des primes de poste (20 ¢ l'heure), une prime à la signature de 500 $ ainsi qu'un nouveau processus de règlement des griefs visant expressément les questions de classification.

Négociations au CNA : un autre succès!

Un deuxième groupe de travailleuses et travailleurs du Centre national des Arts, à Ottawa, viennent de renouveler leur convention collective. Les membres de la section locale 70291 (services de sécurité, de gestion immobilière et de stationnement) ont obtenu une hausse salariale de 2,5 % par année sur trois ans, soit la durée de l'entente, rétroactive au 1er janvier 2008. Le syndicat a également négocié des rajustements pour certains métiers. Les agentes et agents de sécurité, par exemple, se verront accorder un rajustement de 12 % avant la première augmentation économique. Parmi les autres gains réalisés, mentionnons : une prime à la signature et la bonification des primes de poste et des congés annuels.

Élections au poste de VPER

Les régions de la Colombie-Britannique, de l'Ontario et de la capitale nationale ont tenu leur congrès en avril et mai. Au programme de ces événements : l'initiative Pensez Public de l'AFPC axée sur la défense des services publics.

À Vancouver, les participantes et participants au congrès ont réélu Kay Sinclair à la vice-présidence régionale. Kay est très impliquée dans les dossiers suivants : droits des femmes, droits des LGBT, droits de la personne, environnement et santé et sécurité. En mai 2006, elle a remplacé Patty Ducharme au poste de VPER lorsque celle-ci a été élue vice-présidente exécutive nationale lors du Congrès triennal de l'AFPC. Megan Adam, une des membres de l'équipe de négociation syndicale pour le groupe Services des programmes et de l'administration, a été élue VPER suppléante.

Le 4 mai dernier, lors du congrès de la région de l'Ontario, à Toronto, Gerry Halabecki a été réélu par acclamation à la vice-présidence régionale. Élu pour la première fois en 2000, Gerry entame donc son quatrième mandat. Comme dirigeant élu au CNA, il est en partie responsable du dossier de la négociation collective et est chargé des négociations pour le groupe Services techniques. Sharon DeSousa, membre du Syndicat national de la santé, a été élue VPER suppléante pour la première fois.

Le 25 mai, les délégués et déléguées au congrès de l'AFPC dans la région de la Capitale nationale ont élu Maria Fitzpatrick au poste de vice-présidente exécutive régionale. La consoeur Fitzpatrick occupait auparavant le poste de suppléante au VPER.

La consoeur Fitzpatrick est issue du Syndicat des employé-e-s du Solliciteur général où elle est la présidente de la section locale 70041. Elle a participé à sa première grève en 1989 et a toujours été une activiste syndicale par la suite. Daniel Charron a été élu suppléant à la vice-présidente exécutive régionale. Le confrère Charron occupe le poste de vice-président nationale du Syndicat des Services Gouvernementaux ainsi que le poste de président du Comité Régional d'Action Politique de l'Outaouais.

La nouvelle Directive sur les voyages du Conseil du Trésor est en vigueur depuis le 1er avril 2008

La Directive sur les voyages est l'une des ententes conclues entre le Conseil du Trésor et les syndicats du gouvernement fédéral. Elle énonce les règles en matière de déplacements, depuis l'hébergement jusqu'aux taux de change en passant par les dépenses accessoires. La Directive fixe aussi le taux de remboursement pour les repas et l'utilisation d'un véhicule personnel. Renseignements complémentaires :
www.tbs-sct.gc.ca et cliquez sur « Voyages ».

Bourses d'études de l'AFPC : soumettez votre demande avant le 16 juillet 2008

Vous avez un enfant ou une personne à charge qui fréquente un établissement d'enseignement postsecondaire? Vous retournez aux études à temps plein l'an prochain? Si oui, vous pourriez être admissible à une bourse de 1 000 $ à 4 000 $.

Cette année encore, l'AFPC offre 15 bourses, dont trois sont attribuées à des membres qui retournent aux études à temps plein au niveau postsecondaire (université, collège, cégep ou autre établissement postsecondaire reconnu). Les membres de l'AFPC qui présentent une demande pour leur enfant ou pour eux-mêmes doivent être des membres en règle en date du 31 mars de l'année courante.

La date limite pour soumettre une demande est le 16 juillet. Vous trouverez les lignes directrices du programme, le sujet de la dissertation et d'autres renseignements au www.psac-afpc.com.



Équité salariale : passez à l'action!

Cela fait maintenant plus de 30 ans que la Loi canadienne sur les droits de la personne a été adoptée. Pourtant, l'équité salariale demeure illusoire pour la majorité des femmes. En 2004, le Groupe de travail sur l'équité salariale a recommandé l'adoption d'une loi proactive sur l'équité salariale, mais le gouvernement fédéral n'a toujours rien fait.

Pour le gouvernement Harper, l'inégalité des femmes, ça n'existe pas. Or, pendant qu'il joue à l'autruche, l'écart salarial entre les femmes et les hommes continue de grandir.

