Le Rassembleur

Dans ce numéro :

Vol. 6, no 2
Été 2012

SOLIDAIRES CONTRE L'AUSTÉRITÉ!

Les membres de l'AFPC dénoncent les coupes dans les services publics

Message de la présidente nationale de l'AFPC

Notre solidarité, c'est notre force

Consoeurs, confrères,

Je me suis présentée à la présidence parce que je crois pouvoir faire une différence, incarner le changement à Ottawa. Je remercie les personnes déléguées au 16e Congrès national triennal de m'avoir accordé leur confiance.

Au cours des dernières semaines, vous avez été nombreux à me parler de l'impact des compressions dans vos lieux de travail et du climat politique hostile qui règne au Canada. J'ai entendu des témoignages déchirants de consoeurs et confrères qui subissent déjà les effets de ces compressions. Sachez que je ferai tout en mon pouvoir pour aider nos membres à traverser cette période difficile.

Je suis très inquiète moi aussi, car il est évident que ce gouvernement veut anéantir les services publics et détruire nos collectivités. Mais nous ne cèderons pas!

Pour m'aider dans cette lutte, je serai épaulée par Chris Aylward, votre nouveau viceprésident exécutif national. Chris milite au sein de l'AFPC depuis plus de 30 ans. J'ai eu l'occasion de travailler avec lui au fil des ans et je sais qu'il est aussi résolu que moi à défendre nos membres et nos droits.

Au fil du temps, j'ai vu la camaraderie et la solidarité se développer au sein de notre syndicat, cette même solidarité qui fait notre force. D'un bout à l'autre du pays, les Éléments, les SLCD ainsi que nos membres – militantes et militants aguerris, nouveaux syndicalistes, futurs retraités et jeunes travailleurs – s'unissent pour renforcer le syndicat.

Ensemble, nous pouvons changer les choses. C'est ce que nous faisons dans nos milieux de travail et nos collectivités, et ce, de différentes façons : action collective, réseautage, lobbying, formation, conférences, congrès et activités de sensibilisation.

Le syndicat a besoin de ses membres, comme les membres ont besoin de leur syndicat. J'ai hâte de travailler avec Chris, avec les autres dirigeantes et dirigeants ailleurs au pays et avec vous. Ensemble, montrons ce que peut réaliser un syndicat fort, ce que peuvent accomplir des membres solidaires.

En toute solidarité. Robyn Benson, présidente nationale

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RESSOURCES POUR LES MEMBRES

Compressions : l'importance de protéger sa santé mentale

En septembre 2011, à l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, l'AFPC a fait parvenir une lettre ouverte à tous les ordres de gouvernement, les exhortant à remédier à la crise qui continue de s'aggraver au Canada. Le syndicat a également publié un rapport intitulé La santé mentale au travail, qui renferme des recommandations à l'intention des décideurs.

Harcèlement. Surcharge de travail. Environnement négatif. Piètre équilibre travail-vie personnelle. Précarité des emplois. Pour venir à bout de ces graves problèmes, le syndicat propose des mesures concrètes dans son rapport. Il met aussi en évidence les outils qu'il a mis au point pour aider les employeurs ainsi que les travailleuses et les travailleurs à composer avec les problèmes de santé mentale au travail. Notre lettre ouverte a récolté beaucoup de commentaires positifs, ce qui vient confirmer qu'il faut continuer à s'attaquer au problème.

Milieu malsain

L'instabilité des lieux de travail et des choix difficiles à faire : pour composer avec cette nouvelle réalité, les membres ont absolument besoin d'outils et de ressources. Certains membres perdront leur emploi. D'autres auront à rivaliser avec leurs pairs pour conserver leur poste. Ceux qui resteront en poste devront travailler dans un environnement toxique.

Cette situation, à laquelle s'ajoute le processus de réaménagement des effectifs, fait un tort immense à nos membres. À en juger par les nombreux appels et témoignages que nous avons reçus, ils sont stressés, anxieux et inquiets. Voilà les signes précurseurs de milieux de travail psychologiquement malsains.

Les cadres supérieurs de Santé Canada chargés du Programme d'aide aux employés ont aussi reçu plus d'appels qu'à l'habitude. Ils rapportent même qu'en un mois, ils ont reçu autant d'appels qu'ils en reçoivent normalement en un an.

L'incertitude, un fardeau

Harold Floyd, membre de l'AFPC travaillant à Bibliothèque et Archives Canada, a déclaré au Ottawa Citizen qu'il est déprimant de vivre une telle incertitude et d'avoir à postuler son propre emploi.

« Comment arriver à dormir? C'est ma dernière pensée avant de fermer l'oeil et ma première pensée au réveil. Cette inquiétude m'habite tout le temps. C'est terrible. »

Edward Martin, agent de gestion des terres au ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord Canada, a confié au Citizen qu'il est pris dans un tourbillon d'émotions depuis qu'il a reçu son avis.

« Tout se bouscule dans ma tête. Je passe du “Tout va bien. Je peux gérer la situation.” aux pensées négatives, à l'incertitude. C'est très dur sur le moral. »

L'AFPC va continuer à collaborer avec les membres, à trouver l'appui et les renseignements dont ils ont besoin, à protéger leurs droits et à leur offrir le soutien moral dont ils ont besoin en cette période difficile.

Outils et ressources sur www.psac-afpc.com : cliquez sur « Campagnes » puis sur « La santé mentale au travail : ça compte ».

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Portrait de Robyn Benson, notre nouvelle présidente nationale

Le 3 mai dernier, Robyn Benson a été élue à la présidence nationale de l'AFPC. Elle succède à John Gordon, qui a pris sa retraite après avoir assumé ce rôle pendant six ans et avoir oeuvré plus de trente ans au sein du mouvement syndical.

Élue vice-présidente exécutive de la région des Prairies en 2000, la consoeur Benson était responsable des activités et des organismes suivants dans sa région, qui englobe l'Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba : Conseil de région, syndicalisation et réaccréditation, éducation, action politique et sociale, programme des femmes et programme d'équité, conseils régionaux, sections locales à charte directe et employeurs distincts, fédérations du travail et comités qui s'y rattachent, et conseils du travail. Durant ses mandats à la vice-présidence régionale, elle a aussi copiloté les portefeuilles nationaux de la négociation collective, des finances, des droits de la personne et de l'éducation pour l'AFPC.

Avant son élection à titre de VPER en 2000, Robyn a travaillé pendant 20 ans au centre fiscal de l'Agence du revenu du Canada à Winnipeg. Son intérêt pour le syndicat remonte à la grève des CR en 1980, à l'époque où elle était employée nommée pour une période déterminée. Elle a occupé différentes charges syndicales, notamment celle de vice-présidente régionale du Syndicat des employé-e-s de l'Impôt (SEI) jusqu'en 2000.

Portrait de Chris Aylward, notre nouveau vice-président exécutif national

Le 3 mai dernier, Chris Aylward a été élu vice-président exécutif national (VPEN) de l'AFPC. Il succède à Patty Ducharme.

Jusqu'à son élection, Chris était premier vice-président national du Syndicat des employé-e-s de l'impôt (SEI). Auparavant, soit de 1977 à 2011, il a occupé la charge de vice-président pour la RCN au SEI. Son engagement au sein du SEI remonte à 1982, au Centre fiscal de St. John's.

Portrait de Danielle Dubuc, vice-présidente exécutive nationale suppléante

Danielle Dubuc est membre du Syndicat des Douanes et de l'Immigration, un Élément de l'AFPC. Depuis 2011, elle est vice-présidente du Congrès du travail du Canada pour les travailleuses et travailleurs de couleur.

Si, pour une raison quelconque, la présidente nationale cesse d'exercer ses fonctions en cours de mandat, le VPEN assume automatiquement la présidence. La suppléante remplit également le rôle du VPEN si celui-ci ne termine pas son mandat.

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Hommage à John Gordon, un homme engagé et généreux

À 12 h 30, le 4 mai 2012, le président national Gordon prenait officiellement sa retraite. Sa carrière de militant au sein de l'AFPC avait commencé 30 ans plus tôt.

En 1974, John entrait à la fonction publique fédérale à titre d'ouvrier spécialisé au ministère des Travaux publics du Canada. En 2006, il a été élu pour la première fois à la présidence nationale après avoir occupé la charge de vice-président exécutif national pendant six ans.

Le dernier jour du Congrès, Daryl Bean, un ancien président de l'AFPC, a présidé la séance plénière. Son premier geste : inviter la famille Gordon sur la scène. Après une brève introduction, Daryl a invité les délégués à visionner une vidéo-hommage à John Gordon. Cette vidéo retrace le parcours de John, qui a milité toute sa vie pour les droits des travailleuses et travailleurs et pour la justice sociale.