Au milieu des années 90, les femmes qui travaillaient à temps plein ne touchaient que 72 % du salaire versé aux hommes. En 2005, elles ne gagnaient plus que 70,5 %. Et c'est pire encore pour les immigrantes.

Rendez-vous dès aujourd'hui au www.psac-afpc.com et cliquez à gauche sur « Envoyez un courriel à votre député ». Sur cette page, vous trouverez un message exhortant le gouvernement fédéral à passer à l'action.



À prendre ou à laisser

Vous devez utiliser les congés personnels et de bénévolat prévus par votre convention collective. Si vous ne le faites pas, vous les perdrez, car vous ne pouvez pas les reporter à l'année suivante. Ces congés vous appartiennent, faites-en bon usage!

L'homophobie, c'est mauvais pour la santé!

La Journée nationale de lutte contre l'homophobie met en lumière les injustices dans les soins de santé

Le 17 mai était la Journée nationale de lutte contre l'homophobie. L' Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) est solidaire des communautés gaies, lesbiennes, bisexuelles et transgenres qui luttent contre l'homophobie et la transphobie.

Cette année, la Journée contre l'homophobie porte sur les soins de santé pour la communauté LGBT. Les personnes queer et trans ont passé des années à revendiquer un système de santé non discriminatoire. Elles se sont battues pour faire en sorte que les soins de santé publics demeurent gratuits et accessibles pour tous les Canadiens et Canadie nnes – particulièrement pour les membres des communautés depuis toujours marginalisées.

L'AFPC appuie la demande pour des services de santé non discriminatoires. Elle se joint au Congrès du travail du Canada pour affirmer que la meilleure façon de garantir l'équité dans les services de santé au Canada est de soutenir le système public de soins de santé et de s'opposer à toute privatisation dans ce domaine.

Voici pourquoi nous devons continuer à défendre les services de santé publics et opposer la privatisation des soins de santé au Québec et ailleurs au  Canada :

Les entreprises privées de services de santé n'ont pas de comptes à rendre. Depuis toujours, les personnes GLBT ont subi de la discrimination en tentant d'obtenir ou en recevant des soins de santé. Des militantes et militants des communautés GLBT et des travailleuses et travailleurs syndiqués de la santé ont mis au défi les établissements de soins de santé de modifier leurs politiques et pratiques et d'offrir des soins libres de préjugés et de discrimination. Mais les établissements privés doivent rendre des comptes à leurs actionnaires et non à la population.

L'assurance-maladie privée laisse des personnes en plan. Aux États-Unis, les compagnies d'assurance  médicale privée imposent des primes coûteuses aux personnes ayant des antécédents médicaux – si toutefois ces personnes ont la chance d'être encore assurables. Plus de 40 millions d'Américains ne bénéficient d'aucune assurance-maladie, et ceux qui en ont doivent se battre avec les organisations de soins intégrés de santé (OSIS) pour recevoir les soins dont ils ont besoin et auxquels ils ont droit. Au Canada, l'inexistence d'un régime national d'assurance-médicaments fait en sorte que les personnes GLBT atteintes du VIH/sida ou d'autres maladies graves doivent compter sur une assurance privée pour payer leurs médicaments – si toutefois leur employeur leur fournit un tel avantage.

L'accès à des soins de santé est un droit de la personne. Personne ne devrait être tenu de marchander pour obtenir des services de santé en toute sécurité. Toute personne a le droit au respect quand elle est malade, quelle que soit la gravité de sa maladie et l'ampleur de ses revenus. Le fait que la population ait un droit de regard sur les services de santé contribue à assurer que les communautés GLBT et d'autres groupes visés par l'équité aient accès à ces services. Les établissements publics de soins de santé ont l'obligation de respecter et de promouvoir les droits de la personne et doivent prendre des mesures positives à cet égard. Même si les établissements privés de soins de santé sont eux aussi tenus de respecter les lois provinciales sur les droits de la personne, c'est aux patients qu'il incombe de déposer une plainte, ce qui les rend vulnérables au non-respect de leurs droits.

Plusieurs personnes transsexuelles et transgenres continuent de subir de la discrimination et de ne pas avoir accès aux services médicaux dont elles ont besoin, comme une inversion sexuelle chirurgicale ou une thérapie hormonale. Les personnes sidéennes doivent contracter une assurance privée ou payer de leur poche les médicaments dont elles ont besoin pour rester en vie. Il ne devrait pas en être ainsi.

Pensez public - combattez l'homophobie et la transphobie

L'AFPC a mis sur pied un mouvement pour défendre les excellents services publics au Canada. Nous estimons que les besoins des gens sont prioritaires et que le rôle du gouvernement est de satisfaire aux besoins sociaux et économiques de la population, et de préserver sa sécurité. Le gouvernement doit donner la priorité aux besoins des personnes plutôt qu'aux profits à tout prix.

Le 17 mai, les membres de l'AFPC soulignent la Journée nationale contre l'homophobie en s'engageant à défendre le système public de soins de santé pour tous les Canadiens

– Renseignements fournis par le Congrès du travail du Canada

 


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Date de modification : 2008/06/09

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