On y entend les témoignages de gens qui l'ont côtoyé : leaders et membres de l'AFPC, chefs syndicaux d'ici et d'ailleurs, membres du personnel et de sa famille. Deux qualités reviennent souvent : sa générosité et son engagement profond envers le mouvement syndical. Pour visionner la vidéo, rendez-vous au www.youtube.com/user/PSACwebmaster

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CONGRÈS 2012

Les jeunes s'organisent

« C'est excellent », affirme Nastashya Wall, étudiante en biologie et démonstratrice de laboratoire à l'Université de Winnipeg. Nastashya est nouvellement membre de l'AFPC et présidente de sa section locale. Elle participe au Congrès à titre d'observatrice, mais souhaite s'impliquer davantage dans les activités de l'AFPC au cours des années à venir.

« Je suis fière que cette résolution ait été adoptée. Ça prouve que nous avons notre place dans le syndicat et ça donne aux jeunes les moyens d'agir », ajoute-t-elle.

Sophie Tremblay-Morissette est spécialiste en communications au CRTC et coprésidente du Comité des jeunes travailleuses et travailleurs de la RCN. Elle est ravie de constater que les jeunes d'autres régions pourront discuter d'enjeux communs. Sa propre expérience l'a convaincue de l'importance que revêtent ces comités pour les jeunes.

« Les comités des jeunes nous permettent de rester en contact les uns avec les autres et de promouvoir les campagnes nationales », dit-elle.

Selon Carol-Anne Gauthier, les nouveaux comités jeunesse permettront aux jeunes d'aborder des questions qui diffèrent sensiblement de celles des membres de longue date.

À titre d'étudiante au doctorat en relations industrielles et assistante de recherche à l'Université Laval, Carol-Anne est bien consciente des défis que doivent relever les nouveaux diplômés en cette période économique difficile.

« Nous sommes la première génération de travailleurs qui, probablement, se tirera moins bien d'affaire que ses parents, affirme-t-elle. On nous répète sans cesse qu'on ne pourra pas compter sur une pension de retraite, un emploi décent et l'assurance-emploi. On nous demande d'accepter des emplois occasionnels ou à temps partiel; on nous traite comme du personnel facilement remplaçable. »

Pour Carol-Anne, les nouveaux comités jeunesse donnent l'assurance que certains de ces enjeux prioritaires seront pris en compte dans les travaux du syndicat.

« Si tu trouves des appuis au sein d'un groupe de personnes qui ont les mêmes préoccupations, cela te donne du pouvoir », ajoute-t-elle.

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Des résolutions axées sur l'action politique et militante

Lors du Congrès national, le syndicat s'est donné une feuille de route pour les trois prochaines années en matière d'action politique et militante. En voici les faits saillants.

  • Orchestrer une campagne pour protéger les régimes de retraite de la fonction publique et réfuter les fausses informations véhiculées par l'Institut C.D. Howe et la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, entre autres.

  • Concevoir une stratégie nationale de sensibilisation aux problèmes de santé mentale en milieu de travail axée sur la prévention et la représentation respectueuse.

  • Faire du lobbying en faveur d'un réseau universel de garderies de qualité et abordable.

  • Donner aux jeunes des espaces où ils peuvent se solidariser, partager leurs connaissances et développer des compétences en créant des comités jeunesse dans les régions.

  • Accueillir les femmes au sein du Comité national des droits de la personne à titre de groupe d'équité, à l'instar des Autochtones, des personnes racialisées, des GLBT et des personnes ayant un handicap, ce qui leur permettra d'envoyer deux déléguées au Congrès triennal de l'AFPC.

  • Prolonger la campagne nationale en faveur de la réaffectation préventive et du retrait préventif pour les femmes enceintes ou qui allaitent.

  • Prendre le virage vert : étudier la faisabilité d'informatiser les formulaires (prestations de retraite, remboursement des dépenses, etc.).

  • Examiner diverses options de vote électronique qui pourraient être utilisées à l'échelle du syndicat lorsqu'un vote est requis, comme la ratification d'une entente de principe.

  • Recruter des travailleuses et travailleurs qui sont passés du secteur public au secteur privé.

  • Surveiller de près le recours au personnel temporaire à la fonction publique fédérale, particulièrement en cette période marquée par des compressions draconiennes.

  • Lancer une campagne de sensibilisation visant à mettre fin au harcèlement et à l'intimidation en milieu de travail.

  • Mener une campagne d'action pour que les Premières Nations aient accès à l'eau potable et que ce besoin fondamental soit reconnu comme un droit de la personne.

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NÉGOCIATIONS COLLECTIVES

Le climat se détériore à cause des compressions

Les négociations déjà difficiles pour les unités fédérales des Services techniques, des Services frontaliers, de l'Agence canadienne d'inspection des aliments et de Parcs Canada n'ont fait qu'empirer depuis le dépôt du budget fédéral venu réduire la taille de la fonction publique. D'ailleurs, Parcs Canada et l'ACIA sont les plus durement frappés par l'abolition de postes.

Aux tables TC, FB et de l'ACIA, le syndicat est prêt à négocier, mais l'employeur se traîne les pieds, coopérant peu lorsqu'il s'agit de parvenir à un compromis pour conclure de nouvelles ententes. Dans chacun des cas, l'AFPC a opté pour la conciliation et demandé à la Commission des relations de travail dans la fonction publique (CRTFP) de mettre sur pied des commissions de l'intérêt public.

La Loi sur les relations de travail dans la fonction publique prévoit l'établissement d'une commission de l'intérêt public (CIP), plutôt que le recours à la conciliation, processus qui nous est plus familier. L'AFPC a demandé que les CIP pour les groupes TC, FB et de l'ACIA soient composées de trois membres (une présidente ou un président et deux personnes représentant les parties). Dans le cadre de ses délibérations, la CIP doit tenir compte de nombreux facteurs, y compris l'état de l'économie canadienne et la situation fiscale du gouvernement du Canada. La CIP présente ensuite des recommandations visant à régler le différend qui oppose les parties. Lorsque les CIP auront été constituées, les dates des séances seront affichées sur le site Web de l'AFPC.

À Parcs Canada, le syndicat et l'employeur ont convenu de suspendre la négociation, au moins jusqu'à l'automne, pour permettre aux parties de mesurer l'impact des avis de réaménagement des effectifs remis à environ 20 % de l'effectif.

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L'avenir du syndicat : un bon investissement

Les résolutions adoptées lors du Congrès national 2012 permettront à l'AFPC de réaliser trois objectifs : se donner une stabilité financière; orchestrer des campagnes musclées pour riposter aux compressions dans les services publics; et inciter les jeunes travailleuses et travailleurs à s'impliquer dans leur syndicat.

À compter du 1er janvier 2013, le taux des cotisations syndicales passera de 0,9007 % à 0,9668 %, ce qui représente une hausse moyenne de 2,83 $ par membre par mois. On affectera ces nouvelles sommes aux priorités suivantes :

  1. Augmenter le budget d'action politique à 2 millions de dollars par année afin d'organiser la riposte contre les compressions budgétaires.
  2. Mettre sur pied des comités jeunesse dans les régions afin que les jeunes puissent échanger, parfaire leurs compétences et discuter des effets de la situation actuelle.
  3. Financer le déficit de solvabilité du régime de retraite de l'AFPC.

La majeure partie de la hausse des cotisations syndicales sera consacrée au financement du déficit de solvabilité : 0,0593 % du salaire de chaque membre. Il s'agit d'une mesure temporaire qui sera en vigueur du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015.

Signalons que si les actuaires concluent que ces sommes ne sont pas nécessaires, toute portion non utilisée sera créditée aux membres.

Adoption d'un plan de prévoyance

Le budget adopté au Congrès pour le cycle 2013-2015 se fonde sur l'hypothèse de 170 000 membres. Étant donné que l'AFPC comptait, en moyenne, plus de 185 000 membres en 2011, les délégués ont adopté un budget dicté par la prudence.

Si, en raison des compressions draconiennes effectuées dans la fonction publique fédérale, l'effectif moyen du syndicat tombe sous le seuil des 170 000 membres, l'AFPC prélèvera une cotisation spéciale.

Le syndicat réévaluera le nombre de membres tous les six mois, entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2015, afin de déterminer s'il y a un manque à gagner. Si, au cours d'un semestre, le nombre de membres chute sous les 170 000, le syndicat appliquera la cotisation spéciale. Et dès qu'il remontera, il cessera de la prélever.

Comme les délégués ont adopté un budget prudent, ce plan de prévoyance ne sera pas nécessaire. Mais, comme le dit le dicton : « mieux vaut prévenir que guérir ».

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ATELIER DU PAM

Nouvel atelier du PAM sur l'obligation d'adaptation

Pour créer de tels milieux de travail, dans lesquels tous les employés peuvent déployer leurs talents et leurs compétences, la participation des travailleuses et travailleurs, des gestionnaires et du syndicat est essentielle. Et le nouvel atelier vise justement à les familiariser avec leurs responsabilités à cet égard.

Pas besoin d'être un spécialiste pour participer à cet atelier! Les néophytes y apprendront une foule d'informations sur l'obligation d'adaptation.

Donna Lackie, présidente nationale du Syndicat des services gouvernementaux, un Élément de l'AFPC, a assisté à l'atelier-pilote offert l'été dernier. À son avis, « cela ne pouvait mieux tomber, car nos membres vivent des situations de plus en plus stressantes au travail, tant sur le plan physique que psychologique. L'atelier porte sur le traitement respectueux des demandes de mesures d'adaptation et le choix de mesures adéquates. »

Il y a beaucoup de demandes pour cet atelier, qui a déjà été offert en Colombie-Britannique, dans les Prairies et dans la région de l'Atlantique. Une vingtaine de séances supplémentaires seront offertes d'ici la fin juin.

Le PAM (Programme d'apprentissage mixte) est un partenariat entre l'AFPC et le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. Les objectifs du PAM sont d'améliorer les relations de travail et de mieux faire comprendre le rôle du syndicat et de l'employeur en milieu de travail.

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EN BREF

Nouvelle unité de négociation à McGill

Après une longue grève l'automne dernier, plus de 1 700 employées et employés de soutien de l'Université McGill ont décidé de s'affilier à l'AFPC.

L'AFPC représente plus de 6 000 personnes salariées à l'Université McGill, dont 3 500 employées et employés occasionnels et 1 200 auxiliaires, assistants et assistantes de recherche.

« Nous croyons sincèrement que notre adhésion à l'AFPC nous permettra de consolider nos acquis et d'améliorer dans un futur rapproché nos conditions de travail et de vie à McGill », indique Kevin Whittaker, président de la MUNACA.

Aéroport de Fredericton : NON à l'arbitrage

Les membres de l'AFPC qui travaillent à l'Aéroport de Fredericton s'opposent à la demande d'arbitrage exécutoire déposée par l'employeur qui les forcerait à mettre fin au piquetage. Les 25 travailleuses et travailleurs sont en grève depuis le 13 février.

En se tournant vers l'arbitrage exécutoire, l'employeur force un arbitre unique à choisir entre le syndicat et l'offre de l'employeur. Le syndicat est impatient d'en arriver à une entente juste et équitable qui inclut par ailleurs un Protocole négocié de retour au travail. Mais, à la lumière des conditions énoncées dans la demande, il doute que cela puisse se produire.

Au Nunavut, les membres disent NON à la sous-traitance

Plus de 40 membres du Syndicat des employés du Nunavut, un Élément de l'AFPC, sont descendus dans la rue, le 25 avril dernier, à Iqaluit. Bravant la neige et le froid, ils ont manifesté leur colère contre le gouvernement, qui ne cesse de recourir à la sous-traitance.

Les membres, qui négocient depuis bientôt deux ans, sont sans contrat de travail. Ils ont donné à leur syndicat un mandat de grève clair et net.

Armée du Salut : on choisit l'arbitrage

Les travailleuses et travailleurs du Centre Booth de l'Armée du Salut ont décidé de soumettre leur différend salarial à l'arbitrage. Cette décision découle d'un examen approfondi des progrès réalisés durant la grève et de la situation dans laquelle se trouvaient les clients du refuge. La grève a duré 82 jours l'hiver dernier.

Durant cette période, les conditions au Centre Booth se sont radicalement détériorées. La sécurité des clients ainsi que la qualité des soins et des services offerts inquiétaient grandement les grévistes.

Grief déposé contre Parcs Canada

L'AFPC a déposé un grief de principe contre Parcs Canada concernant le programme de départ volontaire. Ce programme ne respecte pas l'Appendice sur le réaménagement des effectifs (ARE) prévu dans la convention collective.

Le 30 mars, au lendemain du dépôt du budget fédéral, Parcs Canada a envoyé une offre de départ volontaire à tous ses employés, qui avaient jusqu'au 10 avril pour accepter cette offre.

Des centaines d'employés de Parcs Canada ne savent trop quoi penser des méthodes de l'employeur et n'ont pas accès à certains renseignements essentiels et précis, comme l'incidence sur leur pension de retraite et l'indemnité de départ.


Date de modification : 2012/06/06



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